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BlogueuZ : Hannah-Lina Une petite citation : Now all the criminals in their coats and their ties/ Are free to drink martinis and watch the sun rise. De quoi parle ce blog ? Right here, on the road, I'm on today and I get the feeling, I could chase you clean on in the ball. › L'ajouter à tes › Les favoris de Hannah-Lina › Petoncule › I-Love-You › ~Leev~ › Elea21 Catégories › Sans catégorie (32) Archives mensuelles › Archives complètes › Juin 2007 › Mai 2007 › Avril 2007 › Mars 2007 |
A Woman Left Lonely
Quand vous serez bien vieille... La jeune fille, ce qu'elle est en réalité. Une petite sotte et une petite salope; la plus grande imbécillité unie à la plus grande dépravation.Charles Baudelaire Je crois entendre encore - Les Pêcheurs de Perles, Charles Bizet Il m’est toujours étonnant de constater la difficulté qui contraint mes attitudes dès lors qu’il s’agit de montrer mon corps, surtout dans sa nudité. Me regarder ou plutôt regarder le corps qui me sert de transport m’est souvent impossible. La nudité, la mienne mais aussi celle des autres, me plonge dans un mal aise très perceptible. Pourtant, j’en apprécie ses représentations, se mises en perspectives, ses joliesses, ses poses naïvement suggestives. C’est parce que la chair me semble bien souvent triste et encombrante que je me garde d’en faire l’étalage personnel. La seule idée qui puisse m’inciter à me découvrir se résume dans le jeu humain que cela provoque. Apparence et pouvoir, apparence du pouvoir de certains sur d’autres par la seule mise en avant de ce qu’ils considèrent être leurs atouts majeurs. Souvent, les femmes se défient en se montrant au mieux de ce qu’elles pensent être ; pour susciter l’admiration, le désir à défaut d’être aimées. Je n’ai jamais eût cette tentation, et je me garde loin de cela. Etre la plus banale, la plus insignifiante, la plus commune possible a toujours été un mode de vie constant chez moi. Se fondre dans la masse des passants, n’être personne en apparence, dissimuler ses trésors, ses perspectives et ses beautés.
J’ai toujours considéré les photographies comme des outils me permettant le souvenir de moments importants, jamais la pose, jamais le Beau bien trop inutile et triste. Car la recherche de la belle image de soi se repend bien trop vite dans une société suprêmement narcissique ayant déjà évacuée l’idée que seuls quelque uns ont la grâce naturelle et la conscience leurs permettant de s’émanciper de leurs propre image. Parfois les photos sont autre chose, un choc entre soi et le photographe, une confiance donnée, l’envie d’être au travers de quelqu’un d’autre. Ses photos, comment me sortir de lui…une obsession trop douce pour activer les défenses intrinsèques à ma personnalité. Ses photos, à Lui, Antoine d’A. je dissimule son nom comme pour épargner une part d’intimité car même s’il s’étale sur ses livres posées dans les rayonnages de n’importe quelle FNAC, aujourd’hui est depuis son retour il est à moi. Ses photos, je sais les affronter, les regarder droit dans les yeux… 1re nuit. 20 ans. Avoir mal. Pourquoi ? Te garder… Ça ne marche pas comme ça. Alors, comment ? Tu veux quoi ? Je lui ai répondu Rien, une nuit c’est tout. Oui, c’est raisonnable, m’a-t-il dit. 3 mois. Trop fatiguée, l’Ecole, je priorise, ambitions, concours Harvard Business School, trop prestigieux pour sacrifier cela sur l’hôtel de notre violent combat sensuel. J’ai grandi, suis revenue, pas si difficile que cela t’ais-je dit. Oublié, les nuits passées à me taper la tête contre les murs parce que ma mémoire en laquelle j’avais toute confiance me faisait défaut, me trompait même. Oublié l’angoisse de devoir affronter un amphithéâtre rempli de super cracks de la Finance, prendre la parole, prendre un air supérieur, nécessaire pour se rendre maître de ce type de situation.
Il faut, parfois, avoir une allure un peu salope, mais une Grande salope. Noémie et ses principes pas très cartésiens. Agis toujours de telle sorte que tu traites l’Humanité, en toi-même comme chez autrui, toujours comme une fin jamais comme un moyen. Avec lui je peux laisser libre court à mes penchants provocateurs, entre les parois de nos appartements, ces choses-là doivent demeurer entre certaines frontières, l’étalage n’est plus subversif, sauf lorsqu’il est délibérément heurtant, il faut beaucoup de pudeur pour être une vraie salope. Le reste n’est que minauderie pour filles qui veulent rester d’éternelles adolescentes. J’ai fait mon choix et parfois j’en disperse les effets mais toujours avec parcimonie. — Ce billet est extrait du Blog de Hannah-Lina. |
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