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black stone
Amalgame
Posté le 06 juillet 2008
@ 12:08 - Dans douceur quotidienne
J'ai peur . Un de ses meilleurs amis a besoin de ma présence en ce moment, je suis là, je l'écoute, je le réconforte. On est très souvent ensemble. J'ai peur de faire l'amalgame entre eux. Entre le manque, la souffrance, leurs similitudes de caractère... j'ai peur de m'y perdre. Ses bras me manquent, et son ami a besoin d'être réconforté. Il est si loin de moi. Et il est soulagé que je sois près de lui, il compte sur moi pour soutenir son ami. Je ne sais même pas si son ami y pense. Je ne sais même pas comment il réagirait s'il avait connaissance de mon appréhension. Je ne l'aime pas. Mais concrètement, toute la tendresse que j'ai en moi, qui me ronge, il en a besoin et il n'y a qu'à lui que je peux en donner. Il faut seulement tempérer. Tout est dans l'amalgame. On est tous les deux seuls dans ce douloureux isolement, on manque de repères. Je m'en veux. J'ai honte de ressentir ça.
un "non" trop bon
Posté le 02 juillet 2008
@ 11:12 - Dans douceur quotidienne
Je m'en délecte, je le savoure, ça craqué sur mes lèvres, depuis il fond dans mes oreilles, il claque contre ma langue, il pétille au creux de mon cou... quel plaisir... Depuis des années, je m'isolais pour pleurer de rage. Pourquoi j'ai dit oui ? Pourquoi ce sourire ? Et pire ... pourquoi m'être excusée ? Alors qu'il fallait simplement dire ... non. Tellement d'abus, d'humiliations, de frustrations et de douleurs car la peur de me retrouver seule ici. La solitude ne m'effraie pas. Mais être seule dans un lieu inconnu loin de tout, c'est dur. Je l'ai fait plusieurs fois, ça demande beaucoup de volonté et d'énergie. Là vidée, je n'aurai pas pu surmonter le moindre rejet. Ce fut la fois de trop. A peine 24h après avoir signé mon contrat de travail, j'ai démissionné. Ce fut logique, légitime et justifié. J'ai envie de le hurler. Je me retrouve. Je me reconnais. Je n'en reviens pas d'avoir osé et être toujours là, vivante. J'ai dit non et je respire. Ce n'était donc pas si mortel ! Au contraire, quel souffle de vie ! Oh mais quelle joie ! C'était tellement bon mais... pour eux -non- ah ah ah !
Lutte d'une nuit.
Posté le 30 juin 2008
@ 03:42 - Dans jour de suie
Je ne veux pas dormir. Me retrouver dans notre intimité passée... dépassée. Je ne veux pas dormir. Un rappel à la réalité dont je souhaite me passer. Je ne veux pas dormir. Me réveiller avec pour seul souvenir notre passé. Je ne veux pas dormir. Je ne veux pas dormir. A moins que je ne souhaite plus me réveiller ? Il me manque... j'ai mal
encore un quai de gare
Posté le 25 juin 2008
@ 14:53 - Dans douceur quotidienne
Il est reparti... cette fois pour Paris. La veille, c'était difficile de lui parler. Il était renfermé, grognon, injuste, insatisfait et exigeant. Rien n'était assez bien. Il ne voulait pas y aller. Il est prêt à démissionner. Mais cette fois, il revient. Il revient demain. Alors qu'est-ce que ça sera quand il partira lundi ? Qu'est-ce que ça sera quand il ne reviendra pas avant des mois. Je dois l'encourager à partir car je sais que c'est le mieux pour lui, le mieux pour son avenir, il en est capable. Nos sentiments n'ont pas interférer avec ses projets. C'est le monde à l'envers. C'est moi qui le motive pour faire ses bagages en lui disant que je l'aime. En ce moment, dans notre entourage beaucoup de naissances sont prévues. Il y pense de plus en plus. Je le sais. L'autre soir, j'ai montré une video de Fab et sa fille, car elle m'a beaucoup touché. A la fin, il a regardé le sol fixement "moi aussi, je veux jouer avec ma petite princesse"... et le lendemain il m'annonce une nouvelle fois qu'il veut avoir un enfant. Il est perdu. Avec toi aussi on avait parlé d'enfant. Je n'ai pas envie de revivre ça.
j'en ai rien à foutre
Posté le 23 juin 2008
@ 03:58 - Dans jour de suie
- J'en ai rien à foutre - Alors sors de la voiture Sans un cri, froidement. Comment on en était venu là ? Tout à commencer par un formidable chaos. On s'est retrouvé ni à l'endroit ni au moment où on l'avait souhaité, il était tard, sur un bord de route perdu, on était épuisé. Il ne fallait pas me le dire deux fois. Il n'a toujours pas compris que je suis ainsi. J'ai pris mon sac et je suis partie. Je ne sais pas où j'allais mais rien ne comptait plus que sa phrase. Il ne m'en croyait pas capable, il ne pensait pas que je pouvais être aussi folle et entêtée. Quand il m'a retrouvé, il a lutté pendant des heures pour me faire revenir auprès de lui. Un matin je me suis réveillée, le regard fixé sur le sol. En une fraction de seconde, c'était lui qui était allongé sur le sol, à ta place c'était son sang. Le lendemain, de nouveau ce rêve. Je me lève brutalement le regard sur le sol, angoissée. Deux jours après. De nouveau ce rêve. Depuis je ne dors plus. Alors ce soir là, après ces semaines d'attentes. J'aurai voulu l'accueilir, le serrer dans mes bras en fin d'après midi. Et tout s'est éternisé, et je ne parvenais pas à le contacter c'était la nuit quand on s'est retrouvé et il m'a annoncé que bientôt il repartait. Je me suis sentie encore abandonnée. Donc oui, j'en ai rien à foutre. Ca ne tient à rien. Je ne veux pas m'attacher à lui ça ferait trop mal si pour de vrai, cette fois,il s'en va.
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