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Par green-fairy MPL'ajouter à tes blogs › RSS A quoi ça sert ?
Une petite citation : "L’homme naît, court, se dépêche de vivre, lit des livres, va au cinéma, souffre, prend son petit déjeuner, meurt." Fredou.Ouaip. Voilà.

De quoi parle ce blog ? Moi. Toi. Eux. Moi. Elles. Elle. Moi. Nous. Lui. Moi.Ici. Là bas. Nulle part. 
Life is nothing without Friendship. [Cicero]
Posté le 09 février 2009 @ 21:14

Ses petites soeurs m'ont renvoyé cette carte que je lui avais écrite cet été. Naïve que j'étais, j'avais terminé mon petit mot par un trés con "On a encore de beaux jours devant nous, alors profitons-en"

Forcément, voir ça au fond de ma boite aux lettres, m'a quelque peu chamboulée sur le coup. Pis, je me la suis ré-appropriée, pour finir par la placardée sur mon miroir, histoire de lui sourire au moins une fois par jour.

Des nouvelles du front?

L'impatience me guette. Je pensais que toutes ces étapes passeraient beaucoup plus vite que ça. Mais non. J'ai encore du mal à sortir la tête de l'eau. J'ai encore du mal à ne pas m'endormir les joues mouillées. J'ai encore du mal à répondre Oui quand on me demande si ça va. J'ai encore du mal à accepter tout ça.
Mais ça va. Un peu mieux.

Ma mémoire me fait souvent défaut mais parfois, j'ai des souvenirs anodins qui m'arrivent en pleine gueule. Comme cette fois où j'avais découvert que ma demoiselle était devenue elle aussi une blogueuz.
L'autre jour, j'ai bien du hésiter plusieurs minutes avant de cliquer sur son pseudo. Une fois fait, j'ai découvert un dernier billet daté du 7 septembre 2008 que je n'avais jamais lu. Ce petit bout d'elle sur la toile me permets de l'avoir encore un peu à portée de main, un peu quand je veux.
Il y a aussi son Facebook, des brouillons qui lui sont destinés stockés dans ma boite hotmail, son pseudo qui reste scandaleusement hors-ligne sur msn et son numéro qui ne s'affiche plus sur mon Motorola.

Ce ne sont que des détails mais les faire disparaitre me bousillerait pour de bon. Alors, mon incorrigible nostalgie, mes vieux espoirs et moi on va tenir le coup, juste histoire d'avancer un peu.

 

Magali R. is going ahead.
Posté le 28 janvier 2009 @ 21:12

Ou comment se convaincre d'une chose en arborant un statut Facebook complétement mytho.

J'arrive parfois à sortir la tête de l'eau, mais aussitôt je replonge. Mes émotions changent d'une seconde à l'autre. De toutes façons quand je souris c'est que je suis persuadée que tout est faux, que le journée du 20 janvier n'a jamais existé et que je n'ai jamais mis les pieds à Genève.

Me voiler la face pour l'instant me convient putot bien. Je peux continuer à faire mon taf normalement, et ouvrir les yeux seulement quand je me retrouve seule dans ma salle. Alors là le ventre noué s'installle et mes lentilles de contact crient au scandale, noyées dans un torrent de larmes.

C'est une question de temps qu'ils disent. Well. Moi, mon compromis me va plutot bien. Avancer en mode automatique. Laisser les choses venir. Et encaisser. C'est le moins que je puisse faire pour elle.

La vie, cette conne.
Posté le 25 janvier 2009 @ 13:51

Yas, c'est un peu mon tout. Ma coupine de beuverie. Ma meilleure amie. Ma soeur de coeur. Mon complément.

Yas, c'est un peu LA personne, MA personne. Celle qui me connait le mieux. Celle qui sait, dès qu'elle pose les yeux sur un garçon, s'il est fait pour moi ou non. Celle qui me traine dans des endroits douteux. Celle qui rit à toutes mes blagues aussi pourries soient-elles. Celle qui me fait écouter de la musique improbable. Celle qui sait être plus futile que moi. Celle qui m'aime telle que je suis.
On a choisi nos robes de mariées ensemble. On a refait le monde ensemble. On a prévu d'ouvrir un salon de thé et de conquérir Lyon ensemble. On doit amener sa mère en Inde ensemble. Tant de projets lancés en l'air, il est devenu vital pour moi de les réaliser.

Le mardi 20 janvier 2009, 18h05, Hopital Universitaire de Genève. Un médecin en blouse blanche spécialiste en je-ne-sais-quoi prononce les quelques mots qui changeront le cours de ma petite vie. "On peut considérer qu'elle est décédée"

Décédée. Décédée. Décédée. Impossible à me le rentrer dans le crane.

Je me sens faible, sale, vidée, blasée. Je survis depuis 6 jours en mode automatique. J'ai le dos niqué, la voix défractée, les yeux explosés, le corps matraqué. La douleur est hallucinante.


Lundi, deux voitures partent de Nîmes en quatrième vitesse jusqu'à Genève. A leurs bords sept amis que seule elle aurait pu réunir. Une nuit interminable dans cette putain de salle d'attente des soins intensifs. Un mardi en suspens, a guetter les moindres apparitions des médecins. Elle, sur ce truc qui lui sert de lit et ces machines qui lui servent de vie. Des mots en fin d'aprés midi qui démolissent tout. Des heures et des heures passées dans sa maison familliale à écouter ses soeurs, à soutenir sa mère, à fouiller dans ses placards, à rire avec son neuveu, à découvrir ses frères, (à tomber amoureuse). Un enterrement sous une tempéte de circonstance, la barakah qu'ils disent. La pluie et le froid glacial ne m'ont pas perturbrée, j'étais sourde et aveugle.

Je n'ai pas réussi à partir de là haut, j'ai repoussé jusqu'au dernier moment, rester un jour de plus ne nous l'a pas rendue mais m'a fait un bien fou. Je me suis promis de les retrouver trés vite.

Avant de quitter sa Haute-Savoie, je suis passée la voir quelques minutes. On s'est bien marrées. Et je suis bien contente d'être partie sur cette note là. Certes, je ne suis pas encore en mesure de parler d'elle au passé, ni de voir des photos d'elle, ni même de réaliser que la semaine que je viens de vivre est bien réelle. Mais je suis un peu appaisée et j'ai le coeur un peu moins lourd aujourd'hui.

J'ai encore bien trop à dire. Je n'arrive pas à trouver une fin à tout ça. Mon billet manque de style et de chute. Rien n'est structuré. C'est le bordel. Un peu comme moi maintenant, un peu comme nous deux avant.

Avant.

La débâcle des sentiments.
Posté le 1er janvier 2009 @ 16:56

Etre à fleur de peau, c'est aussi ça être une fille en 2008 2009.

Alors forcément quand j'ai décroché le téléphone ce matin, la tête encore occupée au punch de la veille, et que j'ai entendu mon frère à l'autre bout me demander si maman était dans les parages, qu'il fallait qu'il lui parle, que mamie était partie dans la nuit aux urgences, qu'elle était en manque de plaquettes. Alors que je voulais juste entendre un tout con "bonne année soeurette", ma gorge s'est nouée et j'ai chialée comme une grosse merde. Au téléphone. Dans mon lit. Sous la douche. En nettoyant le sol des dernières traces de l'orgie de la veille. Partout.

Pouah c'est fou comme ça commence bien hein. 

Pis sinon, bonne récession année à vous les fifilles.

Tu verras, que de ne pas se prendre au sérieux, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux.
Posté le 17 décembre 2008 @ 21:40 - Dans Love Boat

Dis, tu joues avec moi? A quoi? Une partie de "On disais".

Tu m'appellerais poupée, histoire de me faire enrager. Je t'appellerais par ton prénom, tout connement.
On irait au ciné le jeudi soir, parce que ouais, c'est comme ça et pas autrement.
Tu me présenterais ta tonne d'amis dans les jours qui suivraient notre rencontre. Je te cacherais aux miens.
On passerait des nuits entières à seulement dormir. Et des dimanches entiers à baiser.
Tu détesterais mon esprit de noël. Je t'obligerais à acheter un sapin en plastoque.
On donnerait des prénoms aux enfants que nous n'aurions jamais.
Tu te mettrais à cuisiner indien. Je me mettrais à cuisiner salé.
On ferait des battle musicales à coups de playlists Deezer jusqu'à tard dans la nuit.
Tu me dégoterais une chanson guimauve et tu la ferais notre.
On prendrais en photo nos pompes l'une à coté de l'autre.
Tu connaitrais l'existence d'un blog à mon nom mais n'y mettrais jamais les pieds, par respect.
On ne modifierait pas nos statuts de célibataire sur Facebook.
Tu m'accompagnerais à mes concerts de nunuche. Je refuserais d'aller aux tiens.
On voterais Besancenot ensemble.
Tu trouverais ma belle soeur relou, ma soeur différente, mon frère impresionnant et mes neveux chiants, mais tu ommettrais de m'en parler.
On serais bien. Hein dis, on serais bien?

 

On disais, Tome 1. 

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La phrase des fois con, des fois pas : (propose la tienne)
"Il y a trois sortes de gens : les plus rares vous élèvent, les plus communs vous abaissent, les plus nombreux ne vous font ni chaud ni froid. Evitez les tièdes, fuyez les malfaisants, donnez tout aux autres, s’il en reste." (Lu sur Carnets de Nuit)
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