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Yaourt aromatisé
Par Sweety MPL'ajouter à tes blogs
Une petite citation : "Mieux vaut se hâter d’en rire, plutôt que d’avoir à en pleurer", foué de Beaumarchais !
De quoi parle ce blog ? De ma personne, de ses déboires et de ses bonheurs. (Et oui, j'aime parler de moi à la troisième personne -sic- .)

Le 91
Posté le 21 septembre 2008 par Sweety

13h02, Hop, Hop, je me dépêche de prendre le bus. Direction Montparnasse. On penserait que le plus dur serait le trajet chezmoi-bus, avec tous les obstacles qu'il contient, he bien c'est faux. Certes, il n'est pas sans embûches. Prenez ce paisible petit épicier de quartier, on perd le contrôle d'une des roulettes de sa Samsonite (Oui, je suis équipée, ma valise robuste sera ou ne sera pas.); et bam! Dégringolade de courgettes suivi d'un roulé-boulé d'oranges, et avec un peu de malchance, lâché de melon. Bon ce n'est pas forcément le scénario catastrophe type, mais tout de même. Sait-on jamais.
Il y a aussi les accidents de trottoirs: Comment bien prendre un trottoirs, c'est-à-dire lorsque l'on traverse, prendre ce petit pbout qui permet de faire glisser notre bagage sans avoir à se la jouer popeye (c'est-à-dire concentrer toute la force de ses triceps pour réussir à faire franchir la surélévation de 15 centimètres à notre valise). Simple en apparence, mais étant donné la largeur de ce petit passage, le nombre de piétons, d'un âge plus ou moins certain, avec toujours l'idée d'un gain de temps,...hé bien ça peut s'avèrer très périlleux.


Mais cela n'est rien face à ce qui vous attend dans le dit bus...Loupé de 30 secondes soi dit-en passant (c'est ça de vouloir éviter le déluge de concombres, mon parcours était miné de petits épiciers vicieux. Si,si je les soupçonne.). Premier obstacle, et de taille: Ou mettre sa valise ? C'est d'autant plus stratégique que ça doit se faire dans un délais des plus rapides.
Première étape: évaluer la quantité de centimètres (mètres ?) cube que remplit votre valise.
Deuxième étape: Où mettre tout ces centimètres cube ? Etape des plus délicates. Car il ne suffit pas d'avoir une place adéquate; encore faut-il que ce qui l'entoure ne soit pas ou que peu contraignant. Exemple le plus répandu: les soixante-dix ans et plus (voir moins). Ce serait pareil avec quelqu'un plus jeune, physiquement parlant, mais vous avez moins de chance de déclancher le fameux bouton les-jeunes-c'est-plus-ce-que-c'était, ou autre possibilité, le bouton vous-pouvez-pas-faire-attention-non-mais. Et bien sûr pas d'annulation possible, vous aurez beau mettre votre sac 15 mètres plus loin, le débit continuera, au détriment de vos anciens voisins. Un seul remède: sortir du bus. Mais le scénario risque de se répéter si vous ne prenez pas vos précautions.
Souvent ce qu'il se passe, c'est que vous finissez à moitié étouffée, avec vos compagnons de galère qui n'ont trouvé que cet endroit comme place par peur de déclencher le redouté bouton des sexagénaires et autres énaires même.



Cependant, pour en rester à cette deuxième étape, j'aimerais attirer votre attention sur le manque de place dans les bus. Dont la cause est plus ou moins identifiée. Vous situez ce creux devant les portes du bus, réservez aux personnes handicapées. Et loin de moi l'idée que ce sont les fautifs.Non le problème ce sont les poussettes.Pourquoi faut-il que pour un marmot de quelques mois, elles prennent la place de deux fauteuils roulant pour adulte ? Faudra m'expliquer quand même. Certes, le confort de bébé compte mais tout de même. On en arrive à se retrouver serrés comme des sardines, et voilà ce que ça donne: "Trois personnes meurent étouffées dans le bus, mais le nouveau-né présent à côté est sain et sauf. Le pire a été évité.". A qui la faute ? L'enfant est roi, comme le client à ce qu'on dit. Terrible.
Il faudrait d'ailleurs imposer un quotas de poussettes dans les bus. Et vu que elles ont dernièrement fortement tendance à être inversement proportionnel à la taille de leur contenu (le dit marmot), on va vite avoir des quotas tout petit (une ou deux ?). Mais moi je dis, aux grands maux, les grands remèdes!
Certes, pour les retraites, il faut renouveler les générations. Mais à quoi bon si vingt ans après elle finit étouffée dans un bus ? Adieu cotisations! Vraiment, le quota s'impose. Une amende à toute poussette hors quotas et donc hors la loi. Oui parce que, qu'on se le dise, c'est pas un truc à quatre roulettes qui va nous faire la loi. Nan mais. Les hommes ont des droits, les poussettes non. Epicétou, comme dirait ce cher Philippe Lucas.



Après ce coup de gueule de taille, revenons en à cette fameuse étape 2. Celle au bout de laquelle vous avez fini à moitié étouffée entre vos congénaires. Arrive la troisième étape: comment garder votre valise stable ? Les roulettes, aussi pratiques que instables, vous donne bien du soucis, la route étant imparfaite, les obstacles nombreux (Velib imprudent, chauffard parisien type, ou même tout court, etc.), il vous faut le garder près de vous. Tâche ardue. Et en citoyenne/en dévouée, vous faites tout pour éviter qu'il n'aille culbuter quelqu'un d'autre, surtout pas une poussette. Même si cette dernière avec ses allures de Tank semble plutôt avoir le pouvoir d'endommager votre samsonite que l'inverse (Robuste certe, mais y a des limites. Le landeau en fait partie). Mais passons. Ce qui, en plus de l'étouffement, nous donne le droit à des écrabouillements de pieds, de trébuchement (s'accrocher à une barre du bus et tenir en même temps son bagage, un exploit de tous les jours), et autres coincement de doigt.Et là, ça peut virer au drame: "Trois personnes meurent étouffées dans le bus et on dénombre plusieurs blessés graves, mais le nouveau-né est sain et sauf.Le pire a été évité.". Et le pire dans tout ça c'est que le bambin ne se souviendra pas de cet évènement tragique, et continuera de vivre une vie paisible, jusqu'à ce qu'il se retrouve coincé dans le bus, et fasse partie des victimes. Ainsi va la cycle de la vie.


En conclusion: évitez de prendre le bus, dumoins avec une valise.

— Ce billet est extrait du Blog de Sweety.

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