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Par super-euca MPL'ajouter à tes blogs
Une petite citation :
De quoi parle ce blog ? De pas grand-chose, et c'est déjà bien assez...
Trente-cinq
Posté le 30 décembre 2005 @ 15:51

Il fait hyper froid, un vrai temps d'hiver. Je regarde, debout près de la fenêtre, le paysage gelé, les stalactites aux arbres et la brillance étonnnantes des pavés. J'écoute de la musique classique avec des solos de hautbois superbes, du Krommer, plus exactement. De temps en temps, une tirade technique s'échappe du brouillard des cors et des clarinettes. Mon chat dort, ramassé en boule sur un tabouret et le vent fait doucement bouger le saule pleureur. J'ai presque l'impression qu'un mec dans une tenue impossible va frapper deux coups à la porte, m'annoncer que le thé est servi et que madame ma mère m'attend.

...

Je devrais reprendre pied dans la vie réelle d'ici peu.  

Trente-quatre
Posté le 28 décembre 2005 @ 15:04

Et l'an prochain, qu'est-ce que tu fais ?

L'an prochain, si Dieu veut (ou pas), j'intègre un IUP Métiers du Livre à Clermont-Ferrand*, en option littérature jeunesse. Ils prennent trente personnes et j'y serai, parce que c'est ce que j'ai décidé. En parallèlle, je tente l'admission au Conservatoire. Si je plante mon concours d'entrée, j'essaie de rentrer au putain d'orchestre harmonique de ouf qu'il y a là-bas, méga coté étouétou.

Ca, c'est décidé : la ligne directrice, c'est bon, j'ai. La difficulté, c'est les voies de secours. Je trouve pas de plan B qui me fasse envie. IUP Grenoble, y'a encore plein de doc, et la doc, pour moi, c'est fini, fini, fini. Licence pro : chaud pour poursuivre ensuite. Trucmuche art, peinture, muséologie, science et culture : très beau, très intéressant sauf que : 1) ma culture gé n'est pas à la hauteur  2) j'te raconte même pas la gueule des perspectives de débouchés éventuels derrière  3) j'suis même pas sûre d'en avoir vraiment envie. Année spéciale pour obtenir un DUT Métiers du livre : beuark, pas envie de me faire chier à reprendre au début, pas envie de faire quinze mille heures de cours en une année, pas envie de "perdre" un an. Sauf que c'est encore le meilleur choix à faire...

Y'a donc qu'une solution : être prise sur mon premier choix. Là, je me persuade que je le serai. Si je veux, je peux ?  

 

* l'Allemagne attendra un Erasmus, un stage longue durée, un CDD, un trucmuche de volontariat civil... à voir 

Trente-trois
Posté le 27 décembre 2005 @ 12:00

[Après une désertion d'un bon mois (soulageante : j'y pense plus, j'y pense plus !), Boris is back dans ma tête. Et il y fout un sacré bordel, le con.]

[C'est typique ça : on s'imagine être en train d'oublier, ou du moins de s'éloigner, et paf ! on se le reprend en pleine gueule.]

[Si je me fie au dernier syndrôme "y'a plus que lui", j'en ai encore pour un an et demi avant qu'il jarte définitivement de mon crâne]

[La question qui se pose, c'est : est-ce que j'ai vraiment envie qu'il remballe ses affaires et quitte ses quartiers ?]

[Je crois que je préférerai mille fois qu'il soit présent en dehors de ma tête qu'uniquement dedans, mais que pour l'instant, je me dis que c'est déjà ça]

[Bon dieu, je suis pathétique à se fracasser le crâne contre un mur]

 

edit : tiens, j'ai gribouillé un ptit quelque chose ici. Le truc des sept machins, plus exactement.

Trente-deux
Posté le 24 décembre 2005 @ 15:05

Hier, mon frère a trouvé très à propos d'annuler ses billets de train à la dernière minute et de quitter Paris en bagnole, à vingt heures du soir, avec le brouillard la circulation la nuit sa caisse de merde et un pécé mort à l'arrière. Mes parents étaient sur les nerfs, très mais qu'est-ce qui lui prend il se rend pas compte et nous on s'inquiète et à quelle heure il va rentrer et il va y avoir des problèmes avec toute la circulation etc. Résultat : au moindre mouvement ou son de ma part, engueulade immédiate. Je prend un livre : je suis une fille indigne, alors que tout le monde s'inquiète j'en ai rien à foutre. Je pose le livre : fais pas cette tête-là, on voit bien que tu te rends pas compte. Je reprends le bouquin : t'as qu'à faire comme si tu nous entendais pas, de toute façon en ce moment t'es insupportable...

Vivement septembre.

Je sors d'une semaine à la campagne avec mes parents et ma soeur, sans réseau téléphonique, sans connexion internet, sans journaux, sans télévision, sans librairie. Eprouvant. J'aime pas la campagne, y'a trop de vide, trop d'espace, c'est plein de vide étouffant. Pas de possiblité de sortir seule ne serait-ce qu'un instant, ma soeur qui me colle aux pompes, toute excitée parce que c'est Noël. Bilan : j'ai beaucoup lu, j'ai même attaqué Don Quichotte (et même Marc Levy, j'en ferai en post tellement ça vaut le coup), j'ai bossé mon hautbois et j'ai ruminé, encore, encore, encore.

Septembre, je me barre pour trois ans. Trois ans ? Ca va pas faire un peu long, tes études ? C'est vraiment utile ? Venant de ma mère, qui a, comme mon paternel, son doctorat en poche (et qui elle, n'a jamais travaillé ) , je trouve la réflexion un poil déplacée. Je lui dis. Elle part faire la gueule. Super. J'ai encore des progrès à faire en résolution de problème.

Trente et un
Posté le 15 décembre 2005 @ 22:05

C'est Noël, je ne suis pas la toute la semaine prochaine, j'ai plein de cadeaux de retard donc je passe à la Fnac. Je passe à la Fnac donc je regarde s'il y est. Il n'y est pas donc je reprends mes activités normales (regarder les livres que je n'achèterai pas, ceux que j'achèterai un jour, ce que j'aimerais acheter mais c'est vrai que je suis venue pour offrir des trucs aux autres). Après dix allers-retours entre les rayons DVD et mangas, je me quasi-cogne dans un monsieur. je dis pardon, je suis polie. Je prends finalement un bouquin pour ma soeur (un jour, elle va m'assommer avec tous les livres que je lui ai offert et qu'elle n'a pas lu, mais que voulez-vous, y'a guère que ça que je sais offrir). Je vais à la caisse. Dix minutes de file. J'attends. Je souris, je dis bonjour d'un ton mal aimable (pas ma faute, j'essaie toujours de prendre une voix sympa, mais j'y arrive pas), je paie, je ramasse les quatre malheureux centimes, j'empochette le tout.

Je m'arrête juste à la sortie devant le récapitulatif des concerts je sais pas trop quoi, histoire de regarder tous les concerts chers auxquels je n'irai pas. Y'a du monde. Tiens, y'a le type que je me suis cognée dedans. Bon. Ben c'est pas le tout, je vais m'en vais. 

Je sors de la Fnac. Mademoiselle, Mademoiselle que ça fait derrière moi. Je me retourne. Le mec que j'ai heurté tout à l'heure. Vous avez un lacet de défait, qu'il dit. Ca ne m'étonne guère, puisque je n'ai jamais su faire des noeuds qui tiennent (tout une éducation à refaire) et que ceux de mes godasses pendouillent donc misérablement au ras de mon jean. Je fais un sourire cruche et puis bon, ben je refais mon lacet, je suis pas contrariante moi. Je me relève, il est toujours là. Je vais paraître ridicule, mais je voulais vous dire que vous êtes très jolie. Hein, quoi, comment, pardon ? Merde, j'ai pas de répliques toutes faites pour ces trucs-là, moi, tellement ça arrive souvent (hum). J'envisage un "vous faites erreur" mais j'imagine d'ici la conversation que ça va donner, alors. Je souris pour excuser le rosissement facial instantané. Il insiste : Je suis ridicule. Ben euh non, pas du tout, merci c'est gentil enfin là ça va commencer à me gêner. Est-ce que j'aurai le plaisir de vous revoir ? Oulah merde, comment qu'y me cause çui-là.

... 

S'il avait eu dix ans de moins, je dis pas. Et encore...

Je continue mon chemin, en scrutant les silhouettes autour. Des fois que Boris serait par là.  

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