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L'échappée belle
Par Ciel MPL'ajouter à tes blogs
Une petite citation :  On ne s'évade pas de soi-même.
De quoi parle ce blog ?  

Choose Life. Choose a job. Choose a career. Choose a family. Choose a fucking big television, choose washing machines, cars, compact disc players and electrical tin openers. Choose good health, low cholesterol, and dental insurance. Choose fixed interest mortage repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose leisurewear and matching luggage. Choose a three-piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who the fuck you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing, spirit-crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing your last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked up brats you spawned to replace yourself.

Choose your future.

Choose life.

Revenue de tout; j'y suis retournée.
Posté le 03 janvier 2009 @ 14:55 - Dans Le ciel écrase mon coeur.

Je suis arrivée à vingt heures trente. Mes talons ont claqué sur les pavés, jusqu'en haut des trois étages. J'ai vite trouvé ma place, assise au font du canapé, ma robe noire dévoilant le haut de mes jambes et par instant la dentelle orange de mon soutien-gorge. Toute la soirée j'ai été entourée de garçons. J'ai ris, parlé de cul, d'amour, de sexe, de fantasme, de mort, de lumière, on s'est posé des questions existencielles tel que "Mes cheveux font ils vraiment parti de mon corps ?" ou même "La lumière éclaire-t-elle vraiment cette cage d'escalier ?". Ce genre de questions qu'on peut seulement se poser lorsqu'il est cinq heures du matin, qu'on mange un blinis et qu'on meure de froid. Certain se sont cassé une dent, voire deux. Les filles ont dansé en levant les bras, elles sentaient la Vodka. Laura a embrassé Léo dans la cage d'escalier, Suzon a embrassé Thibault dans la cuisine et Morgan dans le salon, la moitié de la ville s'est retrouvée coincée dans vingt mètre carré, mais putain ce qu'on a rit. J'ai eu un fou-rire à six heures du matin et je suis tombée sous le charme d'un certain Loïc.

Voila je l'ai dit. Il est plus grand que moi. Plus vieux. Ses traits sont fins. Il est terriblement intelligent, musicien, cultivé, quelques grains de beauté, il est amoureux de Laura, et de la beauté de Soline. Et moi je suis bêtement sous le charme. C'est tout. Je ne sais pas si il remet en question mon amour pour Adrien. Je ne crois pas. Ou alors pas beaucoup. Ce n'est pas pareil. Ils sont tellement semblables et tellement différents.
Là où Loïc fume dix joints, tu grignottes quelques chips, quand il rejette la politique, tu t'y engages avec ferveur, ses faiblesses bouleversantes sont comme le nez au milieu du visage (que vous avez droit et fins tous deux) tandis que les tiennes sont plus subtiles, planquées derrières quelques grains au creux de ton cou. Et pourtant vous parlez de littérature, de cinéma et de musique pareillement. Vous me quémandez des histoires de famille, vous me suppliez de vous conter la peinture et la photographie. Loïc a le mérite d'être là et de ne pas m'aimer, tu es loin et tu m'as envoyé un livre de mille pages, sur chacune d'elles tu as collé un mot d'amour. J'ai mis tant de temps à te conquérir, à te faire confiance, à me laisser toucher à distance, tant de temps à t'apprécier à ta juste valeur, tes contours encore flous se dessinent à peine. A s'en frapper la tête contre les murs.

Mon grand corps constellé secoué de sanglots quand la nuit vient à tomber.

 

En avant doutes.

 

Ici, on spontane.
Posté le 14 décembre 2008 @ 18:55 - Dans La vie est belle, parfois.

Mercredi alors que j'avais de la peinture jusque sous le bras, et que je m'appliquais, penché sur mon Canson, à reproduire Bar aux folies Bergere de Manet; les hurlements dehors et le sol qui semblait trembler.
Et puis le lendemain, Jeudi. Arriver et voir les immenses portes en bois bloquées par des poubelles, comme un réveil d'appocalypse.
Et remplir les boulevards, voir les bouteilles de verres voler, les cris, les hurlements, les slogans qu'on scandent dans toutes les langues, les bousculades, cette impression de vivre, vraiment, de faire notre petite révolution.

Et pourtant je suis contre. Ce n'est pas la bonne solution, ce n'est pas à nous de faire ça. Mais c'est peut-être notre seule façon de réagir. Ca nous décridibilise, ça déborde, ça part dans tous les sens, ça ne mène à rien.
Oh, je me garde bien de dire ce que je pense. Pour une fois dans ma vie, je me tais, et j'observe; je nous observe croire en nous,croire qu'on va changer les choses, pronfondément, croire en notre pouvoir, croire en notre démocratie, croire que tout ça n'arrivera jamais. Je rencontre des centaines de personnes et je prends des photos, toujours.

 

 

 

Au bord du.
Posté le 29 novembre 2008 @ 14:45 - Dans Le ciel écrase mon coeur.

Je crève de peur que ça recommence. Que tu dormes quinze heures pas jours, que tu deviennes aussi épaisse qu'une feuille calque, que tu vomisses tes entrailles, que tu ne manges plus rien, que tu fumes trop, que tes cheveux s'en aillent par poignée. Sur la papier y avait marqué protéïnes alpha et beta. On a pas bien compris. J'ai fais un petit rébus, au cas où. Au cas où ce soit le petit mot tant redouté.
Je crève de peur. Je retiens mes larmes et j'ai mal à la tête à force.
Putain je tremble.

 

 

Maman, s'il te plaît.

 

 

 

 

Et tu veux une maison d'où on voit la mer.
Posté le 19 novembre 2008 @ 21:31 - Dans La vie est injuste.

Je n'ai rien de toi. Ni tes yeux, ni tes cheveux, ni tes jambes sur lesquelles le monde se retourne, ni ta grâce, ni ta tendresse, ni ton intelligence, ni ton talent, ni ton sens artistique, ni ton goût, ni ton courage. Ah si. Tes mains, tes grandes mains très fines aux ongles ovales que l'on nous envie souvent, et tes molets, fins eux aussi. Sinon j'ai tout de lui. L'homme que tu as aimé passionément. J'ai tout de lui. Sauf son sang. Sauf ton sang.
Et tu ne vas pas bien, pas bien du tout. Dépression on m'a dit. Tu m'as dit. Tu deviens aussi fine qu'une feuille calque, et je me plais à t'appeller cuisse de mouche numéro deux. Apparement aussi, peut-être, ça ne fonctionne plus correctement chez toi. Alors tu dors quinze heures par jour, tu ne cuisines plus des fois, et la vaisselle s'entasse. Tu pleures et tu ne sais pas quoi faire. Tu t'étrangles tout le temps et tu vomis à tout bout de champ.
Mais on rit toujours, et je ne sais pas comment on fait. Tu t'enroules dans des pulls à trois cent euros pièce et tu fais du thé dans un bouillote à pois rouges. Chez nous il y a des livres partout et ça sent l'encens et un peu la clope, dans la cuisine. Tu t'es remise à fumer, tiens, oui c'est vrai.
Derrière les volets verts on ne se doute de rien. Alors je n'écris nul part nul part, je fais de petites phrases dans ma tête, comme ça, mais je n'écris plus. Je me fais toute petite pour moins prendre de place, je t'écoute pour moins parler, je ne t'embrasse pas, tu ne m'embrasses pas, à se demander si il y a un peu d'amour entre nous.
Tu ne vas pas bien et on ne dit jamais rien.

 

Je me fais toute petite minuscule minuscule minuscule comme Pouillette.

Un matin de Novembre dans un Paris soleil.
Posté le 03 novembre 2008 @ 13:30 - Dans Le ciel écrase mon coeur.

Ce matin il fait beau. Très beau. Ce n'est pas mon Ciel, mais ca me va quand même.
Je me suis assise par terre, sur le parquet âbimé, ma petite culotte blanche sur les hanches, et j'ai récité le nom de onze des plus grandes villes de Russie, les yeux fermés face au soleil. J'étais entourée de mes feuilles de cours, classées dans l'ordre, retenues par un trombone de couleur différentes à chaque fois.
Je vois ma liste des choses à faire qui se réduit doucement, à un jour du départ.
Je dessine beaucoup depuis que je n'ai plus d'appareil, je me mets du pastel plein les mains et je barbouille pour ZAP BOOK bleu turquoise.
Ma chambre est la seule pièce de l'appartement qui ne sent pas la clope. Tout les matins je me lève, je coupe le chauffage et j'ouvre la fenêtre et les volets en grand, en très grand. Il y a des petites culottes partout par terre, ma couette à pois jamais mise comme il faut, des étagères vide et un bureau plein de choses qui ne me servent à rien, qui ne me serve plus à rien.
Il y a une de tes lettre posée sur ma chaise de bois blanche, j'ai pris n'importe laquelle avant de partir, pour t'avoir un peu avec moi. J'y ai posé par dessus un dessin de Florent et un chèque.
Hier soir, hier soir tu m'as dit que tu avais envie de fumer, de t'allumer une clope, toi qui n'est dépendant qu'aux chips à l'oignon.

 

 

Et je n'ai pas bien compris; alors ce matin, ce matin je me suis assise sur le parquet, les yeux fermés et j'ai pleuré un peu je crois, sans trop savoir pourquoi.

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