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Eucalyptus inside
Vingt-six Ce matin, c'est en traînant les pieds que je suis allée en cours, non seulement parce que aucun intérêt et vent glacial, mais aussi parce que perspective de remise de DS. DS d'expression écrite. Et, autant je peux supporter de me ramasser lamentablement en droit, en doc technique, en MSI, en machintruc et tout ce que vous voulez (même si ça n'arrive pas, mais, posons l'hypothèse : eh bien j'en aurai rien à foutre, strictement rien à foutre), autant expression écrite, là, je stresse. Parce que j'imagine bien mon prof, là, le type que c'est plus un homme c'est un dieu tellement son savoir est encyclopédique et son humour hors d'atteinte, je l'imagine bien me rendre une copie quasi-vierge de toute annotation, avec seulement en haut un "à chier". Et là, catastrophe, je crois que de ma vie entière je n'oserai plus toucher à un seul stylo pour rédiger un post, un article ou un bout d'invention. A reculons donc j'entre dans la salle de cours, je fais un sourire pincé en lui disant bonjour, je serre les mâchoires et je fronce les sourcils à mort, Frida Kahlo style. Je jette un coup d'oeil à N. qui semble être dans le même état de nerfs que moi. Et là, que fait-il, ce terrible dieu ? Il nous dit qu'il doit téléphoner deux secondes, jette une masse de feuilles sur la table la plus proche de lui et lance Récupérez vos torchons en attendant. Autant que je l'avoue immédiatement : je n'ai pas eu le courage d'aller chercher ma copie, compulser tout le tas pour dénicher la mienne. J'ai attendu qu'une bonne âme me la tende, j'ai ouvert à moitié les yeux, regardé avec appréhension le commentaire. Et j'ai respiré. — Ce billet est extrait du Blog de super-euca. |
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