|
|
black stone
Bad Trip. Hier, j'ai fait un bond en arrière. J'étais comme avant, il y a quelques temps encore. Avant lui, entre deux. Tout a commencé par une cruelle déception. Malade, assommée par les médicaments au creux de notre lit, je reçois un message de lui "on sort un peu ensemble cette après-midi?". Certe ce n'est pas raisonnable mais prendre l'air sera toujours mieux que de m'isoler dans mon sombre cocon. Surtout, j'ai en moi ce besoin de le revoir, malgré ses sentiments, il reste un ami fidèle et attentionné, toujours là pour moi. J'ai besoin de ça. Besoin de ses bras. Ca ne va pas. Le temps de prendre une douche glacée, de m'attarder sur un vêtement, une touche de parfum, je me décompose au suivant message "alors, tu viens avec nous ?". Nous, c'était lui et sa femme. J'ai gentillement répondu non merci et j'ai tout fermé. Je déteste mentir, après tout ce qu'il me confie, tous ses messages, ses mails, ses projets avec moi, je ne peux plus la regarder dans les yeux, c'est trop dur. Sous prétexte que je lui manque, comment a-t'il pu s'imaginer m'imposer ça. J'étais seule. Ils pensaient à moi, mon homme, son copain. Mais aucun n'était là pour moi. Je déteste être à ce point transparente, inexistante. Je me suis endormie puis réveillée avec la nausée, j'ai retrouvé un papier avec le numéro d'un inconnu griffé. Vague souvenir, ah oui... Raphaël, il y a longtemps. C'est peut-être le moment. Un simple message envoyé. Je n'ai même pas vérifié l'accusé, je devais me préparer vraiment cette fois. Je suis arrivée en retard, confuse. Il m'a accueilli le sourire aux lèvres, j'ai su que j'étais pardonnée. Le bruit était assourdissant, l'alcool enivrant, Raphaël tentant. Et puis, il y avait lui aussi sculpté comme un héros antique, et cet autre intellectuel au sombre regard, et ce globe trotteur un jour ici, le lendemain ailleurs, Julien un copain toujours hésitant, et Arnaud le barman qui s'y croit et tous ses autres inconnus. J'ai écouté, longuement regardé, je me suis enivrée de leurs paroles et d'alcool. Lorsque la salsa a commencé, Raphaël a voulu reprendre sa place, je n'ai rien à ce que des bras m'enlacent. Enfin. Partenaire en partenaire, sans en avoir l'air, je refusais les mains hasardeuses. on regarde et on ne touche pas, trop de monde transgresse l'expression, par esprit de contradiction, ça s'appliquera pour moi. Au moins ce soir là. Je me suis doucement eclipsée au petit matin. C'était un bad trip. Quelle tristesse de se voir seulement exister à travers le regard, les mains, les mots d'inconnus. Je pense qu'ils ont ressenti mon envie de partir. Et oui, j'ai envie de partir. Comme toujours, après l'amour, après avoir fait le tour des futilités, on doit s'engager. Je ne suis pas prête pour ça. Alors bad trip. Je me brûle. Envie de partir. De nouveau. Ca ne sera que la 4ème fois. A quoi bon m'en vouloir, si je pars c'est que l'on n'a pas su me retenir, retenez moi et on verra... Cette fois... — Ce billet est extrait du Blog de Kiwilie. |
› Novembre 2008 › Octobre 2008 › Septembre 2008 › Août 2008 › Juillet 2008 › Archives complètes › _lilou_ sur Retour à distance. › Iaoranamoana sur Retour à distance. › _lilou_ sur ainsi va la vie › Loonivers sur ainsi va la vie › Iaoranamoana sur ainsi va la vie › Caá Yarí sur › Iaoranamoana sur › Caá Yarí sur › Iaoranamoana sur crève › Iaoranamoana sur › Euphoria sur La réponse est 42* › Nadja sur La réponse est 42* › Elfamelie sur CHAQUE FOIS QUE J'Y PENSE, ÇA M'AVANCE À QUOI ? › Toop-Toop sur La réponse est 42* › Salto sur La réponse est 42* › Euphoria sur La tête cachée dans mon bonnet, j'avance et je songe à tout. › Capucine sur La réponse est 42* › Euphoria sur .27 › Voodoo. sur Christmas is almost there... › lisa-loup sur He is shivering without you. |
|
||||||||||