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. Je souhaiterais être réincarné en magnétoscope VHS pour pouvoir effacer ces images qui me hantent. [Frederic Beigbeder]
Posté le 29 mars 2009 par notting-line

Un an.
Ca fait un an aujourd'hui.
Ca ferait un an, [pardon.
Il y a un an nous étions le 22 octobre 2007, J'avais permanence de 16h30 à 17h30.
Et ma vie a pris un tournant définitif.
Un an de nous, mais aujourd'hui "Nous" n'existe plus. Il ne survit que par ma volonté de maintenir mes souvenirs heureux hors de portés du reste du monde. Par mon besoin de puiser un peu de volonté dans ces moments qui m'ont transformée. Ce "Nous" n'existe plus que dans les promesses que je m'applique à laisser m'envahir sans cesse pour ne pas sombrer trop fort.
Aujourd'hui c'était un jour particulier pour nous. Te souviens-tu ?
Pull Rouge. 17h05. Cahier d'espagnol. 134. Couloir désert. La naissance d'un monde que j'aurais souhaité invincible, et dont je m'efforce de ramasser les miettes maintenants.
Qui pourrait comprendre ? Vous qui me lisez peut-être, ce discour gnangnan n'a aucun interet et ne vous touche pas. Mes mots ne peuvent vous atteindre puisque vous ne savez pas. Vous ne saurez jamais.
Nous avons tant vécu en une année. Le plus beau, et le pire.
Je porte notre bracelet comme je porte mes cicatrices, avec douleur, parce que je veux encore croire à cette ultime promesse. Tu ne le portes plus.
Je ne dois ma bonne humeur des jours passés qu'aux artifices. Et mon apparence calme qu'à mon absence de présence régulière. Tu souris, et ne sombres pas dans le silence.
Je chuchote parfois ton prénom, dans l'espoir que tu te retournes, que tu croises mon regard et que tu saches, comme avant. Tu ne supportes même plus le mien.
Je m'obstine à penser que l'amour n'existe plus ailleurs, qu'une telle force de sentiments et qu'une telle complicité ne pouvait appartenir qu'à nous. Tu en prends une autre par la main, et elle t'aime.
Je ne peux m'empêcher de chercher ta silhouette à chaque instant, fixant nos ombres dans ces endroits qui furent tellement nôtre. Tu y passes sans l'ombre d'un flottement du passé.
Je me suis laissée devenir l'ombre d'une ombre, sans même chercher l'issue de secours de là où je me suis laissée tomber. Tu avances tête haute, changeant.
Aujourd'hui je ne suis plus la même, et tu m'es inconnu. Ton regard ne cherche plus le mien, et ne le comprends plus. Ne plus entendre le son de ta voix me manque, ne plus te parler me manque, ta façon de me regarder et de m'enlacer me manque, Tu me manques. Aujourd'hui j'ai mal de ton absence, de cette indifférence dont tu as fait une barrière entre nous.
Qu'ajouter de plus ? En grande tragédienne j'en ai déjà trop dit.. Mais aujourd'hui c'était important.
Je continuerai d'attendre qu'un fragment d'espoir vienne se pointer parmis les bris d'éclats de notre histoire auxquels je me blesse quotidiennement. Je continuerai de prendre force parmis la liste de nos souvenirs, cette liste d'endroits, d'instants, de moments de bonheur pur et dur, cette longue liste de mémoire et de mots qui m'fait du bien parfois, plus que du mal. Ces petits choses que toi seul pourrait comprendre : Hippopotame. Balou. Retrouvailles. Gros boudin. Bracelets. Et aprés. Le plus mieux. Geek. 20h01. Gros calin. Je boude. J'suis raciste. Preuve d'amour. Lettres. You. Chapitre 3. Nathan. Savannah. New York.
Mais il y aura toujours cette autre liste, celle des "Nous ne ferons pas".
Non, au final, Nous n'aurons pas été différent des autres.
Et aujourd'hui j'étais seule au milieu de ce couloir désert, comme je suis seule Rue de l'Avenir.
Notre histoire est comme une promesse que la vie n'a pas tenue, et moi je tiens toujours mes promesses.
Sans apprentissage de la douleur, le bonheur n'est pas solide. Mais quand même.
J'ai attrapé une pneumonie en t'attendant sous la pluie.

 

 

Ton A.

— Ce billet est extrait du Blog de notting-line.

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