Par tous les chemins possibles.
Chapitre 06.
Posté le 27 septembre 2008
@ 11:08
M'étaler en rentrant dans un bus, éclater en fou rire débile devant Monsieur Beau Goss, marcher dans la boue et trouver ça drôle, courrir à travers le bahut en traînant son sac, crier dans le self avec un joli public pour m'écouter, manquer de faire tomber le plateau repas dans la file d'attente, trébucher sur un sac qui traînait PILE là où je pose mon pied, faire des roulés-boulés sur la dune du parc, faire des rires qu'on a appelés "Arc-en-ciel", rire et rire à en tomber par terre dans le bus après les cours, arriver complètement à la masse et en apprenant les dernières nouvelles après tout le monde, faire des "Ahhh ! Ohh !" à longueur de journée, murmurer les paroles de chansons qui résonnent dans ta tête et te rendre compte que absolument tout le monde l'a remarqué, dire des phrases simples mais se rendre compte de tous ces sens cachés seulement après l'avoir dite, raconter des choses qui n'ont absolument aucun sens et que personne ne comprend, oublier les dates importantes, faire de la natation avec Ma Compagne et s'arrêter au milieu du bassin pour une crampe après avoir joué à attrapper son tuba avec la bouche comme un chien qui tenterai d'attrapper sa queue, rire d'une tête bizarre, avoir mal au ventre à force de rire, et profiter encore et encore de ces moments. Tout ça, on le doit toujours à ces gens qui vous font survivre chaque jour. Les amis, je crois que c'est vraiment une chose que je n'ai pas envie de perdre.
Chapitre 05.
Posté le 27 septembre 2008
@ 10:22
Assise sur un parquet froid de chambre, une pile de CDs en face des yeux, et un son qui parvient jusqu'au oreilles. Dans la stupidité de mon âme, il me reste pas mal de neurones pour me consacrer à l'écoute approfondie de ce qu'on appelle la musique. Ecoute approfondie ? Bien joli mot. Sans doute pour dire, en plus soft, "Joyeux bordel dans mon quartier dès que la musique s'met à résonner"... Mais au fond, c'est quoi la musique ? Personnellement, je n'ai toujours pas trouvé la réponse. Je la subit, tout simplement. Merci Papa. Grace à lui, je attrappé le symptôme de l'addiction. Pas un jour ne passe à présent, sans que je sorte un album, pour le mettre religieusement dans mon lecteur, et pars en transe à la première note. Plusieurs rêves s'entremêlent. Qui n'a jamais eu cette pensée, où l'on se dit "Héé mais si moi aussi je montais sur scène, avec un groupe d'enfer, et que je me mettais à faire griller ma guitare pour un public qui me vénère ?". En tout cas, ça m'arrive bien souvent. Eh oui, rêves à la con, mais ça me fait toujours rire, de m'imaginer sur une scène, et non pas "hypra géniale", mais toute pomée devant un micro qui me fait incroyablement peur, et qui tente de se dandiner en rythme.
En tout cas, je vis avec une partie de moi qui est alimenté sous bonne musique, et ça ne s'arrêtera pas. Enfin, je l'espère...
Chapitre 04.
Posté le 18 septembre 2008
@ 19:59
Nous sommes tous un produit de lâcheté. Pas un jour ne vient sans que, inconsciemment nous nous montrons stupides, et égoïstes. Moi la première. J'ai appris à grandir grâce à quelqu'un. Cette personne que je n'ai pas vu durant des mois, où elle était perdue dans un monde loin de moi, encadrée par des gens qu'on appelle "médecins". Pendant ces longs mois, je ne l'ai pas vu, et je pensais sans arrêt à elle. j'ai pleuré nombre de fois, pensant que mes larmes me la ramènerait. En vain. J'ai été incroyablement lâche. J'aurais pu aller au pied de ce bâtiment beige moche pour lui faire un signe, j'aurais pu lui écrire plus de lettres, j'aurais pu faire tant de choses, que je n'ai pas faites... Tout ça parce que j'avais peur. Horriblement peur. Et cette peur m'a conduit vers la lâcheté la plus profonde. Je ne pouvais plus parler d'elle, j'avais l'impression de l'insulter en parlant. Je me taisais, me renfermais. J'essayais de lui parler par télépathie. Je rêvais d'elle, je lui envoyais des messages intergalactiques, qui se sont sans doute perdus dans l'hyper espace. Je me regardais dans une glace et la voyais. Je regardais nos photos, et lui parlais, pensant qu'elle était à côté de moi. Je la sentais près de moi, et nous riions à l'unisson durant des heures entières. Je suis devenue folle. J'ai perdu le contrôle de moi-même, une chose que j'ai caché à bien des gens. Toute ma nouvelle vie se passait dans ma tête, dans ma chambre. J'étais avec elle. Elle était là, devant moi, à rire de mes blagues nulles, à me regarder en souriant. Nous passions des heures ensemble, à parler de tout et de rien, comme avant. Dans ma chambre, pendant que ma famille était dans le salon. J'ai perdu le contrôle de moi-même, je suis devenue complètement folle. Pour la retrouver.
C'était dans ces moments où je me suis rendue compte à quel point j'avais besoin d'elle. Maintenant, elle est revenue. Mais je ne la vois que très peu, elle ayant des journées bien programmées par ces médecins. Ces moments où je peux la voir, la serrer dans mes bras, lui sourire, rire avec elle. Tout ces petits moments, mon coeur remonte la pente. Mais je suis toujours incapable de lui dire ce que je ressens. Suis-je encore lâche ?
Chapitre 03.
Posté le 11 septembre 2008
@ 21:25
M'dame n'a pas la grande grande forme aujourd'hui. Les cours, les soucis, les pensées, les questions, les douleurs aux abdos, les incompréhensions. J'ai l'impression de gravir une pente forte depuis quelques jours. Tout se brouille dans ma tête. J'ai peur de ne pas voir le bout du tunnel tout de suite. Et toutes ces questions, redirigées vers une personne. Besoin de cette personne ? Sans doute, je ne sais pas. Je ne sais plus. Je me referme en moi même, comme si une petite araignée formait un cocon autour de moi pour me manger plus tard. Je ne suis peut être plus que bonne à rôtir à feu doux. Help me, if you know who you are, if you say the greatest things toward me.
Chapitre 02.
Posté le 06 septembre 2008
@ 20:34
Tout a commencé le mercredi 3 septembre, jour de ma rentrée en 1ere S. Déjà j'connaissais presque personne dans ma classe, et tous mes amis sont dans d'autres classes, et ça ça fait mal. Bref, le truc qui m'avait consolé c'était l'emploi du temps. Ah non, pas tout l'emploi du temps, car je pensais que j'allais pouvoir rentrer chez moi tranquilement vers 13 heures pour me poser après ce premier jour. Mais non, Madame fait option Arts-P, donc pas de chance : j'ai l'incroyable chance de terminer à 18 heures le mercredi. Pour commencer l'année, j'trouve ça assez sympatique. Bref, pendant un cours d'Arts-P plutôt tranquille, après avoir retrouvé une copine, rencontré la cousine de ma meilleure amie, et bien sympathisé avec une fille de ma classe, on finit assises sur les tables colorées (bah ouais parce qu'en Arts-P nous on a des trop belles tables d'aboooooord). Je décide quand même de rentrer tôt chez moi, parce que la 1ere S ça commence assez fort, j'ai déjà cinq ou six exos de chimie et un exo de maths. La suite dans le bus, où ma journée de la loose continue, quand je trébuche comme une serpillère en entrant dans le busway. Ca m'a semblé très agréable pour les autres passagers, vu les têtes que j'ai réjouit avec ma prouesse articulaire. Je suis au moins contente pour ça, j'ai donné le sourire à plein de gens dans un busway bondé, dégoutés par cette journée de reprise désolante. Du coup, j'ai quand même bien rougit, donc je me faufile, la tête bien penchée, entre les gens. Et par bonheur, je trouve une place. C'était quand même bizarre, tout le monde debout, toutes les places prises, et pas celle là. Je n'imagine même pas quel erreur de parcours a subit ce siège, plus la force ni le courage. Je suis épuisée, donc je m'en fous, je m'y pose. Je souffle, et la musique dans mes oreilles m'aide à me reposer. Pas très longtemps, 5 minutes à peine, vu qu'on est pas très loin du terminus. Bizarre, j'ai l'impression que tout le monde me fixe intensément. Et puis vient le moment de rassembler ses esprits et le peu de volonté qu'on a pour se lever maladroitement, prendre le sac vide mais qui semble quand même faire 20 kilos. Je sors dans la foule, et tente de me diriger vers le bus qui nous attends. Oui parce que j'ai en tout 3 bus pour rentrer chez moi. Inutile de préciser qu'en voiture je suis à 10 minutes du lycée... Je me dépêche donc, et monte dans le bus. Enfin assise pour 15 minutes de répis, je regarde par la vitre du bus le monde qui s'offre à moi. un parking, un abri-bus, des gens pressés, des voitures, des vélos entrechoqués par le vent... Et mon regard tombe soudain sur lui. Un jeune homme avec un sac en bandoulière, un pull couleur foncée. Banal ? Non non pas tant que ça. J'apelle ça un choc total. J'ai vu pour la première fois un sosi. Mais pas n'importe quel sosi. J'ai croisé une personne qui avait des traits de ressemblance flagrants avec Sir Guillaume Canet. Et moi je dis "destin ?"... Je ne sais pas, mais je dois quand même signaler que j'éprouve une profonde admiration pour le talent et le charme de Guillaume Canet, et donc croiser son sosi, qui est ma foi, encore plus beau, ça me requinque en moins d'deux tiens !! Comme une truffe, je le fixe, mais il ne me voit pas. Il regarde dans le vide je crois. C'est pas plus mal, étant donné que je suis de caractère trèèès discrète. Aime Des Haires. Et là, le son qui te tue en trois seconde. Une longue vibration, et un bruit étrange. Et merde, le bus démarre. Je regarde l'homme qui m'a redonné le sourire planté à côté de l'abri-bus. Et cette saleté de bus qui s'en va. Toujours en retard, et pourtant cette fois-ci il est à l'heure. Quand je parle de poisse. Je ne pensais pas que ce genre de choses pourrait m'arriver. A moi, Madame Pas-De-Chance, après cette journée pourrie. Alors je crie maintenant haut et fort que la chance peut tourner en la faveur de toute personne, mais celle qui a la pire des poisses, comme moi. Pour dire que cette histoire m'a toute chamboulée. Je suis encore toute perdue...
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