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eucalyptus inside
Trente "Le monde des eunuques est un monde où il est difficile de pénétrer" (sic) (extrait d'une base de données interne à mon IUT). J'ai hurlé de rire dix bonnes minutes sous le regard consternée de ma binôme, j'ai répété la phrase une bonne douzaine de fois jusqu'à m'apercevoir que bon, ben non, elle trouvait pas ça drôle. "J'ai mal à la tête et mes entrailles d'entre-déchirent alors, oui, j'ai le droit d'être de mauvaise humeur, voire de très mauvaise humeur, et je dis que le chef du département est un con si je veux, fais pas cette tête-là, il est con il est con on n'y peut rien et Oh pardon, tiens, euh, bonjour monsieur le chef du département euh eh ben moi j'vais devoir y aller parce que j'ai un...". Ca commence à être très conflictuel avec le chef de département, également prof d'informatique, ayant une très forte tendance à l'incompétence, à la beauferie, à la mauvaise foi et de manière plus générale, à la connerie. Hier en entrant en cours j'ai essayé de lui sourire pour rattraper le coup, Marion m'a dit qu'en fait de sourire, c'était plutôt une grimace crispée type "je vais vomir". J'y peux rien, dès que je le vois ou l'entends, j'ai le visage qui se contracte. "C'est toujours quand je vais mal que les autres vont bien". Houston, on a un problème : mon malobid revient, signe infaillible que ma vie n'est pas top. Stress ? Malobid. Solitude ? Malobid. Pression ? Malobid. Angoisse ? Malobid. Avenir adieu ? Malobid. Contraintes ? Malobid. Paumée ? Malobid. Les autres, si je compare avec le nez sur mon nombril, ils vont bien. Un couple n'importe où, et une bise glaciale se lève quelque part dans moi, le bruit du souffle sur un verre d'eau, un espèce de chuintement froid, je suis sûre qu'en faisant des efforts, presque je pourrais chialer. Plus mauvaise période malobid : ma terminale S. Invivable. Mon corps détecte bien avant mon cerveau que ce que je fais ne correspond pas à ce que je voudrais faire. Il fait mal jusqu'à ce que je règle le problème. Le point délicat c'est qu'avec le malobid la seule chose que j'aie envie de faire, c'est m'enterrer très loin et me laisser crever en silence, espérer que les choses s'arrangent d'elles-mêmes, surtout ne rien faire, laisser le temps passer, enfin rien qui n'ait un quelconque rapport avec "se relever et aller de l'avant". "Evidemment bien écrit. A continuer...". Juste ça. J'ai peut-être passé dix-neuf ans à beaucoup attendre et ne pas concrétiser grand-chose, si ça me fait roiser ce commentaire-là, sans doute que ça en valait quand même le oup. Evidemment continuer, quoi d'autre sinon ? — Ce billet est extrait du Blog de super-euca. |
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