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black stone
9 mois sans lui Je sais désormais. Cette nouvelle me rend sourde, aveugle, frigide, muette. Quand j'ai lu, je le savais, mais le lire... de ses mots. J'ai ressenti mon coeur. C'était une douleur. Elle m'a soulagée. C'est si rare, si étrange de ressentir à ce point son corps vivre l'émotion. Elle m'a rassurée. C'est ainsi. C'est écrit. Je pense aux jours à venir, aux semaines, aux mois, aux promesses envolées, des instants qu'on espérait partager. C'est étrange, je suis comme lui, j'ai envie. Ce n'est plus le manque mais l'envie de fusionner. J'ai envie à en crever qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me fasse tourner en se moquant de mon poids plume. Comme ça j'ai le tourni, tout est flou, je ne vois rien, je m'accroche à lui, je sens l'air de plus en plus frais, je respire son odeur, et son coeur bat fort contre mon ventre. Quand tout s'arrête, tout tourne, tout bouge, je peux tomber, il me rattrapera toujours, que je recule, que j'avance, que je bascule, il me retient. J'ai envie de ça là maintenant. J'ai envie de le masser. De passer doucement mes doigts sur ses cicatrices, qu'il me raconte leurs histoires. J'ai envie qu'il me renverse, j'ai envie de revoir son regard à ce moment là... Il y a aussi ces instants de folie. Dans la BM, lancée à pleine vitesse, le vent fait tout claquer, le bruit puissant du moteur, il a nos vies entre ses mains et il contrôle. Ou encore, quand je lui dis : on fuit ! Et il me suit, n'importe où n'importe quand comme un enfant, je lui fais tout traverser et il aime mais... "seulement avec toi" J'ai envie qu'on se défie, pour rien. On s'épuise, on aime ça. Ce n'est pas qu'il n'aime pas perdre, mais il ne veut jamais perdre. Je m'imagine sous la douche. Détendue, je laisse glisser l'eau une éternité... Il se moque de ma pudeur, comme toujours. Subtile mélange de tendresse et d'excitation. Il me rejoind. C'est doux. Je pense à nous deux au lit. Avant son départ, je passais des heures à le regarder dormir pour mieux me souvenir. Depuis je n'ai plus sommeil, je veille.
Comme tout le monde ça me fascine toujours autant de voir à quel point il maîtrise à la fois tout et n'importe quoi, il a un mot pour chaque chose. J'aimerai qu'il mène aussi bien notre avenir. Il me manque. J'ai besoin de lui demander pardon. Je m'excuse déjà, car je sais que je vais souffrir et qu'il va le ressentir, le subir, en souffrir lui aussi.
J'ai peur de souffrir. J'ai déjà si mal... putain ça fait tellement mal... — Ce billet est extrait du Blog de Kiwilie. |
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