![]() |
|
|
BlogueuZ : Naïve. Une petite citation : "Et après? Après, on rêve d'avant." (Louis Garrel et Ludivine Sagnier, dans Les Chansons d'Amour) De quoi parle ce blog ? Bienvenue dans le Grand N'importe Quoi. Plus mieux que le vrai monde, trop ordonné, trop beau, trop bien rangé. Désordre est le mot d'ordre. Désordre et Folie. Youpiii \o/
› L'ajouter à tes › Les favoris de Naïve. › Pimpampom › Bn-y › Soria › Faites les taire › Bouch0n › Exo-Tik › Darwin › Estrella › Eliz. › P-Sawyer Catégories › Sans catégorie (104) Archives mensuelles › Archives complètes › Mai 2008 › Avril 2008 › Mars 2008 › Février 2008 › Janvier 2008 › Décembre 2007 › Novembre 2007 › Octobre 2007 Flux RSS : A quoi ça sert ? |
By such a smiling sweetheart.
Cause you're my fellow, my guy.
Posté le 20 janvier 2008
@ 01:55
J'y suis allée sans trop d'espoir, pour moi rien ne pouvait plus arriver. Peu importe ce que A. pensait, ce que Eux pensaient. Non, pour moi, aller revoir Reviens Moi avec S. n'était pas un signe. Ce soir, j'allais au cinéma avec mon meilleur ami, et qu'il soit mon ex, ce n'était qu'un détail. Pourtant, j'avais mis ma robe bleue, celle dans laquelle je suis belle, à tomber. Pas dans le but de le reconquérir, non. Pour qu'il se morde un peu les doigts, simplement. De la pure mesquinerie. Pendant la film, j'ai pleuré la tête contre son épaule, et doucement il m'a caressé la joue. Je serrais son bras, et autour de nous il n'y avait plus personne. J'aurais voulu que cet instant dure à jamais. Au premier étage de la Gare Montparnasse, deux silhouettes regardaient la patinoire. Qu'est ce que l'on va faire de nous? il a demandé. Des tyrans, ou des gens bien, Samuel. Non, des gens heureux, il a répondu. Il m'a prise contre lui, et ca faisait la troisième fois. On a ri. J'ai levé la tête et ses lèvres étaient bien trop proches. A quoi tu joues, Samuel? Je ne joue a rien, mais je vois bien que tu hésites, tu as peur des conséquences de ce que tu pourrais faire, et tu ne sais pas ou ca va te mener. On s'est regardé, nos lèvres n'étaient qu'a quelques millimètres de distance, et personne ne bougeait. Un vigile est venu nous déloger : il est temps d'aller prendre votre train ou de sortir de la gare, jeunes gens. Ta gueule, tu vois pas qu'tu dérange? Mais non, j'ai rien dit, et en prenant sa main je me suis dirigée vers les tourniquets. Il a dit J'ai peur que ca soit trop engageant, c'est pas une bonne idée, heureusement qu'il était là, le monsieur, mais il n'avait pas l'air si convaincu. J'ai pensé quelle conne, ne retombe pas dans ce piège, pas une troisième fois, tu l'a promis. J'ai pensé à tout ce que j'avais dit ces dernieres semaines. J'ai pensé à Hélène, à Eux, à ma fierté en disant Non, je ne resortirai pas avec Samuel, et non, je ne suis plus amoureuse, et à leurs sourires moqueurs qui criaient On ne te croit pas, Marie, mais on t'aime quand même. Il a dit C'est pas comme ça qu'on avancera, en retournant sans cesse en arrière, à force de tourner en rond à deux, on va finir fous. La folie, c'est si agréable, j'ai murmuré. Mais sur le fond, j'étais d'accord. On a passé les tourniquets, et nos mains se sont lâchées. Ensuite tout est flou, mais deux secondes plus tard, nous nous embrassions dans la gare vide, et plus rien n'avait de sens, plus rien n'existait. Il n'y avait que ses lèvres et les miennes, ses mains sur mes hanches, et ces gestes, oubliés pendant deux mois. C'était bon, et je me foutais que ca ne dure pas, de ce que ca signifiait ou pas. Mon cerveau s'est tu, il a gardé ses questions pour plus tard. Est ce que l'on est de nouveau ensemble? Je ne sais pas. Mais je suis prête à affronter tout ca. Parce que ce soir, ses lèvres avaient le goût du bonheur et ses caresses la légèreté de la liberté. On a décidé de se taire, ne le dire à personne, et ce nouveau jeu me plait. Qu'importe à quoi il joue. Je le suis.
Avec le temps, tout fout l'camp.
Posté le 18 janvier 2008
@ 19:44
Hier j'ai annoncé au Directeur que je ne comptais pas rester ici en classe prépa. Mais je m'en vais, Monsieur C. Peu importe que la prépa ECS se classe dans les cinq premières de France. Je ne veux même plus entendre vos arguments. Excellence, réussite, prestige. Ces mots, je les ai trop entendu pour qu'ils aient encore du sens à mes yeux, Monsieur. J'aurais voulu dire ca, mais tout ce que j'ai dit, c'est Non, l'année prochaine, je ne reste pas ici, parce que j'ai envie de changement. Il n'a pas compris. Il a juste répondu Et ta fidélité à l'établissement, qu'en fais-tu? 7 ans que je suis 'fidèle', votre fidélité, maintenant, je la vomis. Je n'en peux plus de cet état dans l'état. Je finis par tout détester ici. Tout.
"Let them eat cake" she says, just like Marie Antoinette.
Posté le 14 janvier 2008
@ 23:00
Des noeuds dans le ventre, je ne souris plus. Dans ma tête il n'y a que la Philo, et la peur. Je ne veux pas rater ce DS, et ces 4h qui arrivent me terrifient. Je déteste cette angoisse qui se cache, qui se terre, au creux de mon ventre, voile mon rire, masque mon sourire, et empêche mes mots de sortir. Je ne suis qu'un noeud de nerfs sur ma chaise, je n'en peux plus d'être immobile. Me taire. Les regarder. Laisser passer les heures, et souhaite arrêter le temps. Midi arrive, et ils sont là pour m'entourer de leurs rires, se moquer de ma peur, et m'apporter la confiance que je n'ai pas. A table, la grande rumeur du jour tombe. Si S. a jeté H. jeudi dernier, ce serait pour retourner avec : Moi. Dixit H., aux toilettes des filles. Dieu, j'ai jamais autant ri. Cette boule dans le ventre ne leur resiste pas, ils l'ont balayé comme un ouragan, l'ont écrasé sans complexe de leurs grands pieds. Tous ces mots retenus, tous ces rires avortés, sortent d'un coup. Mon rire est sec, nerveux, il claque dans l'air, dans le vent mais ne retombe jamais. Je me chamaille avec S., et l'on rit comme des fous, nos yeux brillent, et notre complicité se lit dans notre sourire. Je balise toujours, et mon coeur s'affole, mais cette angoisse ne m'empêche plus d'être moi. Je crie, je ris, je cours, je tombe. Mes jambes tremblent un peu, et mon rire semble de plus en plus fou, je n'arrive plus à le contrôler, mais putain, je me sens si vivante. Mais il est 13h30 et l'on rejoint nos places. Après ce DS, la sensation d'être vide, si légère. Pas de pronostics, j'attendrai la note. Sur la cour, plus personne. Le bitume est mouillé, et il n'y a plus qu'Elle, S. et moi. Trois silhouettes qui dansent sur les fenêtres. Avec eux deux, je me sens plus forte que jamais. Je leur dit. Je trouve que tous les trois, on est bien. Je crois qu'on a besoin de personne d'autre. Ils sont d'accord, et comme des mômes de 5 ans, on se tape dans la main. Je rentre avec Elle, et serrées sur nos strapontins, autour d'un paquet de Schtroumphs, on fait nos langues de pute. Putain, je l'aime.
Chanter tout bas notre amour pour les quatre saisons.
Posté le 13 janvier 2008
@ 22:16
83. Passer un week-end à la campagne.
La semaine de la rentrée fut intense. Pas mauvaise, mais usante. Reprise des cours, devoirs, code, nuits passées sur des dissert ou au téléphone. Rien de mieux, donc, qu'un petit week-end à la campagne, pour se reposer. En Touraine. Mes parents, et mon frère, chez des amis de la famille. La maison est grande, froide, elle sent le vieux. Pas de portable -perdu-, pas de connexion Internet. Juste moi, et mes bottes rouges, toujours. Des week ends comme ca, j'en voudrais toutes les semaines. Ne rien faire. Ne pas penser aux devoirs, que l'on fera le Dimanche soir en rentrant. Juste profiter de la vie, du calme. Je lis l'Ecume des Jours au coin du feu, enfoncée dans un vieux fauteuil, emmitoufflée dans un sweat hideux. Je mange du fromage pour le gouter. Je dors 12 heures de suite. Je saute dans les flaques. Je ne fais rien. J'ai raté un cinéma avec eux, et aussi un verre pris dans un bar du Quartier Latin. J'ai manqué d'innombrables fous rires, et surement d'autres choses encore. Mais mon week end à la campagne, je ne l'échangerais contre rien. [ Et en plus, j'ai encore eu la fève. ]
|
› Ethelred sur Relief for hardworking hands. › Estrella sur Relief for hardworking hands. › Pimpampom sur Relief for hardworking hands. › Mynanou sur Relief for hardworking hands. › Leely sur Relief for hardworking hands. › Exo-Tik sur We're catching bullets in our teeth, It's hard to do but they're so sweet . › Exo-Tik sur We're catching bullets in our teeth, It's hard to do but they're so sweet . › Exo-Tik sur We're catching bullets in our teeth, It's hard to do but they're so sweet . › Mynanou sur We're catching bullets in our teeth, It's hard to do but they're so sweet . › Caleen sur We're catching bullets in our teeth, It's hard to do but they're so sweet . › Naïve. sur Hébergement d'images (en test) › Naïve. sur Super Kuso › Daïna sur Coma. › Daïna sur Un p'tit dessin › Darwin sur Coma. › Darwin sur Coma. › Daïna sur New York, New York... › Daïna sur Ma mère, mon père, mes frères et mes soeurs ce seraaait (presque) le bonheuuur ohohoh. ou pas. › Daïna sur Super Kuso › Daïna sur je pars... |
|
|||||||||||