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BlogueuZ : Naïve. Une petite citation : "Et après? Après, on rêve d'avant." (Louis Garrel et Ludivine Sagnier, dans Les Chansons d'Amour) De quoi parle ce blog ? Bienvenue dans le Grand N'importe Quoi. Plus mieux que le vrai monde, trop ordonné, trop beau, trop bien rangé. Désordre est le mot d'ordre. Désordre et Folie. Youpiii \o/
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By such a smiling sweetheart.
"Let them eat cake" she says, just like Marie Antoinette. Des noeuds dans le ventre, je ne souris plus. Dans ma tête il n'y a que la Philo, et la peur. Je ne veux pas rater ce DS, et ces 4h qui arrivent me terrifient. Je déteste cette angoisse qui se cache, qui se terre, au creux de mon ventre, voile mon rire, masque mon sourire, et empêche mes mots de sortir. Je ne suis qu'un noeud de nerfs sur ma chaise, je n'en peux plus d'être immobile. Me taire. Les regarder. Laisser passer les heures, et souhaite arrêter le temps. Midi arrive, et ils sont là pour m'entourer de leurs rires, se moquer de ma peur, et m'apporter la confiance que je n'ai pas. A table, la grande rumeur du jour tombe. Si S. a jeté H. jeudi dernier, ce serait pour retourner avec : Moi. Dixit H., aux toilettes des filles. Dieu, j'ai jamais autant ri. Cette boule dans le ventre ne leur resiste pas, ils l'ont balayé comme un ouragan, l'ont écrasé sans complexe de leurs grands pieds. Tous ces mots retenus, tous ces rires avortés, sortent d'un coup. Mon rire est sec, nerveux, il claque dans l'air, dans le vent mais ne retombe jamais. Je me chamaille avec S., et l'on rit comme des fous, nos yeux brillent, et notre complicité se lit dans notre sourire. Je balise toujours, et mon coeur s'affole, mais cette angoisse ne m'empêche plus d'être moi. Je crie, je ris, je cours, je tombe. Mes jambes tremblent un peu, et mon rire semble de plus en plus fou, je n'arrive plus à le contrôler, mais putain, je me sens si vivante. Mais il est 13h30 et l'on rejoint nos places. Après ce DS, la sensation d'être vide, si légère. Pas de pronostics, j'attendrai la note. Sur la cour, plus personne. Le bitume est mouillé, et il n'y a plus qu'Elle, S. et moi. Trois silhouettes qui dansent sur les fenêtres. Avec eux deux, je me sens plus forte que jamais. Je leur dit. Je trouve que tous les trois, on est bien. Je crois qu'on a besoin de personne d'autre. Ils sont d'accord, et comme des mômes de 5 ans, on se tape dans la main. Je rentre avec Elle, et serrées sur nos strapontins, autour d'un paquet de Schtroumphs, on fait nos langues de pute. Putain, je l'aime. — Ce billet est extrait du Blog de Naïve.. |
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