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black stone
Matinale
Posté le 11 mai 2008
@ 09:01 - Dans douceur quotidienne
Je suis levée depuis l'aube pour réviser. Curieusement, alors que je suis nocturne j'affectionne ce moment de calme avant l'éveil. L'homme dort... à sa façon. Il bouge sans cesse aux quatre coins du lit. Ce n'est pas le premier ainsi, mais ça m'étonnera toujours. Je me demande de quoi il rêve... Hier, il est rentré assez démoralisé du travail. J'ai l'amer impression de ne pas avoir été à la hauteur. Je l'ai écouté mais sans pouvoir me poser devant lui. J'ai entendu avec toute mon empathie possible des dizaines de patients cette semaine, mon amie aussi a eu son moment de blues, et il y a eu mes soeurs et puis j'avais les révisions, le repas à préparer, hier soir je saturais. C'est minable je me cherche des excuses. Finalement, j'ai bien fait de lui cuisiner un gâteau au citron. Et puis, on a aussi tellement rigolé. J'aime rire avec lui. 9h bientôt. Je vais le réveiller, ça sera toujours plus agreable qu'une sonnerie de réveil. Bonjour...
Il est vraiment trop...
Posté le 10 mai 2008
@ 13:37 - Dans douceur quotidienne
Il m'a fait craqué ce matin. Il est vraiment trop... Imaginez la torture, levé aux aurores (10h pour un homme), il s'est gentillement préparé pour se rendre au ... marché ! Ce grand sportif (le pire c'est que c'est vrai) me demande désespéré si au moins on prend la voiture... pour une centaine de mètre à pieds. Il est vraiment trop... mais sadique comme je suis, je ne lui ai rien épargné, non seulement il a du marcher mais en plus il a porté les sacs. Il était perdu parmi les étalages. Il venait, il repartait, il regardait désespérement autour de lui, résigné il revient vers moi : ... "c'est quoi des goldens ?". Après, tout fier il s'exclame devant une dizaine de grands-mères averties : oh chouette ! tu prends des poireaux ?!!!... artichaud mon coeur mais ce n'est pas grave. Il est vraiment trop... Ensuite, ce fut les tomates, pourtant des tomates, ça me semblait simple. Il est vraiment trop... mais comment ai-je pu oublier de lui préciser s'il fallait des cerises, rondes, allongées, ou en grappes bref, il devenait gravement perturbé. Lorsque émerveillé il m'annonce fièrement les pec en avant qu'il a réussi seul à choisir une scarole ! J'ai décidé d'en finir sur ce bon ressenti pour rentrer. Il était heureux dans la rue, rien que de porter un sac débordant de fruits et légumes et il se sentait déjà mieux dans son corps plus sain plus équilibré... rhm, on y croit. En rentrant, il a décidé de faire honneur à ses achats en goûtant une poire... noyée de nutella avec un bon verre de coca ! Il est vraiment trop...
Brasier
Posté le 09 mai 2008
@ 12:56 - Dans Notre essentiel : nos différences
Il est parti travailler, il va me manquer. Je suis bien seule à m'adonner à cette journée sereine tout en pensant à lui puisque je l'aime. Toutefois... Quand il reviendra, comme toujours il va se ruer sur moi, me serrer, m'étouffer, m'embrasser, me toucher, envahir le moelleux silence par le récit tumultueux de sa journée. J'aime en douceur, il aime à la passion. Parfois, ça me brûle, je me sens asphyxiée. Les années passent, et il est toujours aussi enflammé. J'ai peur qu'avec le temps, cette flamme entre nous devienne pour moi un enfer.
Par caprice.
Posté le 03 mai 2008
@ 08:01
Je me débats comme une enfant contre les contraintes adultes et tu m'agaces à t'y résoudre aussi facilement. - c'est pas juste... - c'est comme ça. Alors je m'enfuis. Je ne me refuse pas à toi, seulement à cette mâturité. J'ai la vie entière pour acquérir un soupçon de sagesse alors tu peux bien m'accorder encore quelques plaisirs infantiles.
la mort en adieu
Posté le 30 avril 2008
@ 15:40
Avec les hommes, il y a de l'amour, du respect, un regard... Parfois de la haine, de l'indifférence. Il n'y a, qu'avec toi, que j'ai connu la mort. Tu fus ma première rupture.. En éclatant ta vie, tu as brisé mon avenir, tes yeux noyés de sang, mon regard voilé de larmes, ton corps gelé, ma chair glacée, reposons-nous enfin dans cette douce noirceur. Je t'aime encore, tu me manques, mots simples et crus qui résonnent dans le vide que tu as si violement crée. J'ai mal. Je ne peux plus que prier pour toi. Si cruelle et douloureuse litanie... Ton image est une étoile ensanglantée, ta voix l'écho de la détente, ton parfum l'odeur de putréfaction. Tu me manques... ton suicide coule en moi comme une sève acide. Tu me manques et je t'aime. Tu me manques et je te hais. Chaque jour, ma douleur est un abandon que tu m'imposes. Tu me manques... Libère moi
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