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black stone
Par Kiwilie MPL'ajouter à tes blogs
Une petite citation : Il ne sera jamais trop tard pour te dire je t'aime.
De quoi parle ce blog ? Une confidence...

Posté le 14 décembre 2008 @ 02:09

Il y a un moment que je ne suis pas venue, c'était conscient. J'ai besoin de temps.

Je donne l'impression de toujours courir mais en moi, j'ai le sentiment angoissant de stagner. Est-ce parce que tout coule trop de source en ce moment ?

Depuis trop longtemps, je me lève avec ma journée déjà programmée. Depuis trop longtemps, je passe ma journée à brûler le pavé car on m'attend derrière une porte. Depuis trop longtemps, je rentrée épuisée mais pas encore assez pour m'endormir si ce n'est pas mourir.

Mon p'tit ami m'aime, ma meilleure amie m'aime, mes amis m'aiment, les connaissances, les collègues la famille, nos sentiments devancent la longue distance. C'est trop facile, où sont passés les tourments ? Depuis quand je ne doute plus de mes sentiments ? Peut-être depuis que je me hais au point d'effacer la moindre présence de mon corps ou de mon esprit.

Je suis même indifférene au fait de ne pas passer les fêtes de fin d'années entourée de ma famille, mes amis, près de la cheminée de mon enfance. Quelle importance... j'ai fait en sorte de travailler chaque jour de l'année, pas un réveillon ne sera épargné. Je m'oublie quand j'exerce.

Il y a de l'orage cette nuit. C'est étrange d'entendre le tonnerre, voir les éclairs braver les guirlandes de Noël. J'ai froid, ni ma couette, ni la liqueur de cerise à l'intérieur de la boite rouge de chocolat noir ne parvient à me réchauffer.

Retour à distance.
Posté le 17 novembre 2008 @ 01:10 - Dans douceur quotidienne

Il est reparti.

J'ai encore l'esprit illuminé du moindre instant passé.

J'ai longtemps redouté que les derniers jours soient ternis par l'ombre du départ mais cette fois, j'avoue qu'on a su plus profité que regretté ces derniers moments. Il y a eu ce restaurant au sein d'étoffes et de coussins brodés, à peine éclairé par des bougies parfumées, on a savouré tajine, tchétchouka dans le rire et la complicité, on nous a offert les desserts, aussi doux et sucrés que l'était la soirée. C'était magique. Aujourd'hui, on s'est tranquillement baladé, main dans la main. On a longtemps admiré les sapins, observé chaque élément tous plus fragiles et brillants, on avait les doigts et le visage parsemés de paillettes, un avant-goût de Noël. Puis, lovés l'un contre l'autre, on a fini l'après-midi au cinéma. Le film était intéressant, on a débattu le temps du générique, on a fait l'amour dans la salle désertée et on est rentré. Les bagages sagement alignées dans le hall, on les a rapidement contourné pour se jeter dans le lit, s'aimer une dernière fois tendrement et ce fut l'heure. Son avion a décollé, j'étais glacée dans cet aeroport, il n'a pu s'attarder pour souffler sur mes doigts gelés, pas de grève pour les amoureux.

Je redoute le moment de m'endormir. Personne ne viendra me rejoindre cette nuit...

 

ainsi va la vie
Posté le 09 novembre 2008 @ 13:16 - Dans douceur quotidienne

Kourouma disait ' il n'y a pas de longue journée qui ne se termine par une nuit'

Entre nous, je sens que la pénombre commence à nous envahir. On a vécu l'aube intensément, la journée passionnément et nous voilà à regret au crépuscule.

Les journées passent et se ressemblent. Je m'use le jour au travail, je rentre tard, il rentre des heures après moi, on est épuisé mais on ne se lasse pas de se retrouver. C'est tellement bon. De nouveau, on est chez nous. C'est drôle car maintenant, nos rôles s'inversent, il y a des jours où c'est moi qui le quitte tôt le matin, et c'est lui qui m'accueille le soir. La maison respire toujours des odeurs de gâteaux. Hier soir c'était du chocolat, aujourd'hui... on verra. Le dimanche, on est tellement épuisé. C'est tellement dur ce qu'on s'impose. Alors, on passe la fin de semaine, enfouis sous la couette dans le canapé à parler, regarder des films en tout genre, à lire, à s'aimer. On s'aime. Sans cesse. On a besoin de se ressentir unis. Doux ou dur, on est en manque de l'autre.

Demain sera notre avant dernière semaine. Et déjà, on a de la peine. C'est vrai qu'autour de nous, les bougies, les guirlandes commencent à illuminer chaque foyer et nous, on va de nouveau se séparer.

L'autre soir, je l'ai rejoind à son travail. Il était beau mais distant, j'aime son côté professionnel. C'est drôle de le voir tout diriger, se faire craindre et autant respecté mais son costume le rend sombre. Mon intuition féminine me met en garde, revers d'être avec un homme si bien, on cherche à prendre ma place. C'est vrai que s'il n'était pas là pour dire et montrer à tous que nous sommes ensemble, personne avec moi ne le saurait.

En attendant, là, il est là, avec moi, je l'embête. Mes pieds glissent sur ses jambes, dans un instant, il va se plaindre en riant qu'ils sont glacés. Et moi, je l'embrasserai pour me faire pardonner.  C'est si simples et rares ces petits moments. C'est bientôt la nuit pour nous deux, il va bientôt repartir et je serai de nouveau seule chez nous.

Tiens... Il râle... lol... je le savais.

Erosion
Posté le 25 octobre 2008 @ 15:36 - Dans mes textes

 

Si je cesse le mouvement, je m'effondre, tu comprends ?

Si je cesse le mouvement, tout cesse maintenant.

Alors, je vais et je viens, je me ronge, je m'use. Je vais bien. Allure infernale, rythme fatal. Je me sens bien

Parfois, je m'impose, une pause. J'expire.

Puis, le mouvement reprends, je lutte contre le temps, jour et nuit sont mêlés, blanc ou sombre, je ne sais plus.

Si un obstacle survient, je me jetterai sur lui. Il pourra résister tôt ou tard, il ne pourra que céder, je suis increvable.

A moins que je cesse le mouvement, tout cesserait à l'instant.

La haine, les défis m'excitent. Combat stérile qui avorte de mon avenir. L'opposé pour me définir, mes amis pour me soutenir.

Je voudrais vivre plusieurs vies et à la fois mourir maintenant. Si je pouvais donner chaque jour que je ne saurai qu'abîmer, à chaque être que j'ai aimé, crois tu qu'ils vivraient réellement mieux ?

Pour eux, je ne cesse le mouvement, sinon je m'effondre, tu comprends ?

 

 


Posté le 25 octobre 2008 @ 14:33 - Dans Notre essentiel : nos différences

Je me force parce que je le dois, pour lui, pour toi, et pas pour moi.

Je crache.

Je redoute le moindre appel au sommeil, je fuis mon lit. Je me casse le dos au bureau, je me fond dans le canapé devant la télé et la nuit passe doucement, au petit matin, je m'assourdie les sens dans le métro puis ma journée commence. Les gens passent, défilent.

Et il y a des trauma. Des trauma qui s'accumulent et auxquels je ne réagis pas. Je suis froide, de marbre.

Son meilleur ami m'a hurlé qu'il m'aimait, maintenant, je le sens, c'est vrai.

J'ai fait le point sur ma sexualité. Je suis désormais au clair avec ma bisexualité. C'est incroyable ce sentiment d'être 'pleine', je suis sereine. Je sais que plus jamais, je ne ressentirai ce sentiment de frustrée.

Une patiente est décédée. Violence. A la fin du rendez-vous, elle a fait un détour et son coeur s'est arrêté. Je lui ai souhaité une bonne journée et elle est morte seule dans les wc. Voir ce corps dénudé, samu, pompiersqui s'acharnent, l'entubent, le perforent, le choc, le massent et l'emportent sans vie... Un des pompiers m'a demandé mon numéro et les affaires personelles de la patiente. On tenait le sac d'un cadavre encore chaud et il souhaitait me revoir... la vie continue.

Je ne comprends pas des fois à quel point le sexe peut rendre minable. C'est un homme bien. Il est vraiment bien, c'est sincère, j'admire ses qualités, ses défauts, son tempérament, sa mentalité. Il est beau, c'est honnête, il a un charme évident, il émane une chaleur, il est désirable. Il a, en apparence tout pour lui, tout pour qu'on l'apprécie, dans son entièreté. Pourtant, on ne le baise que par intérêt. L'art de la promotion canapé. Pratiquement toutes mes supérieurs lui ont offert leur dignité, et maintenant, c'est moi qui en a l'opportunité. Si un jour, lui ou elles a le malheur de me manquer de respect, je serais là pour leur rappeler qui mérite le plus d'être respecté. Et puis à quoi bon... le principe chatte à l'air, meilleur salaire n'ont pas l'air de leur déplaire. J'ai honte d'être humaine.

J'ai failli être aggressée. Rendez-vous avec S au pub. Rapidement dans la rame, je lui écris de me rejoindre à la station. Ce gars, assis au loin, je le crains et dans ces cas là, j'ai bon instinct. Ses yeux sont fous. Les portes s'ouvrent, à la première barre de réseau, j'envoie le texto. Je longe le quai, je sors. Il ne devait pas penser que je suis le genre de personne qui monte un escalator, quand il m'a vu monté, j'ai disctinctement entendu son 'putain', il s'est précipité, m'a rattrapé. Au pire, je pensais qu'il me tiendrais un membre, mais sa principale prise fut ma gorge. De suite, mes poumons m'ont brulé. Dans la chute, il s'est éclaté l'arcade, j'ai senti le sang sur moi, c'est ce qui m'a le plus choqué après ses pouces sur ma gorge. Je l'ai encore frappé, il m'a enfin lâché, mains qui me fouillent 'quel cul', j'ai mis toute ma force dans mon pied, le nez a craqué, il a hurlé. Des étudiants ont couru, ils m'ont éloigné, S est arrivé. Tout le monde l'a retenu, il était enragé. Il a vraiment eu peur pour moi, ça m'a touché. Inconsciemment, cet homme je le considéré d'emblé plsu comme un patient que pour un agresseur. Il est malade, il était hospitalisé, C'est le côté pro qui ressort finalement. Faut dire, je passe tellement de temps au cabinet en ce moment... Et S, cette masse de muscles... il s'en veut mais on ne ferait pas su sport régulièrement, il ne m'aurait pas inscrit à ses cours de combat ça n'aurait pas fini ainsi. Savoir qu'il était là, m'a rassuré, je savais qu'il viendrait.

Mon copain rentre. Cette nuit. Il a eu peur. Il s'est énervé après moi. Il a été en colère pendant quelques jours. Je ne m'attendais pas à cette réaction là. Son arrivée précipitée me dérange. J'ai mal à la gorge, mon cou est meurtri et j'ai plein de traces sur les poignets. Je n'ai pas envie qu'il me voit ainsi. Là, il est déjà dans l'avion. L'autre jour,  on lui a envoyé une photo de moi avec une tunique blanche serrée à la poitrine mais qui se finit de façon ample sur le buste. 'si tu portais un enfant, ça serait un peu ainsi ? je me languis de le vivre réellement. J'ai toujours envie de démissionner au printemps, je n'ai pas envie de te quitter, j'ai d'autres projets que ce boulot loin de toi.' Ca me touche mais c'est tout. C'est si dur ce qu'on vit que j'ai peu de compassion pour ces états d'âme. Il m'en fait tellement voir, il est parfois tellement dur et loin de moi, mon blindage ne cède pas sur commande. Ca va bientôt faire 4ans qu'on est ensemble. C'est toujours comme le premier jour, on est toujours aussi instable, fou et indépendant, on s'aime bizarrement. Deux amis qui prennent leur pied, dans la vie comme au lit. C'est ainsi qu'on nous décrit. C'est dur d'entendre ça.

Ma p'tite soeur est peut-être enceinte. A peine le temps d'aimer. Tout nous partage, on a une enfance, une vie sentimentale très différente, je la considère à peine comme une femme. Elle me confie tout. Je suis au jour le jour sa belle histoire avec son p'tit ami. 'moi qui réclame sans cesse d'être tatie... c'est le monde à l'envers'. C'est vrai petite soeur... mais c'est moi, pas toi, je vis le monde à l'envers. D'ailleurs, pour moi aussi, le sang a cessé de couler, mon corps tout comme mon esprit régresse.

Un rêve. Un rêve qui m'a énormement ébranlé. Violent, cruel, sadique, pervers. Un groupe d'amis, des garçons que je ne connais pas, et un qui se vante d'avoir bien été sucé. Et là, je vois un pauvre petit animal,dans la poche d'un autre inconnu, la gueule entrouverte en sang. Je ne parvenais plus à détacher mon regard de cette boule de poils qui souffrait, qui ne demandait plus qu'à être soulagée, délivrée... il fallait qu'on abrège ses souffrances... Ce rêve était horrible, sombre, étrange. Jamais je n'avais rêvé d'une telle chose.

Pas un jour ne passe sans qu'on ne me fasse une remarque sur mes yeux. J'ai envie de les fermer pour toujours. Je ne sais même pas qui m'a transmis ce regard. Il est bleu. Mais il ne me rend pas amoureuse de la vie pour autant qu'il le soit. Paupières closes, l'obscurité me ressemble... Ca me fait penser... cette nuit, on sera enfin lui et moi, réunis.

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