blogueuz.com
MODE SHOPPING STREET STYLE vidéos BEAUTÉ CUSTO CULTURE acoustiques MADMOIZELLE.TV Vaness' VIS TA VIE ACTU GAMEUZ
Forums Dressings-Rooms Blogs Vie à deux Photos Forums Villes Projet de livre-qui-tue SOS Mode Recherche Fringue Dossiers
  Pseudo : :: Mot de passe : Se souvenir de moi
Oubli mot de passe :: Crée ton pseudo :: Newsletter
eucalyptus inside
Par super-euca MPL'ajouter à tes blogs
Une petite citation :
De quoi parle ce blog ? De pas grand-chose, et c'est déjà bien assez...
Treize
Posté le 21 octobre 2005 @ 19:18

Dans le bus, assis devant moi, y'avait un jeune couple. Ils avaient tous les deux les cheveux longs, il portait une veste marron et elle le regardait en souriant. Je me suis dit qu'il aurait pu être lui et que j'aurai pu être elle, qu'on aurait été aussi tous les deux côte à côte sauf que nous, on aurait eu tous les deux les cheveux courts.

Y'a une nouvelle de Jonathan Coe, 9th and 13th, qui raconte l'histoire qu'il y aurait eu si le narrateur avait osé, s'il avait dit, s'il avait su, comment d'un mot placé au bon endroit tout aurait pu changer, devenir, se développer. C'est simple et c'est touchant, c'est joli et tellement familier, mes yeux ont laissé échapper des hectolitres d'eau salée.  

Je le superpose partout, à toutes les images de mon quotidien, un geste une main et je le reconstitue entier. C'est l'ennui qui fait ça, l'ennui, l'attente, l'impossibilité.

Je suis désagréable et ça me fait presque plaisir, je n'ai pas envie de plaire à qui que ce soit si je ne peux pas lui plaire et c'est complètement idiot, bon dieu, encore quelques semaines et je lis Marc Levy.  

Douze
Posté le 20 octobre 2005 @ 18:48

Entendu à la Fnac, pendant que je fouinais dans les parutions poches : "Orwell, c'est francophone ?". Mouahaha. Un peu plus loin : "Non mais Voltaire, c'est peut-être pas dans la littérature française". Huhu. Et au rayon langue étrangère : "Kertész, c'est espagnol ?" Humph. Soit c'est le hasard, et ce jour-là, les gens autour de moi étaient, à défaut d'être cons, du moins ignares, soit c'est comme ça tout le temps et je viens juste de m'en apercevoir.

A vrai dire, je penche un peu pour la deuxième solution. En ce moment c'est fou comme la connerie des gens me prend à la face, j'ai l'impression de vivre au milieu d'un troupeau de boeufs incapables de la moindre nuance. A table, ce midi : "en général, les homos sont plus beaux". J'ai fait remarqué que c'était un peu caricatural (oui, en public, je me contiens) et on m'a répondu d'un ton implacable que "peut-être, mais en tout cas c'est vrai". Bon.

Tout ça me ressort par les yeux, décuplé par cette formation à la con qui ne me plaît pas, je suis rentrée depuis un mois et j'ai la sensation d'avoir fait l'année, on ne m'apprend rien, les quelques notions abordées tiennent du bon sens. On se désole en groupe, nous on voudrait qu'on nous fasse réfléchir, pas seulement acquérir des réflexes pavloviens, merde. On se soutient en discutant littérature, politique, actualité et de temps en temps on chuchote, pendant ces longues heures idiotes, qu'on vaut mieux que ça. C'est vrai, quoi.

Onze
Posté le 16 octobre 2005 @ 21:58

Hier, une heure du matin, je suis affalée sur mon canapé. Au programme : Troie, sa plage, son temple, ses acteurs en jupette, et Constantine, ses démons, son exorciste et son propos antitabagique. Je suis très nulle en ciné, je vous épargnerai donc une critique mal argumentée. D'autant que je suis bon public.

Enfin, bon public, mais pas au point d'avoir apprécier Constantine, faut pas pousser. D'autant que le sujet est sensible : démonologie, chaos, réinterprétation biblique, passage d'un monde à l'autre, sur des sujets de ce type-là, ça nécessite de tenir un peu la route, ce qui n'est malheureusement pas le cas. En gros : le réalisateur devait avoir super envie de montrer un chasseur de démons avec le cul entre deux chaises. Bon. Soit. C'est un peu léger, {MARQUE}Keanu Reeves{/MARQUE} qui botte les fesses des êtres infernaux, alors il y ajoute l'idée d'arme ultime (précédemment détenue par les nazis, sinon on fait dans la finesse, faut faire gaffe quand même). Et puis celle de rédemption. Et puis celle de passage interdimensionnel. Et puis celle de destinée. Et puis celle de conflit entre êtres suprêmes. Et puis celle d'initiation. Et puis celle de fils de. Enfin il y met des tas de choses marrantes pour les amateurs du genre, sauf que rien n'est structuré, tout est noyé dans un ensemble de signes à la con éparpillés à droite à gauche, sans cohérence, qui navigue (en plus) entre sérieux et (tentative d') humour, lequel tourne assez rapidement au grotesque. C'est pas fin, et c'est rien de le dire.

Troie, c'est très nettement superproduction machin rien à branler du texte d'Homère, je fais ce que j'veux d'abord et ça se vendra mieux, mais c'est assumé. Pâris était douloureusement lamentable dans son duel, c'était terrible, j'ai souffert avec Hector (lequel, bon dieu, vaut bien {MARQUE}Orlando Bloom{/MARQUE} et {MARQUE}Brad Pitt{/MARQUE} réunis). Ca me fait penser à lire l'Iliade et l'Odyssée, d'ailleurs, puisqu'à ma grande honte, j'ai simplement lu les extraits imposés en cours... Bref.

(Oui, je n'ai rien à dire)     

Dix
Posté le 12 octobre 2005 @ 16:12

La deuxième année d'IUT a un faux air de fac, avec les horaires à la con, les journées en gruyère et les gens qui vous parlent d'avenir. Aujourd'hui, pas cours de la journée et lundi dernier, deux heures seulement. Les cours ont des intitulés étranges, soit des sigles bricolés (GED, MSI, RDI), soit des expressions vagues (Techniques d'enquête, je fais un dut espionnage). Les institutions politiques, des Mérovingiens aux Capétiens ça a l'air assez réjouissant même si je ne vois pas bien à quoi ça pourra nous servir, enfin ce sera toujours plus rigolo que la tranche Les institutions politiques : IIIe, IVe et Ve Républiques. 

Pour cause de travaux, on stagne au couvent, un vieux bâtiment en pierre à cour carrée, avec deux pauvres arbres au milieu. Il ne manque plus que les poules. Les WC datent de l'entre-deux guerres : les verrous sont assez lourds et l'autre jour, en refermant derrière moi, je crois bien que la porte s'est fermée à clé. De l'extérieur. 

Les bus ne montent pas jusque là-haut alors on marche, on rentre le soir vers la place Jean Jaurès en passant vers le pont de fil qui remue doucement lorsque le temps est venteux, la Loire est à sec et ça a un côté décevant, de se dire que si on se jette de là on ne mourra pas noyé, pas même la différence de température ni rien, mais qu'on se brisera les os sur ces rochers aigus qui nous déchireront la chair, et qu'on crèvera la gueule ouverte sous le coup de la douleur. 

Puis on se dépêche un peu dans la rue piétonne, on regarde les vitrines vite fait, on double les mamies et on fait un détour par la Fnac, parce que finalement rien ne presse.

Neuf
Posté le 09 octobre 2005 @ 14:13

Hier soir mon grand frère au téléphone, il n'avait rien à dire mais besoin de parler quand même. On a causé des derniers mp3 qu'il a téléchargé, des blogs qu'on suit tous les deux, il m'a filé des sites de dessinateurs. On a fait un bilan de ce qui est passé à la télé cette semaine, j'ai un peu raconté ma vie et mes questions pour l'Allemagne. L'an dernier j'étais en pleine ébullition, j'avais assez de projets pour ma vie entière et même plus, je voulais être bilingue, vivre en Allemagne et étudier le hongrois et il avait dit que je ne le ferai jamais, que ça resterait à l'état d'envies.

Je ne veux pas renoncer à ces projets-là. Je ne veux pas ni faire une croix sur des études intéressantes (même longues) ni sur l'Allemagne ni sur la musique ni sur l'écriture. Ecrire pour moi, travailler le hautbois dans mon coin, lire en allemand ou compenser dans mon boulot, ça ne compensera jamais.

Ca tourne en boucle dans ma tête, les programmes d'échange avec l'outre-Rhin, les licences pro, les masters métiers du livre, la procédure d'inscription en Conservatoire, les pour et les contre, les c'est trop tôt et les j'en crève d'envie, le stage qu'il va falloir trouver et les vacances d'été, si je travaille je vais à Köln sauf si je dois y partir à la rentrée, l'hypothèse de toutes les épreuves plantées et d'une licence à reprendre en première année, le côté définitif de la candidature pour la Germanie si je candidate, je suis prise, le TestDaF que j'aimerais passer, mais où ?, le stress à venir des concours d'entrée de CNR, les équivalences à obtenir alors que mes diplômes ne sont pas reconnus, des orchestres à contacter, refuser des occasions, faire le pari de croire en soi.

Devoir prendre des décisions, c'est terrible.

Page 1 › 2 › 3 › 4 › 5 › 6 › 7 › 8 › 9 › 10 › 11 › 12 › 13 › 14 › 15 › 16 › 17 › 18 › 19 › 20 › 21 › 22 › 23 › 24 › 25 ›
Catégories
Sans catégorie (123)
Cinq mois d'archives
Avril 2009
Novembre 2008
Aoüt 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Archives complètes
La phrase des fois con, des fois pas : (propose la tienne)
"Baisse un peu l'abat jour, viens près de moi t'asseoir, baisse un peu l'abat jour, il fait si doux ce soir" (Eliane Celys)
Plan du site | Rédaction - Communiqués | Annoncez sur madmoiZelle | Informations légales
madmoiZelle est une marque déposée. madmoiZelle, un magazine qu'on pourrait croire qu'il s'écrit mademoiselle, mais en fait, non. © 2005-2010 ALJ Presse
Partenaires : Studyrama /