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black stone
Comme une princesse...
Posté le 24 juillet 2008
@ 01:08 - Dans Troubles
Comme une princesse, il l'a porté dans ses bras. Ses escarpins la blessaient alors il l'a porté jusqu'à la voiture. Ils se regardaient amoureusement, elle lui tenait le cou tendrement. Je les suivais et je me sentais effacée, mal et en colère à en avoir la nausée. Depuis des mois, on s'écoute, on se parle, on est intime. Et ce soir là, tout allait bien entre eux et je n'existais plus pour lui. Tout va bien donc je ne suis plus rien. Pour calmer ma nausée, j'ai commandé une infusion, elle était douce et sucrée mais j'avais toujours aussi mal au coeur. Il m'a raccompagné ce soir là. A peine rentrée, j'ai vomi. J'ai pris une douche, longtemps en pensant qu'il finirait par partir. Quand je suis sortie, l'appartement était toujours plongé dans le noir. Il m'attendait. Je crois qu'il a compris. On s'est défié du regard "tu m'écoeures"... "tant que ça?". Je n'ai pas répondu et il est parti, il était mal mais je ne l'ai pas retenu. Mes sentiments étaient si violents cette nuit là, s'il avait osé s'approcher, on aurait glissé je ne sais sur quel versant mais avec regret. Comme une princesse... il l'a porté... cette image me hante. Qu'est-ce que j'espérais ? Moi aussi, j'aimerai être une princesse dans les bras de mon homme ou d'un ami, juste me sentir aimé, sécurisé, rêvé. Je ne suis pas son amie et mon prince est trop loin. Je ne sais pas me consoler, seule.
Et vive ... le champagne !
Posté le 20 juillet 2008
@ 10:25 - Dans douceur quotidienne
Hier, mariage. J'ai cru mourir ! Déjà, seule dans la "belle-famille". Ca commence bien, merci homme pour le mail d'encouragement il n'était pas de trop c'est peu dire. Ensuite, on commence par la coiffeuse en train de s'acharner à vouloir me faire des anglaises, si mes cheveux ont dit non c'est non. Ensuite, ma robe bustier noire, kiwilie recherche déspérement de quoi se fabriquer un 95C oui là maintenant même si on sait tous que c'est impossible. C'est l'heure je descends prendre sa mère... instant d'extase, photo, magnifique... tu as maigri, et qu'ils sont beaux tes yeux bleus, il doit te manquer.... ça commence... A la mairie, oui je suis à l'ombre car faire l'écrevisse au moment des photos n'a rien de plaisant. Et on remercie tout le monde pour les compliments, merci merci oui, c'est dur sans lui, non pas de mariage l'année prochaine. En tout cas, jusque là personne ne m'avait fait un compliment aussi salace par rapport à mes yeux, et encore moins une grand-mère. Le maire champion de vitesse ! A peine rentrée, ils sont mariés. Le prêtre, le pauvre, Embrouillé dans son interminable sermont Jesus le facteur (oui oui... il était inspiré ) au bout de la 2è lettre envoyée par dieu plus personne ne répondait présent. Puis, les photos... ne tombez jamais dans l'oeil du photographe... son objectif a failli cette nuit lui finir dans un orifice peu fréquentable. Oui, j'ai des yeux bleus, non juste 1 ou 2kg en moins. Oui, je dois manger. Non, on ne se mariera pas l'année prochaine. Photos terminées, photographe et autres célibataires toujours au taquet, "belle-maman" a les nerfs. enfin la soirée ! Oui, merci, très gentils, merci pour les yeux, non je n'aime pas la mayo, du punch par contre, non, désolée je ne suis pas célibataire, au suivant. Et le punch coule pourvu qu'il puisse me rendre sourde. La table... des célibataires ! "Belle-maman" exige qu'on me change de place, vite un verre. Menu... personne ne savait si c'était une entrée ou un buffet et la mariée a explosé sa pièce montée sur le sol, olé ! Les verres s'enchainent, j'arrive à rien, même pas à me saouler. On danse... on a coulé les sirènes d'alexandries, tué le bas de reins des canards, franky a bouffé ses groseilles et moi, je danse pour éviter qu'on me demande de venir danser. J'ai toujours les yeux bleus même dans le noir. C'est l'heure des slow au dodo ! Trop tard, le beau gosse de la soirée qui a trop abusé du fromage de chèvre me propose de danser... le mistral est glacial ! La soirée continue avec Bob Maurane l'aventurier, lui je l'aime bien. Champagne, café, champagne, café, champagne, café... le mix est aussi immonde que tous ces gars. Même pintés, les hommes distinguent les yeux bleus, c'est regrettable. Enfin, fin de soirée, bisous à la mariée, bon courage pour l'accouchement en août et salut à tous. Où qu'il soit ! Homme, j'ai tenu ma promesse, je suis venue, j'ai vu, j'ai vaincu. Champagne !
9 mois sans lui
Posté le 18 juillet 2008
@ 05:05 - Dans Notre essentiel : nos différences
Je sais désormais. Cette nouvelle me rend sourde, aveugle, frigide, muette. Quand j'ai lu, je le savais, mais le lire... de ses mots. J'ai ressenti mon coeur. C'était une douleur. Elle m'a soulagée. C'est si rare, si étrange de ressentir à ce point son corps vivre l'émotion. Elle m'a rassurée. C'est ainsi. C'est écrit. Je pense aux jours à venir, aux semaines, aux mois, aux promesses envolées, des instants qu'on espérait partager. C'est étrange, je suis comme lui, j'ai envie. Ce n'est plus le manque mais l'envie de fusionner. J'ai envie à en crever qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me fasse tourner en se moquant de mon poids plume. Comme ça j'ai le tourni, tout est flou, je ne vois rien, je m'accroche à lui, je sens l'air de plus en plus frais, je respire son odeur, et son coeur bat fort contre mon ventre. Quand tout s'arrête, tout tourne, tout bouge, je peux tomber, il me rattrapera toujours, que je recule, que j'avance, que je bascule, il me retient. J'ai envie de ça là maintenant. J'ai envie de le masser. De passer doucement mes doigts sur ses cicatrices, qu'il me raconte leurs histoires. J'ai envie qu'il me renverse, j'ai envie de revoir son regard à ce moment là... Il y a aussi ces instants de folie. Dans la BM, lancée à pleine vitesse, le vent fait tout claquer, le bruit puissant du moteur, il a nos vies entre ses mains et il contrôle. Ou encore, quand je lui dis : on fuit ! Et il me suit, n'importe où n'importe quand comme un enfant, je lui fais tout traverser et il aime mais... "seulement avec toi" J'ai envie qu'on se défie, pour rien. On s'épuise, on aime ça. Ce n'est pas qu'il n'aime pas perdre, mais il ne veut jamais perdre. Je m'imagine sous la douche. Détendue, je laisse glisser l'eau une éternité... Il se moque de ma pudeur, comme toujours. Subtile mélange de tendresse et d'excitation. Il me rejoind. C'est doux. Je pense à nous deux au lit. Avant son départ, je passais des heures à le regarder dormir pour mieux me souvenir. Depuis je n'ai plus sommeil, je veille.
Comme tout le monde ça me fascine toujours autant de voir à quel point il maîtrise à la fois tout et n'importe quoi, il a un mot pour chaque chose. J'aimerai qu'il mène aussi bien notre avenir. Il me manque. J'ai besoin de lui demander pardon. Je m'excuse déjà, car je sais que je vais souffrir et qu'il va le ressentir, le subir, en souffrir lui aussi.
J'ai peur de souffrir. J'ai déjà si mal... putain ça fait tellement mal...
Trop ou pas assez...
Posté le 16 juillet 2008
@ 01:56 - Dans Troubles
J'avoue, ça ne va pas. Je redoute de le savoir. Je le ressens, on va lui refuser. Tout le monde me dit non. Tout le monde pense surtout "non, c'est impossible, s'il ne revient pas en juillet ça ne le fera jamais". Tous ses copains me harcèlent : mange, dors, repose toi, arrête, respire, Pourquoi ça ne va pas ? On est là. C'est horrible à penser, mais quels cons. Comme s'ils pouvaient le remplacer ! Qui va se coller contre ma peau cette nuit ? Qui va me dire "je t'aime" avant de m'endormir ? Qui va m'embrasser au moment de me réveiller ? Aucun ! Personne ! Si j'essaie de m'attacher à l'un deux, je ronge de culpabilité. Comme ce soir, encore, j'ai trop parlé, j'ai trop rigolé, trop intime, trop proche, trop personnel.
Envie de fumer. Posté le 12 juillet 2008
@ 15:35 - Dans Troubles
On s'est endormi au bord de sa piscine. Le froid m'a réveillé, le corps bloqué, le moindre geste me fesait mal. La douleur était nécessaire pour me rappeler que j'avais été trop loin. Ma souffrance était à la hauteur de ma culpabilité. Je suis partie quelques temps plus tard. On m'attendait. Il dormait, il semblait bien. L'éloignement ne sera que de courte durée, je le revois ce soir. Je ne sais même pas pourquoi, je ne ressens ni l'envie ni le plaisir de se retrouver. Son ami est gentil, mais tout serait plus simple s'il n'avait pas autant besoin de moi que j'ai besoin de lui. Le lien se renforce de jour en jour. La complicité est plus intime. La pensée de se retrouver est apaisante, agréable, un réconfort. Et lui... Il me manque tellement. Je ne saurai que jeudi si on reverra cet été. Il me manque. J'ai si peur qu'on s'éloigne. Son corps me manque, ses mots me manquent. Nos sentiments sont tels une marée, ils vont et viennent. C'est si difficile de tempérer, s'accorder et de s'aimer comme si de rien n'était.
Je n'ai rien fait de mal pourtant j'ai mal.
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