|
|
black stone
Posté le 09 août 2008
@ 18:13 - Dans jour de suie
Je voulais me faire jolie, j'aurais pris une photo et puis je lui aurais envoyé. Je voulais que tout là bas, il me voit et qu' il pense à moi. Je voulais afficher un joli sourire, qu'il m'imagine heureuse et amoureuse. Alors j'ai fouillé dans l'armoire à la recherche d'une perle rare. Une robe, simple mais mignonne, une noire comme il aime. Je les ai toutes retrouvées, je les ai toutes essayées. Plus aucune ne m'allait. Les bustiers glissaient dévoilant ma poitrine, ma taille flottait à la ceinture, les bretelles pendaient lamentablement sur mes bras, j'étais perdue dans un amas de tissus. A force de vouloir disparaître, je vais vraiment m'éliminer. J'ai serré les poings, je n'allais pas pleurer pour une robe. Alors je me suis maquillée. Mon regard est devenu noir. Je sais qu'il aime, ça fait ressortir mes yeux. J'ai osé me mettre un peu de rose sur les lèvres. Un peu de poudre. Rien ne parviendra à dissimuler mes cernes. Je renonce. Je brosse mes cheveux. Ils commencent à devenir longs. Je sais qu'il aime alors j'accepte la douleur de la brosse luttant contre un noeud. Je me regarde de loin... ce visage ne me revient pas. Me suis-je oubliée ou n'ai-je encore jamais été ainsi ? Je ne me reconnais pas. J'ai serré les poings, je n'allais pas pleurer pour une silhouette inconnue. C'est alors que je me suis rapprochée du miroir, pour me revoir de près une dernière fois. Et là, j'ai eu à peine le temps de me protéger. Le miroir est tombé, il s'est brisé. Dans sa chute, il a tout entrainé, moi, le maquillage, la brosse, le pinceau, les pots, les fards. On était tous par terre. Brisés. J'ai serré les poings et le sang a giclé de mon bras entaillé, ma robe est tachée, mon maquillage a coulé sur mes larmes. Je suis tellement fatiguée...
Ce n'est qu'un début.
Posté le 09 août 2008
@ 10:33 - Dans Troubles
Comme promis, on a passé du temps ensemble. Trop peu selon moi, trop selon d'autres je m'en doute. Je ne le vois plus comme avant, quelque chose a changé. A un moment, j'ai été brutale. Mes mots l'ont blessés. Je regrette toujours même si je m'en suis excusée. Je ne voulais pas lui faire du mal. Toutes ses contraintes pour s'entrevoir, les exigences des autres qui compromettent notre fragile harmonie... il est tout aussi victime que moi, je n'avais pas à lui reprocher. Il y a eu ce bref instant où enfin, on a pu s'isoler. Dans la pièce voisine, la lumière fusait avec autant d'éclat que les voix de nos amis. Nous étions plongés dans le silence, l'obscurité autour de nous me rassurait. Son regard m'avait que trop pénétré le jour. J'étais bien et j'avais peur, j'aurais voulu m'attarder ici avec lui. Il a préféré rompre lui-même ce moment de sérénité avant que l'on nous interrompt. Il s'est levé et s'est dirigé vers la cacophonie. J'ai compris que c'était notre dernier moment rien que nous deux ce soir, désormais, il fallait nous mêler à la frénésie de nos amis. Je voulais rentrer chez moi, me fondre dans mon lit... Je me sentais seule. Mal. Seule. Et c'est là, que j'ai senti au creux de mon dos le frôlement de sa main.
la plus aveugle des trois c'est moi
Posté le 07 août 2008
@ 16:47 - Dans Troubles
Je n'arrive rien à écrire depuis deux jours. Ce ne sont pas les mots qui manquent mais le courage de les lire une seconde fois. L'autre nuit, il est venu me parler. Par amitié, j'ai écouté. Au fil du temps, je me suis recroquevillée, mon visage s'est camouflé au creux de mes bras. Repliée sur moi-même, je sentais mes joues brûler tandis que les larmes coulaient, je déteste cette sensation. "l'autre jour, je t'ai regardé"... Je n'ai rien vue, rien ressenti, quelle honte. "tu es tellement belle" suffit qu'on commence à me dire ça pour me donner l'envie de m'arracher ce qui me sert de corps. Lui aussi s'est attardé sur mes yeux, mon nez, mes lèvres, lui aussi a parlé de ma peau, lui aussi m'a parlé de mes courbes, des mes jambes. Il a comme même eu la retenue de ne pas regarder ce qui m'est intime du moins, il n'a rien dit. Lui, c'est son ami. Comment peut-on autant désirer mon apparence alors que je la hais ? Comment peut-on avoir une vision aussi déformée de ce que l'on est ? Il est comme les autres. Tandis que j'écris ce texte, ils m'envoient des mail... j'ai envie de pleurer. Mon homme me manque tellement... j'ai envie qu'il me serre dans ses bras à m'en broyer les os, qu'on se mêle l'un dans l'autre, qu'il me rappelle que lui et moi, en amour on ne fait qu'un malgré la distance, malgré les apparences. Je ne suis qu'à lui. Demain, il vient me consoler. Il me l'a promis, on sera toujours ami.
Déchirée
Posté le 04 août 2008
@ 11:31 - Dans Troubles
Je récidive, je sombre de nouveau. Je me sens si seule entre eux. Hier, j'étais heureuse de nous deux, il me fesait sourire et ce matin, il me fait pleurer. Les nouvelles qu'il m'envoie sont sombres, sarcastiques, égoïstes. Rien de ce que j'écris ne suffit, pire il se moque de mes mots. Il se noie dans des monologues solitaire. Qu'est-ce que je suis pour lui ? Est-ce la distance ? Est-ce le manque ? Est-ce... lui ? Et lui, il est là tout simplement là. Mais comme j'ai mal ! Mal ! Mal ! Qu'est-ce que je dois faire ? Je ne peux pas en parler à qui que se soit sans paraître monstrueuse ! C'est son meilleur ami... Mais je n'en peux plus. Il m'use, il me ronge, il me manque, il me détruit. A part lui, personne ne parvient à me soulager, c'est le seul qui m'apaise. En son absence, il nous demande mutuellement de nous soutenir, mais quelle ironie ! Hier, je rentre troublée par son regard, par ses bras qui n'ont cessé de me soulever alors qu'on chahutait et lui m'envoie un mail comme quoi je devais être plus attentionné envers son copain qui ne semblait pas bien aller... Mais arrêtez ! J'ai si mal... à cause d'eux, à cause de moi, je nous en veux. Ma tête va exploser ! Posté le 03 août 2008
@ 11:55 - Dans Troubles
J'adore, avec mon homme malgré la distance, j'avoue que cet été, on gère. On recherche, on trouve, on applique mille et une petites choses pour se rapprocher. Ca demande beaucoup d'énergie mais c'est si bon, j'ai l'illusion qu'il est là, avec moi. Il n'en connait pas la raison, mais là, j'ai vraiment besoin qu'il me prouve qu'il m'aime, qu'il est mon partenaire, que c'est avec lui que je ris le plus, que se sont ses bras qui me manquent le plus. J'ai revu plusieurs de ses amis hier, ils ont tous été très attentionnés, c'est gentil mais ça m'inquiète aussi. J'ai l'air de quoi pour mériter tout ça. Et parmi eux, il y avait lui. Ca s'est bien passé. J'ai été distante. Je ne sais même pas s'il m'a regardé, je n'ai réfléchi à ce qu'il avait pu penser de moi qu'une fois en rentrant. Je le revois dans quelques minutes. J'ai peur. Ils me manquent tous les deux. Lui, j'ai besoin de son amour, de l'homme, du mâle. Et lui, j'ai besoin de son amitié, du confident, de son épaule. Avant, j'avais tout, maintenant je n'ai rien. C'est si brutal, ce n'est pas un vide, c'est l'abîme.
|
› Novembre 2008 › Octobre 2008 › Septembre 2008 › Août 2008 › Juillet 2008 › Archives complètes › _lilou_ sur Retour à distance. › Iaoranamoana sur Retour à distance. › _lilou_ sur ainsi va la vie › Loonivers sur ainsi va la vie › Iaoranamoana sur ainsi va la vie › Caá Yarí sur › Iaoranamoana sur › Caá Yarí sur › Iaoranamoana sur crève › Iaoranamoana sur › Diplodocus sur I said come, come and follow me. › Creamm sur She is such a charmer, Oh no › Creamm sur LES MOQUERIES SONT LES BIENVENUES. › Yunfa sur #70: l'irrationnel est en moi (ou pas) › May sur Et j'ai laissé mourir l'automne › _lilou_ sur Parce que j'aime bien faire des listes. › Mona. sur › honneurodames sur On signe ! › Mona. sur I said come, come and follow me. › Amandes sur I said come, come and follow me. |
|
|||||||||||