|
|
TIME FOR HEROES
I MISTOOK THESE PLASTIC BEADS FOR PEARLS. "Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation."
J'hésite de plus en plus à écrire. Pourquoi voudrais-je que d'autres que moi et mes proches entassent toute une série de petites parcelles de ma vie ? J'exagère, évidemment que l'univers n'existe pas que pour moi, et que je ne suis pas la seule digne d'intérêt. C'est vrai que j'ai eu du mal à me rendre compte, que finalement, les gens s'en foutent. Ils peuvent écouter quelque temps, même se sentir concernés, sincèrement parfois, mais j'oublie trop que chacun se préfère soi-même. Ca n'est pas un mal, non, c'est juste humain. Il faut que j'arrête de m'occuper de mes inquiétudes, de problèmes qui ne sont même plus des ombres qui planent au dessus de la tête de mon lit. Qu'est-ce que ça peut faire, que je sois malade ? C'est con, c'est tout. On voudrait toutes être saines, sourire Colgate option Bill Clinton et chaussures de running à la clef. Sauf que ce n'est pas mon cas. Je ne suis pas non plus une blonde glaciale de film noir, ou une anarchiste aux bottes de combat et pancartes brandissant des idéaux absurdes. Une amie me disait qu'il fallait arrêter de vouloir construire des édifices avec des tickets de métro. Une brique, en revanche, ça c'est du solide. Alors voilà, j'ai cette maladie. C'est fou ce que c'est dur d'admettre que c'en est une, de réaliser que je ne me contrôle pas. Je ne suis pas libre, non. Je dois agir en fonction de cette cochonnerie qui m'habite. Je suis prête à tout pour retrouver ma capacité d'agir. Je veux vivre, je veux faire des choix. Je refuse d'être l'esclave de mes mots, et je peux m'accomoder de mes troubles. Donc écrire ? Non. Le temps de l'introspection est terminé. Je n'en ai plus rien à foutre de mes pensées, mes pensées sont malades. Je ne pourrais jamais comprendre pourquoi les autres me voient comme une fille plutôt pas désagréable à regarder ou à côtoyer, mais je sais que je peux admettre que c'est vrai. Il ne faut surtout plus que je m'écoute, ma première ambition est de me détruire. C'est tout bête, mais quand j'étais assise dans l'amphi de culture générale, à écouter parler d'Aristote, j'ai compris que je voulais le bonheur, et rien d'autre. Je n'ai aucune conception du bonheur, je n'ai aucune idée de ce qui m'attend, mais je sais qu'il viendra tout seul si je fais ce qui est dans mon intérêt. Et mon intérêt, c'est de m'ignorer, pour mieux me soigner. — Ce billet est extrait du Blog de Voodoo.. |
› Janvier 2009 › Décembre 2008 › Novembre 2008 › Octobre 2008 › Septembre 2008 › Archives complètes › Creamm sur YOU ARE BURNING LIKE A CITY OF ELECTRIC LIGHTS › Darwin sur YOU ARE BURNING LIKE A CITY OF ELECTRIC LIGHTS › Brunettegirl sur WHAT A PRICE › Darwin sur WHAT A PRICE › £lle sur LOVE AND HAPPINESS. › £lle sur NE FAIS PAS CES YEUX-LÀ › Narowade sur NE FAIS PAS CES YEUX-LÀ › Kalenovsky sur NE FAIS PAS CES YEUX-LÀ › Naïve. sur NE FAIS PAS CES YEUX-LÀ › madmoizelle N sur NE FAIS PAS CES YEUX-LÀ › Stormy sur Mauvaise humeur › Kalenovsky sur REGARDS CROISÉS (SEPTIÈME MASSACRE). › Ruby sur REGARDS CROISÉS (SEPTIÈME MASSACRE). › Mynanou sur REGARDS CROISÉS (SEPTIÈME MASSACRE). › noirbonbon sur REGARDS CROISÉS (SEPTIÈME MASSACRE). › something sur Je veux te voir des étoiles dans les yeux, je veux nous voir insoumis et heureux › Iaoranamoana sur REGARDS CROISÉS (SEPTIÈME MASSACRE). › I-think-i-m-paranoid sur REGARDS CROISÉS (SEPTIÈME MASSACRE). › Iaoranamoana sur #238 DANSE COMME UN CHEVAL ! › Tangerine sur Périple en Mer Rouge. |
|
||||||||||