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KitKatClub!
Mon premier cours de sport ou L'art de souffrir pour être belle.
Posté le 10 mars 2008
@ 15:03 - Dans Le Loft
Je baisse les yeux dès que je tombe nez à nez avec ma balance. J’ai donné des petits surnoms à mes cuisses. On est en juin dans 3 mois et je ne m’en réjouis même pas. Et mon neveu trouve que je suis très « confortable ».
L’heure est grave. C'est décidé, je me mets au sport. En dehors de l’époque du lycée et de ses 2 heures d'E.P.S hebdomadaires, je crois n'avoir jamais réellement fait de sport, à part peut être quelques brasses à la piscine municipale. Autant dire que mon premier cours la semaine dernière dans ma nouvelle salle de sport fut quelque peu folklorique. Là-bas les murs sont roses et violets. Aucun miroir au mur. Des vestiaires lookés à la Valérie Damidot d'M6. Aucun mec, c'est d'ailleurs le credo de la salle: "zéro mec pour zéro complexe". AhAh. Mais ont-ils pensés aux poufpoufs moulées dans leur corsaire Adidas, la queue de cheval bien haute et le make-up waterproof?! Apparemment non. Moi oui. Bref. Je me lance quand même. Après tout, moi je suis motivée, moi j'ai la rage, moi j'ai l'eye du tiger. Alors je dégaine mon espèce de sarouel bouffant de chez Décath, mes vraies-fausses Stan Smith argentées et mon plus beau sourire. Prête à faire la nique aux calories. La prof qui-te-tutoie-alors-que-tu-connais-même-pas-son-prénom-genre-on-est-trop-potes m'installe sur un vélo; c'est parti pour un quart d'heure sur un fond de bossa-nova. C'est donc ça la gym? Pourquoi donc m'y suis-je mise si tard ? Une ballade à vélo sur les bords de plage de Copa Cabana. Finger in ze noze. Quinze minutes plus tard, et là c'est le drame. On attaque les choses sérieuses. On pousse le volume sonore. Mondotek, tu sais la musique de la Trente minutes plus tard, la frange rebelle, le mascara jusqu’aux joues, la langue pendante et le front luisant. Je crois percevoir le bout du tunnel. La prof, toujours la même et toujours pas de prénom, me ramène à la réalité. Un dernier tour de vélo pour la route, pour détendre tout ça. Et pour m’achever surtout. Je pédale, je chantonne, je sirote ma bouteille d’eau, je pédale toujours, je souris aux bonnes femmes autour de moi, je blablate, je joue la sociable. Et je ne souffre plus. Oui, je ne souffre plus ! Aaaah magie de l’effort physique, je t’aime ! Trente minutes et dix kilomètres plus tard (voui voui, c’est écrit sur l’écran du vélo, j’adore !), la prof refait surface et me dis que j’ai fait du bon boulot, elle me libère à moins que je veuilles pousser un peu plus ? Euh. Non. Merci. Alors, OUI, j’ai des courbatures; OUI, j’ai l’impression que l’ordi posé sur mes cuisses à cet instant même pèse une tonne; OUI, je trasnpires comme jamais et j'ai des auréoles so glamour sous les bras; et OUI, l’unique mâle de la salle de sport est un dieu grec et il est forcément le prof le plus sympa de l’univers donc inatteignable. Mais. Je peux vous dire que je suis ultra-méga-over fière de moi. Et cerise sur le gâteau du pompon sur la Garonne, je crois que j’aime ça! J’aime le sport. Gosh.
Forget. Forgot. Forgotten.
Posté le 02 mars 2008
@ 23:14 - Dans Love Boat
Cette époque là je ne la regrette pas, je ne la rejette pas mais je ne l’assume pas. Je l’ai aimé mon premier amour, je l’ai haïs mon premier amour, j’aimerais à présent l’ignorer.
Mon premier amour. J’avais 16 ans, il en avait 23. Canicule de 2003. Drague à l’ancienne, sur la plage. So cliché. Mon premier amour était aussi celui de la première fois. Nous avions chaud. La plage, encore et toujours. Mon premier amour. Parisien et rugbyman. Moi, nîmoise et lycéenne. 700 kilomètres. Une relation à distance utopique. Mon premier amour n’aurait jamais du être celui ci mais au bout de deux semaines torrides le mal était déjà fait. S’en est suivi une année entière à compter les semaines qui nous séparaient. Mon premier amour a bousillé mon année de terminale. Il m’a fait espérer, il m’a baratiné, il m’a transformé en fille gnangnan, le profil type de la fille que je déteste. Mon premier amour. Et le seul depuis cette époque. Une fin en queue-de-poisson. Loin, très loin de ce que j’aurais pu attendre de sa part. De par sa lâcheté il m’a immunisée contre tout sentiment romantico-amoureux. Tous les couchers de soleil du monde, tous les bouquets de fleurs, toutes les déclarations enflammées, toutes les sérénades, tous les films à l’eau de rose me laissent désormais de glace, comme un vilain arrière-goût dans la bouche. Mon premier amour a fait de moi une handicapée de l’amour, une frileuse aux moindres élans de tendresse envers moi et mon Mon premier amour, peu de monde l’a connu. Et encore moins de monde n’a su tout le bordel qu’il a foutu dans ma vie. Ouais non, personne ne le sait en fait. C’est sûrement parce que mon cerveau bouillonne de tout ça ces derniers temps que j’ai besoin de le cracher ici. Peut-être trop méchamment pour lui ; oui au fond il ne mérite sûrement pas toute cette animosité mais jamais ô grand jamais je ne conclurais positivement sur sa petite personne. Alors bon, disons que je te dédicace ce billet, petit con.
Horror-scope
Posté le 28 février 2008
@ 12:59 - Dans Love Boat
"Vierge - 2ème décan: Vous serez dans une période de doute affectif, chassez vos idées noires et souriez!" Ahah. C'est fou parfois, ces coincidences. Comme si l'horoscope était capable de savoir ce qui se passe dans mon moi intérieur. Ouais, genre. J'ai un mal de chien à l'avouer mais (aujourd'hui), l'horoscope voit trés juste.
Valium would have helped that dash.
Posté le 26 février 2008
@ 21:20
J'ai froid. Je suis Mais. J'ai trouvé un job. Dans un itsy-bitsy-petit cinéma. Fréquenté par des mamies péroxydées à mort. Et de mioches surexcités. C'est le pied.
Ca fait p't'être mal au bide mais c'est bon pour la gueule.
Posté le 19 février 2008
@ 13:59 - Dans DeeZer... à la vie, à la mort!
Parfois la variétoch' française n'a rien de mauvais... Jean-Jacques, toi, moi et cette chanson c'est pour la vie. J'te kiffe mon pote. " Pour quelques notes de guitare elles dormiront un peu plus tard. Elles disent que les matins c'est bien, elles disent qu'à deux c'est encore mieux. Les inespérées, les timides, celles qui comprennent sans qu'on leur dise, pour qui ne suffit qu'un regard pour que tout s'allume en un soir." Et puis parce qu'avant, ben Renaud ça claquait sévére. "T'as croisé cette nana qu'était faite pour personne. T'as dis elle est pour moi ou alors y'a maldonne.T'as été un peu vite pour t'tatouer son prénom à l'endroit où palpite ton grand coeur de grand con" [C'était la minute musicale franchouillarde de la journée. Merci de votre compréhension]
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