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eucalyptus inside
Trente et un C'est Noël, je ne suis pas la toute la semaine prochaine, j'ai plein de cadeaux de retard donc je passe à la Fnac. Je passe à la Fnac donc je regarde s'il y est. Il n'y est pas donc je reprends mes activités normales (regarder les livres que je n'achèterai pas, ceux que j'achèterai un jour, ce que j'aimerais acheter mais c'est vrai que je suis venue pour offrir des trucs aux autres). Après dix allers-retours entre les rayons DVD et mangas, je me quasi-cogne dans un monsieur. je dis pardon, je suis polie. Je prends finalement un bouquin pour ma soeur (un jour, elle va m'assommer avec tous les livres que je lui ai offert et qu'elle n'a pas lu, mais que voulez-vous, y'a guère que ça que je sais offrir). Je vais à la caisse. Dix minutes de file. J'attends. Je souris, je dis bonjour d'un ton mal aimable (pas ma faute, j'essaie toujours de prendre une voix sympa, mais j'y arrive pas), je paie, je ramasse les quatre malheureux centimes, j'empochette le tout. Je m'arrête juste à la sortie devant le récapitulatif des concerts je sais pas trop quoi, histoire de regarder tous les concerts chers auxquels je n'irai pas. Y'a du monde. Tiens, y'a le type que je me suis cognée dedans. Bon. Ben c'est pas le tout, je vais m'en vais. Je sors de la Fnac. Mademoiselle, Mademoiselle que ça fait derrière moi. Je me retourne. Le mec que j'ai heurté tout à l'heure. Vous avez un lacet de défait, qu'il dit. Ca ne m'étonne guère, puisque je n'ai jamais su faire des noeuds qui tiennent (tout une éducation à refaire) et que ceux de mes godasses pendouillent donc misérablement au ras de mon jean. Je fais un sourire cruche et puis bon, ben je refais mon lacet, je suis pas contrariante moi. Je me relève, il est toujours là. Je vais paraître ridicule, mais je voulais vous dire que vous êtes très jolie. Hein, quoi, comment, pardon ? Merde, j'ai pas de répliques toutes faites pour ces trucs-là, moi, tellement ça arrive souvent (hum). J'envisage un "vous faites erreur" mais j'imagine d'ici la conversation que ça va donner, alors. Je souris pour excuser le rosissement facial instantané. Il insiste : Je suis ridicule. Ben euh non, pas du tout, merci c'est gentil enfin là ça va commencer à me gêner. Est-ce que j'aurai le plaisir de vous revoir ? Oulah merde, comment qu'y me cause çui-là. ... S'il avait eu dix ans de moins, je dis pas. Et encore... Je continue mon chemin, en scrutant les silhouettes autour. Des fois que Boris serait par là. — Ce billet est extrait du Blog de super-euca. |
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