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Par tous les chemins possibles.
Chapitre 26.
Posté le 13 mars 2009
@ 19:22
Il fait beau, les oiseaux chantent. Nous sommes tous étalés dans les paquerettes, à chanter des chansons cultissimes. Les Libertines se reforment en 2010, j'ai les félicitations de mes profs, le bac blanc est finit, les TPE sont finits, j'ai mes converses vertes... Ils* sont toujours là. ET IL FAIT BEAU.
La vie est putainement belle.
Chapitre 25.
Posté le 07 mars 2009
@ 17:44
Le monde, c'est une grande salle de classe. La vie, c'est un cours de maths, où il y a des bons et des mauvais élèves. Au fond de la classe il y a les turbulents, qui finissent toujours par faire la guerre, par tuer des gens. Au premier rang il y a les dit "intellos". Eux, ils parlent, ils plussoient le changement. Mais ils n'agissent pas. Et au milieu, il y a nous. On n'a rien à dire, rien à faire. On ne nous écoute pas, mais on fait avancer le monde à notre façon. Par la mode, par la culture, par les mots, par les idées... Nous sommes tous différents, mais pensons tous à la même chose : un monde meilleur. On est tous dans cette salle de classe, et le professeur s'est absenté faire des photocopies. Du coup, c'est le bordel, les avions en papier volent dans la classe et vont se cracher sur le tableau, les bouts de gomme tombent sur la tête des intellos, les turbulents se livrent en baston, et ceux au milieu parlent, ne font pas grand chose. Le sol est dégueulasse, par une mouche y survivrait. Mais nous y vivont. Voilà ainsi ma vision du monde. J'ai toujours pensé qu'on pouvait changer les choses d'un claquement de doigts. J'ai été dans ma vie très naïve, mais pardonnez-moi, j'aime rêver. J'ai rêvé de ce monde plus beau, plus heureux, en meilleure santé. J'en ai rêvé, j'en rêve toujours. Je crois qu'on ne doit pas résumer la vie à une succession d'erreur, à une multitude de mauvaises choses, mais, au contraire, l'accepter telle qu'elle est. Elle n'est absolument pas parfaite, mais nous l'avons, et je pense que c'est déjà beaucoup. Et pendant ce moment d'intense réflexion phylosophique, j'écoute ça.
Chapitre 24.
Posté le 06 mars 2009
@ 19:03
L'histoire commence dans un bus. Il est 17h15, la fin des cours, le week-end, le relâchement, et trois filles. Elles ont pour habitude de parler très très vite en racontant n'importe quoi, ce qui donne des lapsus conduisant à de nombreux fou-rires. C'est fou, mais en une heure, notre aventure s'est terminée en "Je vais partir à Chypre en session ClubMed pour exhiber mon pull 8ans, car Il ne m'aura pas oublié (et là elles disent : PSYCOPATHE), et du coup je lui roulerai une grosse galoche, puis R va débarquer et taper L, puis J va arriver et taper les deux, puis les T vont arriver et taper les trois, puis le père d'A va arriver et taper tout le monde ! T'imagines, ça serait cool qu'il aille chez les T comme ça il sera dans mon bus après ! En même temps ça fait depuis "perpétuité" mais un jour elle me dira "vous êtes mariés mais c'est tout à fait normal". D'ici 20 ans il va se traveler." Ne me demandez pas le pourquoi du comment, quand je me relis je n'y comprends rien non plus. Tout dérive, et c'est ça qu'est bon. j'ai même oublié des trucs... A lire sans aucun sous-entendu. Et pour ceux qui me connaissent, ne croyez pas que les choses changent. C'est juste que nous sommes en week-end, et après sept heures de cours acharné, nous sommes (légèrement) parties en vrille. Rien de grave.
Chapitre 23.
Posté le 28 février 2009
@ 16:08
Elle s'assiet sur les dalles froides de la place. La foule est abondante. Trop pressée, trop stressée, trop gueulante... Trop chiante. Elle, elle s'allonge. L'oreille sur une dalle, et écoute le résonnement des pas. Une mélodie se file, un chant apparait. Le tournoiement des brises. Il souffle sur ses tympans, d'une violence inouie. La psychédélique de ces sons est incroyable, elle entonne un refrain envoûtant. Elle ferme les yeux, et les couleurs arrivent. Elles dégorgent de vie, de mouvement, et de forme. Elles sortent tout droit de l'utopie, celle des rêves du naïf Candide. Enfin, elle rouvre les yeux. Elle se rassiet, réajuste sa jupe qui volait sous la force de la brise. Elle se relève, les yeux grands ouverts. Ils explosent de liberté. Elle s'en va, dans cette foule au stress incessant. Elle, elle est zen.
Chapitre 22.
Posté le 21 février 2009
@ 23:39
Jules marche le long du trottoir. Pas sur le trottoir, ça fait plus rebelle. Jules marche dans la nuit, les raybans sur les yeux, c'est mieux. Jules a les mains dans les poches, et la marche négligée. Jules a les lèvres sèches, le labello, c'est pour les chochottes. Jules a les cheveux emmêlés, ça plait aux filles. Jules a mis ses santiagues, celles qui font souffrir le sol. Jules a son jean trop petit, dans le genre dévergondé. Jules porte mal son trench, il laisse découvrir une épaule. Jules tourne sur lui-même, machant son chewing gum à la provoc'. Jules joue son bad boy sous les réverbères défaillants. Jules reluquent toutes les demoiselles sur son passage. Jules se la joue. Jules aime le rock'n'roll. Jules voudrait leur ressembler. Jules est sage en face. Jules est dévergondé dans sa tête. Jules se cache.
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