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black stone
la salle... d'eau
Posté le 20 juin 2008
@ 16:02 - Dans douceur quotidienne
Je déteste ma salle de bain Je ne reste plus à trépigner devant la porte parce que j'ai une envie pressante et que ça l'amuse de ne pas m'ouvrir Il n'y a plus qu'une brosse à dent Le battant est toujours rabaissé Il n'y a plus rien qui traine au bord de l'évier Son gel n'a pas débordé sur l'étagère. Il n'y a plus l'odeur de son après-rasage Mon pot de crème hydratante se vide beaucoup moins vite depuis qu'il ne pique plus dedans. Je n'oublie plus son rasoir dans la douche ! ... comme il l'a emmené avec lui là bas Je ne glisse plus en rentrant sur son boxer qu'il jettait avant de prendre une douche Je ne peux plus lui plaquer le rideau de douche tout froid contre son dos pour l'embêter Il n'y a plus personne pour faire une bataille d'eau Je ne peux plus me moquer parce qu'il a confondu le gel douche avec mon gel intime. Notre petit tiroir à "secret" est toujours fermé. Ca ne m'amuse pas de faire des grimaces tout seule devant la glace ou de faire du play back avec son peigne Il n'y a plus de personne à rejoindre dans la douche pour un peu d'amour. Il y a de l'écho, je hais les pièces qui font écho.
sommeil en veille
Posté le 18 juin 2008
@ 17:43 - Dans jour de suie
S'il te plait, si tu m'aimes, ne vient plus quand je dors. Tu me fais peur Je n'aime pas ça Tu dois le savoir, tu as vu comme ça me fait mal Cette nuit, je ne veux plus penser à cet instant Dans le noir, je ne veux plus jamais te revoir S'il te plait, tu as dit que tu m'aimais alors s'il te plait Ne reviens plus jamais Je veux t'oublier Tu sais comme j'affectionne ces moments de solitudes juste avant de sombrer Alors n'intervient plus, ne perturbe plus mon sommeil Tu es le seul à avoir l'éternité pour oublier, c'est ton choix, je le subis assez ! Laisse moi la liberté d'un temps d'oubli, au moins une nuit...
Dernier instant
Posté le 18 juin 2008
@ 15:41 - Dans douceur quotidienne
Rien ne se passe comme j'ai pu l'imaginer durant mes nuits blanches précédent son départ. Je pensais être mal, déchirée, en larmes et finalement, je suis restée pétrifiée devant sa désinvolture. A peine un mot. il ne m'a même pas regardé en s'éloignant dans le couloir. Son costume n'était pas agréable contre ma joue, je ne sais toujours pas pourquoi il voulait s'habiller en noir mais , ça avait son effet auprès des autres. Avant même d'être parti, il commencait à être exigeant, signe que quelque chose ne va pas. Il n'y avait que les motifs de sa cravate qui saillaient. Je m'en souviens bien parce que c'est moi qui lui ai offert. Quand on la regarde de tout près, c'est écrit 'je t'aime' en infime dans toutes les langues. Je m'y suis accrochée faute de mieux. Je sais pourquoi il était aussi indifférent et glacial. Je comprends, à chacun sa façon de réagir quand on est mal. Mais pas avec moi pas ce jour là...
Dernier instant
Posté le 31 mai 2008
@ 11:28 - Dans jour de suie
Son message, quelconque, m'a fait sourire. Maudit Raphaël Il annulé la soirée, il a tardé à me prévenir mais il a fini par me faire sourire. Le seul depuis plusieurs jours. Car ici, plus rien ne me fait rire. Notre cocon n'est plus qu'un amas de cartons avec cette odeur javélisée stagnante. Où sont les coussins, les voiles, mes livres, ma théière, l'arôme des bougies... Même lui n'est plus ici. Même plus le temps ni le lieu pour se retrouver. Je ne dors plus la nuit. J'erre, je lis, j'étudie, je le regarde pendant son sommeil. Je me vide de toute énergie comme ce lieu se vide de toute vie. Je n'ai pas eu le choix et ça je ne l'accepte pas. Je ne souhaitais pas partir, à mon insu aussi brutalement ... Je souhaite encore moins me reconstruire un abri aussi loin de lui... Demain, tout sera fini.
Raphaël
Posté le 29 mai 2008
@ 03:04 - Dans Raphaël...
J'adore les orages... en ce moment, il y en a chaque nuit. Ca résume tout à fait mon état d'esprit. Et puis, cette semaine... je vois... Raphaël... Comme toujours, on fera tout ce que je ne fais jamais avec lui, tout ce qu'il hait, tout ce qu'il n'est pas et ce que je suis, c'est avec mes amis que je le vis. Et ce soir là, ça sera avec Raphaël... Comme toujours on va se retrouver dans un pub. Autour d'un verre on va philosopher de tout et de rien. Puis on prendra l'air. Histoire de ne pas laisser brûler par l'alcool, Histoire d'en griller une, Histoire qu'on évite de s'enflammer. Histoire de... ne pas jouer avec le feu. Raphaël, c'est le seul nom que je ne déguise pas. Car Raphaël... c'est Raphaël. Ce n'est pas lui, ce n'est pas toi, ce n'est pas elle, c'est... Raphaël...
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