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BlogueuZ : Naïve. Une petite citation : "Et après? Après, on rêve d'avant." (Louis Garrel et Ludivine Sagnier, dans Les Chansons d'Amour) De quoi parle ce blog ? Bienvenue dans le Grand N'importe Quoi. Plus mieux que le vrai monde, trop ordonné, trop beau, trop bien rangé. Désordre est le mot d'ordre. Désordre et Folie. Youpiii \o/
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By such a smiling sweetheart.
Whatever happened.
Posté le 04 juillet 2008
@ 21:51
Le 4 juillet a commencé à minuit quand j'ai ouvert la porte sur lui. La nuit dans ses bras, inattendue.
M'amuser de tout et de rien, tenir, tenir, tenir debout, et demain.
Posté le 02 juillet 2008
@ 11:33
Des soirées comme celles-ci, il n'y en aura plus jamais. Une ou deux, peut-être encore, avant que les gens ne partent en vacances pour de bon. Le lieu était insolite, prêté par la paroisse à un ami. En arrivant j'ai su que je ne rentrerai pas chez moi, que le dernier métro était trop tôt, que les quelques mètres qui séparent la station de chez moi seraient trop difficiles à parcourir, que je n'avais pas envie de dormir dans mon lit. Je voulais juste rester debout jusqu'à l'aube, arrêter de penser à l'avenir, et me sentir vivante, là, maintenant. [...] Ce matin, je me suis réveillée tôt et je me suis esquivée sur la pointe des pieds, après avoir murmuré que l'on se voyait ce soir à deux corps endormis dans la pièce d'à côté. Dehors, il faisait moins chaud qu'hier et c'était moins étouffant, je me suis demandée si je devais avoir honte de moi. Je crois que oui, mais je n'y parviens pas.
Ouais je sais qu'la vie c'est court.
Posté le 30 juin 2008
@ 19:48
Parfois ca me prend comme une angoisse, alors que je cherche le sommeil. Somnolente. Et d'un coup, le mur. On est pas faits pour être ensemble. La phrase est martelée. J'ai beau rouvrir les yeux, mettre la musique, penser a autre chose, ou a quelqu'un d'autre. C'est la, comme une évidence. On est pas fait pour être ensemble. Pas de raison, pourtant, juste une intime conviction. Ma bouche se tord et j'essaye de nier, si, si, ca marchera, mais putain je n'y crois plus. Alors quoi, aujourd'hui, ou demain, on se quittera, quand je ne pourrais plus nier l'evidence, quand le doute nocturne deviendra certitude diurne, quand ses baisers ne suffiront plus à me divertir, quand mon corps s'effacera derrière ma bêtise, quand les mêmes angoisses le prendront, lui. Ce n'est pas lui, mon homard, et pourtant j'aurai tellement voulu. Et quand je le regarde, je me dis c'est vraiment trop con, quand même. Et en attendant, on s'aime de toutes nos forces, et l'on s'amuse. Ce sont les vacances, on est insouciants, drôles, libres. Et je me chuchote à moi-même, chut, c'est pas grave, les soucis, on verra plus tard, ca viendra quand ca viendra. Un jour ca n'ira plus, et alors ce sera la fin, mais c'est encore loin. Au fond, ca m'embête, cette voix qui me raconte n'importe quoi.
C'est vrai je fume trop. C'est vrai que je bois trop, avec des gens qui parlent trop.
Posté le 28 juin 2008
@ 22:20
Reprenons donc depuis le début, avant que leurs ragots viennent tout gâcher. La Guillemandière, vieille maison de famille vendéenne, parquet qui craque, cheminée dans les chambres, pas assez d'eau chaude pour tout le monde. Le rêve, pour nos quinze corps restés trop longtemps cloués à leur chaise pendant cette semaine de bac. Les heures se suivent et se ressemblent, un peu. Mais on ne se lasse pas de cette douce paresse. Les filles somnolent au soleil pendant que les garçons jouent au foot, ca ne s'invente pas, ils se battent dans la piscine et sournoisement, s'approchent de nous pour en mettre une à l'eau, toute habillée - je finis par ne plus avoir de vêtements secs. On dévore la collection de BD de la maison, et tout passe sous nos doigts avides, qui tournent et tournent les pages, finissent les tomes, cherchent le suivant: "Bordel, Flo, ou t'a mis le tome 3 de XIII?". On redécouvre des plaisirs d'enfants, Astérix, les Tuniques Bleues, Où est Charlie. On mange n'importe quoi, et ne parlons pas de ce que l'on boit. Salade de pates de barbares, quatre-quart avec Nutella, crêpes allourdies en sucre, grillades pour vingt cinq, quand nous ne sommes que quinze, Pringles écrasées, chips trempées dans la salsa. Les deux Pierre se liguent contre moi, je ne finis pas un repas sans être trempée ou tâchée, et quand je fais de la pâte à crêpes avec un presqu'inconnu, nous finissons tous les deux recouverts d'oeufs, de farine, visqueux et collants, manquants de casser le batteur électrique, la cuisine redecorée par nos soins. Les soirées sont l'occasion de grands n'importes quoi dans la vieille grange aménagée spécialement, où trônent deux canapés crevés dans lesquels nous nous affalons, épuisés par le soleil. Il y a ceux qui jouent a des jeux debiles dans la cour - Esprit de la Forêt, Trois Cailloux, Cap's -, ceux qui zonent sur le canapé, ceux qui dansent sous le ciel étoilé - un vieux drap pain tendu au plafond -, ceux dont le regard est perdu, la bouteille à la main, la clope dans l'autre. Certains garçons s'échappent jouer à la X-box, les filles ralent, et malignes, on finit par cacher les manettes dans nos valises, planquées sous nos sous vêtements. La musique oscille entre ringardise absolue et trucs branchés, mais pour nous c'est pareil. Parfois Pierre et moi nous eclipsons. On se retrouve tout seuls, face à l'étang et aux étoiles, nos corps enchevêtrés dans l'herbe. L'épisode est suivi de nombreux fous rires, quand il s'agit, dans le noir, de retrouver mes chaussures, a la seule lumière de l'éclairage faible de nos deux téléphones. Parfois nous nous enfermons dans une chambre, à quatre ou cinq, pour préparer le cadeau de Marc, qui nous a invité. Il a les larmes aux yeux et il sourit, quand on lui offre sa propre Encyclopédie, un album de photos et d'articles sur lui, sur nous, pendant ces trois ans. Nous nous couchons tard, sommes réveillés par des garçons à la gueule de bois prononcée qui viennent beugler dans notre chambre, nous petit-dejeunons pendant une heure, sommes complétement décalés. François est trop mignon, il nous chante des chansons à la guitare. Pendant le retour - deux cars et un TGV - il compose ce qu'il appelle un hymne à l'amour, le futur tube de l'été, et ne se casse pas trop la tête pour les paroles: Pierre et Marie, ils sont jolis, Pierre et Marie, ils sont assortiiiiis. Je suis appuyée à la vitre et Pierre somnole, la tête dans mes bras. De biens jolies vacances. Je ne m'entend pas avec tout le monde, ici, il y en a que je connais mal, d'autres qui m'agacent. Mais de ces cinq jours, il n'y a rien à jeter.
Once I'm begging you save her little soul
Posté le 27 juin 2008
@ 10:19
EDIT
J'ai tout raconté à Samuel et dans un sourire il m'a dit "Oui, il t'a surement fait du charme, et alors? On s'en fout, et toi aussi tu t'en fous, ou pas, c'est toi qui vois. Mais bordel, assume, oui t'es attirante." Et la voix de Pierre sur mon répondeur.
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