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black stone
Déchirée
Posté le 04 août 2008
@ 11:31 - Dans Troubles
Je récidive, je sombre de nouveau. Je me sens si seule entre eux. Hier, j'étais heureuse de nous deux, il me fesait sourire et ce matin, il me fait pleurer. Les nouvelles qu'il m'envoie sont sombres, sarcastiques, égoïstes. Rien de ce que j'écris ne suffit, pire il se moque de mes mots. Il se noie dans des monologues solitaire. Qu'est-ce que je suis pour lui ? Est-ce la distance ? Est-ce le manque ? Est-ce... lui ? Et lui, il est là tout simplement là. Mais comme j'ai mal ! Mal ! Mal ! Qu'est-ce que je dois faire ? Je ne peux pas en parler à qui que se soit sans paraître monstrueuse ! C'est son meilleur ami... Mais je n'en peux plus. Il m'use, il me ronge, il me manque, il me détruit. A part lui, personne ne parvient à me soulager, c'est le seul qui m'apaise. En son absence, il nous demande mutuellement de nous soutenir, mais quelle ironie ! Hier, je rentre troublée par son regard, par ses bras qui n'ont cessé de me soulever alors qu'on chahutait et lui m'envoie un mail comme quoi je devais être plus attentionné envers son copain qui ne semblait pas bien aller... Mais arrêtez ! J'ai si mal... à cause d'eux, à cause de moi, je nous en veux. Ma tête va exploser ! Posté le 03 août 2008
@ 11:55 - Dans Troubles
J'adore, avec mon homme malgré la distance, j'avoue que cet été, on gère. On recherche, on trouve, on applique mille et une petites choses pour se rapprocher. Ca demande beaucoup d'énergie mais c'est si bon, j'ai l'illusion qu'il est là, avec moi. Il n'en connait pas la raison, mais là, j'ai vraiment besoin qu'il me prouve qu'il m'aime, qu'il est mon partenaire, que c'est avec lui que je ris le plus, que se sont ses bras qui me manquent le plus. J'ai revu plusieurs de ses amis hier, ils ont tous été très attentionnés, c'est gentil mais ça m'inquiète aussi. J'ai l'air de quoi pour mériter tout ça. Et parmi eux, il y avait lui. Ca s'est bien passé. J'ai été distante. Je ne sais même pas s'il m'a regardé, je n'ai réfléchi à ce qu'il avait pu penser de moi qu'une fois en rentrant. Je le revois dans quelques minutes. J'ai peur. Ils me manquent tous les deux. Lui, j'ai besoin de son amour, de l'homme, du mâle. Et lui, j'ai besoin de son amitié, du confident, de son épaule. Avant, j'avais tout, maintenant je n'ai rien. C'est si brutal, ce n'est pas un vide, c'est l'abîme. Posté le 02 août 2008
@ 09:49 - Dans Troubles
Les explications entre nous sont houleuses. On se pardonne, on se querelle, c'est difficile de tenir. J'avoue que je peine. Notre amitié en ce moment m'est vitale, je ne préfère pas savoir ce qu'elle représente pour lui. J'essaie de sauver l'essentiel. Mon homme lui va mieux de jour en jour, comme il dit 'chaque moment passé me rapproche de toi, c'est l'essentiel'. Il a raison, (comme toujours....) je l'aime. Il ne sait rien. Je ne lui ai rien dit. Son ami, c'est son frère de coeur, s'il apprend ses sentiments, les conséquences seront dramatiques pour nous tous. Hier, on s'est vu. Tout a commencé comme toujours par une organisation embrouillée pour se retrouver. Je pense qu'il y avait un semblant de dispute conjuguale au bout du fil. Malaise... j'ai rapidement conclu. Plusieurs heures plus tard quand je suis arrivée au cinéma, tout le groupe était disséminé, ambiance pesante. Je n'étais pas bien. Je me suis assise au bout du rang, j'étais mieux, on parlait de tout et de rien. A l'autre bout de la rangée, l'ambiance semblait toujours aussi lourde. Il ne riait pas, ça n'allait pas. Séance finie, la moitié est rentrée dormir, avec les autres on a tranquillement conclu la soirée en pique-niquant sur la plage. Minuit avait depuis longtemps sonné, j'aime vivre toujours décalée. J'étais figée en sa présence. Quand j'ai senti l'atmosphère électrique, j'ai voulu fuir. J'ignore pourquoi il s'est disputé avec elle, je ne sais pas pourquoi les autres étaient aussi silencieux. Mais ma mauvaise conscience me rend suspicieuse, j'ai peur de tout. Un seul faux pas et ... je ne peux même pas imaginer. Pour conclure, je suis rentrée encore plus mal que je ne suis sortie. On doit tous se revoir cette après-midi. J'ai peur. N'importe qui lisant ça me prendra pour une idiote : j'ai peur qu'il me regarde. Je serai en maillot. L'idée qu'il me voit ainsi devient intôlérable.
au coeur de la braise
Posté le 30 juillet 2008
@ 13:05 - Dans Troubles
Je vis un enfer... Il m'a avoué avoir des sentiments... putain pas lui. Je croyais qu'il avait tout pour ne jamais céder à cette ambiguité. C'est son meilleur ami depuis l'enfance, il est marié, il est droit, il a tout ne manque de rien, il a une vie stable, tout le monde l'envie... C'est son meilleur ami et il lui a demandé de prendre soin de moi en son absence. Il m'a tellement soutenu. J'envisageais d'avoir confiance en lui. J'ai envie de prier. J'ai envie de pleurer. J'ai envie de hurler. J'ai envie de me briser la tête contre un mur. Et puis, je fais tout l'opposé. Je suis calme. Je suis effacée. Je ne dis rien. Je m'oublie dans mon travail. J'épuise mon énergie à protéger une surface, je vernis mon apparence. Pitié qu'on m'efface, que personne ne pense. Je voudrais tout effacer. Tous ses hommes, tous ceux qui m'ont trahi. Il est comme les autres, il m'a dit qu'on serait ami, qu'il ne m'abandonnerait pas. Il ment ! Même s'il ne le sait pas encore, il ment. On ne peut rien contre les sentiments. Et comment je fais maintenant... devant tous les autres amis, par rapport à mon copain, sa femme... comment je fais... combien de mensonges à prononcer, combien de pensées à dissimuler... comment je fais pour tout effacer. J'ai une telle haine... je vais réduire en cendre cet enfer.
L'avenir ne se mêle au passé que selon ma volonté
Posté le 28 juillet 2008
@ 11:44 - Dans jour de suie
Ton père m'a appelé, ce matin, trois fois. Pas le choix, la prochaine fois, je dois décrocher. Je sais, c'est pour ta mère. Il pense que ma présence l'apaise, je pense que ça l'a fait rêver. Elle s'imagine le temps, où souvent le dimanche en fin de journée, totalement décoiffée je surgissais dans la pièce à tes côtés en criant famine et elle en te regardant d'un air complice, quittait son livre pour nous faire des crêpes chaudes avec le sucre qui fond dessus. En arrivant, les volets étaient fermés, la maison était plongée dans l'obscurité, elle était dans le fauteuil avec une photo et elle pleurait en gémissant ton nom. Je me suis approchée et je l'ai pris dans mes bras. Elle a longtemps pleuré en me répétant inlassablement que tu lui manquais, la vie était injuste. Et puis, enfin, elle m'a regardé, elle a esquissé un sourire... "j'ai fais des crêpes, tu sais"... oui je savais, l'odeur du sucre en train de caraméliser s'était répandue dans toute la maison. Ce soir là, je suis repartie le ventre vide. Je n'avais rien pu avaler. Mais sur le chemin du retour, j'ai été prise de nausée et seule sur le bord de la route, j'ai vomi ma bile. C'était amer, ma gorge brûlait. Plus tard, au fond de mon lit, c'est moi qui pleurait en gémissant ton nom. Ta famille me fend le coeur. Le téléphone sonne... c'est toujours ton père. La dernière fois qu'on s'est vu il s'est attardé sur mon collier, c'est lui qui me l'a offert... Il a dit qu'il aimerait le rencontrer, j'ai refusé.
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