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BlogueuZ : Hannah-Lina Une petite citation : Now all the criminals in their coats and their ties/ Are free to drink martinis and watch the sun rise. De quoi parle ce blog ? Right here, on the road, I'm on today and I get the feeling, I could chase you clean on in the ball. › L'ajouter à tes › Les favoris de Hannah-Lina › Petoncule › ~Leev~ › I-Love-You › Elea21 Catégories › Sans catégorie (32) Archives mensuelles › Archives complètes › Juin 2007 › Mai 2007 › Avril 2007 › Mars 2007 |
A Woman Left Lonely
Revenant, Revenir, Retour ... variation autour du même thème
Posté le 28 mai 2007
@ 17:40
Le RevenantComme les anges à l'œil fauve, Je reviendrai dans ton alcôve Et vers toi glisserai sans bruit Avec les ombres de la nuit,Et je te donnerai, ma brune, Des baisers froids comme la lune Et des caresses de serpent Autour d'une fosse rampant. Quand viendra le matin livide, Tu trouveras ma place vide, Où jusqu'au soir il fera froid. Comme d'autres par la tendresse, Sur ta vie et sur ta jeunesse, Moi, je veux régner par l'effroi. Baudelaire - Les Fleurs du Mal Photo que j'ai faite hier soir, dévéloppée pendant la nuit. Un peu gâchée voire même complétement...le grain est trop épais.
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P.S: 4 luni, 3 såptåmîni shi 2 zile - Palme d’Or à Cannes, un film roumain de Cristian Mungiu avec Anamaria Marinca, Vlad Ivanov et Laura Vasiliu, l'aristocratie du cinéma contemporain roumain. Après le prix de Cristi Puiu dans la catégorie Un Certain Regard en 2005 pour Moartea lui Dante Lazarescu, le cinéma roumain profite d’une mise en lumière méritée. Le film primé cette année raconte l’histoire de l’avortement clandestin d’une jeune fille de 22 ans dans la Roumanie des années Ceausescu, la sortie dans les salles françaises était prévue à l’origine pour l’année prochaine mais après la Palme d’Or elle sera, tout naturellement, avancée…
Until Collaps
Posté le 27 mai 2007
@ 14:46
On s'entrechoqueLou Reed - Vicious On boit
Manu Chao - Wellcome To Tijuana On fume
The Velvet Underground - Rock and Roll En écoutant la musique poussée à son maximum.
Tosca
Posté le 27 mai 2007
@ 10:40
Le 20 Mai je suis partie en compagnie de mes deux amies, Nancy et Noémie, à Budapest afin d’assister à une représentation de Tosca à l’Opéra National. J’aime par dessus tout cet opéra qui, pour moi résume à la perfection la quintessence de l’Opéra italien. Le livret est tragique mais la musique divinement légère et d’une virtuosité qui, lorsqu’elle est portée par un orchestre et des chanteurs de qualité, aboutit au tragique intemporel de cette histoire de jalousie, d’amour et de trahison menant à l’impasse ultime de la mort. Les faits ont pour cadre le ville de Rome, l’époque n’a pas une importance absolue pour la compréhension de l’intrigue et ce malgré les références historiques ; Puccini situe son opéra au mois de Juin 1800, période qui a vu l’Europe profondément bouleversée par les faits d’armes de Napoléon. Tosca est un opéra en trois actes dont le livret est écrit à quatre mains par Guiseppe Giacosca et Luigi Illica d’après la pièce de théâtre de Victorien Sardou ; la musique bien sûr est de Giacomo Puccini. L’opéra fut crée en Janvier 1900 à Rome. L’argument est simple, limpide, et même si l’intensité finale est le fruit d’un coup de théâtre, l’issue des protagonistes est condamnée dès les début de l’opéra. Acte I : Floria Tosca est une cantatrice amoureuse du jeune peintre républicain Mario Cavaradossi. Ce dernier se trouve emprisonné après avoir aider Angelotti, consul de l’ancienne République de Rome à se cacher après que celui-ci se soit échappé de la prison de Sainte-Ange. Angelotti se cache dans une petite chapelle appartenant à sa sœur, la Marquise Attavanti, et dans laquelle Cavaradossi travaille à la restauration d’une Madone. Lorsque la fuite d’Angelotti est découverte, Cavaradossi le cache chez lui. Le baron Scapia, chef de la police romaine, craint d’avoir sa réputation brisée si il ne réussi pas à retrouver le fuyard. Dans le même temps, Tosca est très jalouse de la Marquise Attavanti qu’elle soupçonne être l’amante de Cavaradossi. Connaissant cela, Scapia, avec beaucoup de finesse soutire de nombreuses informations à Tosca, ne cessant de raviver sa jalousie. Scapia pense que de cette façon il pourra retrouver puis se débarasser du fuyard Angelotti et de son rival Cavaradossi puisqu’il est amoureux de la belle canatatrice.Acte II : Alors qu’on annonce la victoire de Napoléon à Marengo, Scapia arrête et torture Cavaradossi dans les geôles du Palais Farnese. Tosca révèle la cachette d’Angelotti lorsqu’elle entend les cris du supplice de son amant. A l’arrivée des gardes, Angelotti se tue plutôt que de subir l’humiliation de se soumettre au nouvel ordre. Afin de sauver la vie de Cavaradossi, Scapia demande à Tosca de se donner à lui, il lui dit avoir organiser un simulacre d’exécution et lui donne un sauve conduit pour elle et son amant. Face à ce chantage, et après avoir prit le sauve conduit, Tosca poignarde mortellement Scapia, c’est l’occasion d’étendre la fameuse aria Questo è il bacio de Tosca (Cela est le baiser de Tosca), puis elle s’en va rejoindre son amant sur les remparts du château Saint Ange.Acte III : Tosca rassure Cavaradossi, lui disant que le peloton d’exécution tirera avec des balles à blanc, elle lui demande de s’effondrer et de faire semblant d’être mort afin de tromper les gardes et les militaires de la prison. A 4 heures les amants se séparent et le peloton d’exécution s’avance, la première salve abat Cavaradossi. Tosca se félicité du sens dramatique de son amant qui tombe « comme si il était réellement mort ». Après le départ des gardes, elle s’approche de lui constatant qu’il est mort, et que Scapia s’est joué d’eux. Au même moment des voix se font entendre dans le château, ce sont celles des gardes qui ont découvert le corps inanimé de Scapia et qui crient vengeance à l’encontre de Tosca. Réalisant la mort de son amant et le sort qui lui sera réservé pour avoir assassiné Scapia, Tosca monte sur le parapet d’une tour du château et décide de se jeter dans le vide. La plus belle aria de l’opéra est chantée à ce moment : Vissi d’arte (J’ai vécu pour l’art et l’amour...) puis Tosca se précipite dans le vide.L’Opéra de Budapest est dans le plus pur style architectural de l’Opéra italien, une grande richesse dans la décoration mais une acoustique très problématique même pour ceux placés en orchestre. La distribution était entièrement nationale et très honorable sans avoir une alchimie absolue comme celle que j’ai ressentie il y a un an et demi lors de la Tosca à l’Opéra Bastille avec Vilazón et Nebtrenko. Malgré tout je dois avouer que Szilvia Rálik dans le rôle de Tosca fut tout à fait impressionnante, une véritable mezzo soprano colorato très proche de Nathalie Dessay. La magie de l’opéra de Puccini a fonctionné et comme au Metropolitan la salle trépigna à la fin de la représentation, des vivas s’élevèrent, l’enthousiasme du public hongrois tranche avec l’apathie de habitués de l’Opéra parisien. Les spectateurs étaient tous extrêmement bien habillés prouvant par là qu’une soirée à l’opéra est un événement d’importance nécessitant un certain respect voire même un certain cérémonial. Pour finir, la plus grande Tosca de tous les temps, 1956 - Maria Callas, Vissi d'arte.
T'ai suivi - Cette foule - Me suis frôlée - Cette solitude - Hésitante - Me reconnaître
Posté le 24 mai 2007
@ 18:55
S’ils peuvent prouver qu’un acte est détestable par le mal qu’il fait, moi seul puis décider, par le chant qu’il soulève en moi, de sa beauté, de son élégance ; moi seul puis le refuser ou l’accepter. J. Genet HOTEL LAKE SIDE, chambre 13. Héroïne. J’avance dans l’obscurité avec la perspective confuse d’une mise à mal de l’existence par l’excès. La conscience des possibles extrêmes de la vie passe pour moi par une transgression douloureuse et la nécessité de témoigner la contrainte d’épreuves réelles. A. ![]() Je crois que la planche-contact est bonne, le matériau prend forme sous mon regard gêné. Etre avec toi, dans ton laboratoire, je l’ai toujours voulu ; face à mon image entrevue dans le bain du révélateur, épreuve tenue au bout d’une pince entre pouce et indexe, reflet dans une vitre sale posée à l’extrémité d’un autre bain dans lequel je lavais mon corps de Nous ; je ne l‘avais pas prévu. Et puisque pour faire partie de ta vie il me fallait abandonner une image, puis deux, puis cents sans jamais être certaine d’avoir en retour ce à quoi je tenais plus que tout. Condamnée à suivre tes errements nocturnes ; sans que tu ai eût besoin de me le dire je savais que très rapidement ma vie se résumerai aux lignes de fuites désaxées de tes terreurs originelles. Plus que toi, sans doute, j’ai failli être la prisonnière de ce désir d’expérimenter la vérité jusqu’à m’y déchirer chaque nuit d’avantage. Tu voulais que je réussisse à ne plus vouloir ni pouvoir maîtriser mon image ; être naturelle, telle que tu me voyais, mais tu savais que le désir de contrôler son apparence et le plaisir du paraître sont les choses les plus naturelles chez les êtres humains. Aller contre soi, contre nos natures, pour appréhender la Vérité crue qui a toujours besoin d’un travail technique, d’un raisonnement initial, pour se dévoiler. Des corps disloqués, effacés, des cris aphones, des couleurs pesantes jaillissant de l’éphémère d’une rencontre où les frontières charnelles n’ont plus lieu d’être, jamais abolies puisque jamais existantes. Se jeter dans le vide d’une âme pour abolir l’Univers, car la Vérité ne s’encombre pas d’espaces mêmes infinis. Chercher à exister dans l’ailleurs de ton non-être. Comment pourrai-tu échapper à tes obsessions et te rendre enfin libre d’apparaître au monde tel que tu veux qu’apparaissent les sujets de tes multiples expériences, comment vouloir faire du spectateur un acteur à part entière et non un vulgaire voyeur alors que toi-même te met en scène devant l’objectif comme pour t’effacer dans l’acte vécu ? Chercher à deviner, ce qui de toi à moi, la solitude d’un destin échappe à la complaisance hypocrite des photos de familles… Le désir, sans cesse inassouvi, du corps à corps soumis aux chambres claustrophobes de lieux obscurs et puants. L’inutile recherche de la beauté plastique alors même que la grâce hurle sa terreur aux yeux de ceux qui savent reconnaître sa force prédatrice car malgré tes postures, tu recherches la grâce inconstante de toutes choses mortelles. Jamais l’esthétisme n’aura été un de tes travers, le jeux des apparences te fait fuir, te fait peur, t’annule et te désarme puisqu’il révèle ton incapacité à travestir ton regards taillé dans un diamant obscur. Les perspectives témoignent de tes abandons, de leurs abandons ; les images fondues laissent entrevoir la force du désir sexuel mêlé au besoin automatique de le figer à jamais dans la posture la plus pure car l’Instant guide chaque déclanchement de ton appareil laissant échapper à l’unisson du bruit mécanique les multiples spasmes d’une convulsion orgasmique. Isolés comme lorsque nous parlions de Gombrowicz, Bataille, Débord, Artaud et Genet en surimpression d’Insomnia, Stigma, Vortex, Mala Noche et Autoportraits. L’image comme procédé littéraire, éloigner l’individu et les esprits de tout ce qui les raccrochent à leurs conditions factuelles. Nos (d)ébats autour de Madame Edwarda me reviennent sans cesse en mémoire. Souvent, je crains, que certains mots n’aient en moi, et à jamais, la signification que tu as décrypté lors de ces quelques nuits passées en communs dans ton appartement ou dans les chambres d’hôtels de passe(-temps). Eprouver ensemble pour que je ne sois plus la doublure d’un film si souvent visionné, apprendre à tenir le moment présent entre ses deux mains, le serrer jusqu’à l’effriter, jusqu’à le faire devenir poussière puis le laisser s’échapper au vent du médiocre quotidien. Quand l’architecture des villes trop connues broie nos corps, nous atomisant en conscience infertile et amorphe, je sais désormais que la fuite est possible, toucher des corps inconnus, dans des ailleurs indifférents où je pourrai à défaut de vivre sauver en moi l’humanité qui s’y échappe. Et puis ces images d’Oswiecim qui m’ont profondément bouleversées allant jusqu’à hurler de douleur dans tes bras. Dans l’étreinte, tu m’as dis que ce travail était destinée à reconstruire et à se libérer de l’indicible tout en conservant la conscience vivace des choses. Réapparaît à moi, après que trois années se soient écoulées. Sans doute as-tu fais le calcul de mon âge à présent. Je n’ai plus 20 ans, et le mystère des jeunes filles a depuis longtemps quitté mes attitudes, mes traits, mon corps. Un homme perdu qui me disait que j’étais une enfant sauvage qui a trop besoin d’attention, protection, tu as même osé dire amour, tout le contraire de ce que tu te croyais capable d’offrir à quelqu’un. Faire une mise au point sur l’état de nos vies. Ta vie que j’épiais au travers de tes expositions, de nos liens humains qui toujours, et avec beaucoup de pudeur, m’ont amarrés à toi. De moi, tu as sans doute tout oublier ; seuls nos liens humains t’ont permis d’appeler dans ta mémoire ces deux mois en commun. Je crois que cet appel sur mon téléphone portable, et alors que je suis à Budapest, est le fait du travail de persuasion acharné de F. ![]() De moi à toi, je n’ai pu me débarrasser de l’aspect velléitaire de mon être ; De toi à moi je n’ai pu m’exciser de la cicatrice que notre rencontre a gravée dans mes chairs ; Entre Nous soit dit je sais maintenant que le chaos de ton corps résonnera dans le mien pour toujours ne cessant son vacarme qu’après ma mort. Je me (re)connais à présent, et sans doute que la promiscuité de ta vision me maintiendra hors des eaux troubles et croupissantes de l’abîme de tes expériences. ![]()
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