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black stone
Ca ne restera qu'entre nous
Posté le 28 mai 2008
@ 19:24 - Dans jour de suie
J'ai supprimé ce message. Il m'a torturée toute l'après-midi. Je me suis souvenue de tout comme toujours. Nausées. J'ai du rentrer. Tu me manques. Je ne me lasse pas de le dire sans cesse. Il faudrait simplement que tu m'écoutes. Tu me manques. Nos souvenirs ne me suffisent plus pour me consoler.
Souvenirs
Posté le 28 mai 2008
@ 15:22 - Dans jour de suie
J'ai écris sur ta mort et je m'en veux. Tu me manques Dimanche j'ai appelé ta mère. Elle m'a parlée des cadeaux que tu lui offrais à sa fête comme ta main modelée dans la terre glaise. Je m'en souviens bien. Tu ralais de la voir depuis des années précieusement exposée dans la cuisine. Quand je suis rentrée, il n'a rien dit. Je crois qu'il a compris. Parfois, il m'avoue qu'il en a assez que je lui cache notre histoire. Pourtant il sait l'essentiel, je ne veux pas qu'il en sache plus. Selon lui, si tu étais encore là, on serait toujours ensemble, tout le monde le sait, tout le monde le dit. Pourquoi parler de ce qui ne sera jamais ? Je voudrais que personne ne se mêle de notre histoire. Est-ce nécessaire de le récrire... tu me manques.
C'est beau l'amour !
Posté le 26 mai 2008
@ 16:49 - Dans Notre essentiel : nos différences
Hier soir, on se reposait tranquillement à l'appartement, j'étais plongée dans mes cours et il finalisait un grand projet qu'il devrait présenter le lendemain à tous ses supérieurs. Il me propose de relire son dossier pour corriger d'éventuelles fautes d'orthographe. Et là... oh stupeur ! Je le regarde effarée... "c'est quoi... - ça - ... ?" C'était presque risible . Il y avait des fautes à tous les mots, des phrases sans aucun sens, une continuité de pages sans structure, pas de plan, pas d'introduction ni de conclusion. Bref un énorme charabia incompréhensible... pour finir par la phrase culte je cite : " notre objectif proffesionnel répond a la célébre frase un cors saint dans un esprit saint" ... amen... Jusqu'à tard dans la nuit, j'ai tout repris son dossier, tout reformulé, tout réécris, tout corrigé, tout restructuré, j'en avais les larmes aux yeux tellement ça m'a fatigué. Et ce midi, j'ai reçu un adorable sms... "ils ont adoré mon projet, ils l'ont trouvé parfait, tout le monde m'a félicité, tu sais que tu ferais une parfaite secrétaire !!!" Je ne sais pas pourquoi mon esprit a bloqué sur ce "mon projet"... ni pourquoi j'ai eu la haine, ni encore pourquoi j'ai eu la tentation de contacter ce grand patron international avant son envol pour NY pour lui indiquer à qui revenait de droit les félicitations. Secrétaire ! Non mais ! Si j'étais sa secrétaire j'aurai traversé illico le bureau pour lui faire avaler mes crayons !
gamine
Posté le 24 mai 2008
@ 20:06 - Dans douceur quotidienne
J'attends avec impatience d'entendre sa voix "coucou petit scarabé... j'ai fini et je rentre" Je veux l'aimer, le faire râler. Je veux qu'il m'aime et qu'il me fasse rire. Je l'aime et il a besoin de moi pour le moment. Mais il m'en demande trop. Je ne suis encore qu'une enfant. Je dois encore grandir pour comprendre sa vie d'adulte trentenaire, responsable, mâture, posé, réfléchi et averti. C'est si complexe, développé et considérable, je suis dépassée. Pourtant, j'écoute, avec bienveillance et empathie. Mais ça n'est jamais assez. A-t'il seulement conscience que de nous deux, je suis sans doute la plus affectée de son départ ? C'est dangereux et si douloureux de jouer à être une grande fille. J'ai envie qu'il me fasse tourner. Il adore me donner le tournis, j'adore m'aggriper à lui. Tout est flou, je ris tellement que je n'arrive pas à lui demander d'arrêter et lui il se moque de moi. J'ai peur alors je le serre encore plus fort. C'est bon le vertige dans ses bras.
Je ne m'aime que bohème
Posté le 23 mai 2008
@ 10:57 - Dans Troubles
J'aimerais revenir dans mon passé pas si lointain. J'aimerais reprendre ma guitare, retrouver le plaisir des cordes qui glissent sur mes doigts. J'aimerais de nouveau respirer l'effluve du tabac qui grille doucement dans le cendrier, j'aime comme elle se lie et se démêle à l'arôme du café. J'aimerais de nouveau noyer ma pudeur dans ce long pull informe. J'aimerais écrire mes mots, mes compositions ambigues, je me souviens du crissement du fusain sur le bristol. J'aimerais revoir la lueur d'une bougie subtilement danser sur un corps à moitié dévêtu. Le contrast du jean brut sur ta peau est si provocant.
Cet univers t'attire et à la fois t'effraie. Tu ne l'aimes pas car il t'éloigne de moi. En effet, je ne le cache pas, tu n'y as pas plus ta place que ceux qui ont partagé mon intimité. Tu ne m'aimes pas bohème. A ton insu, je vais m'y replonger dès que tu m'auras quitté. J'aimerais me retrouver.
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