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eucalyptus inside
Huit
Posté le 05 octobre 2005
@ 14:33
Je me pose des tas de questions, en ce moment. En vrac : est-ce qu'il est humain de faire déjeuner ses filles dans une pièce où des chats urinent et chient à qui mieux mieux ? Est-ce que les pieds, c'est proportionnel au corps ? Akhana aurait-elle signé un bouquin sous le nom de {MARQUE}Véronique Ovaldé{/MARQUE} (parce que les premières pages, punaise) ? Est-ce qu'un jour il fera de nouveau chaud ? Est-ce que je vais me coltiner mon 85B à vie ? Comment porter des chaussettes sans qu'elles ne laissent de marques ? Mon piteux bureau supportera-t-il le poids d'un PC ? A quoi est-ce qu'il pense, là tout de suite maintenant ? Le violet et le vert, ça jure pas trop ensemble, si le violet est pâle ? Combien de kilos encore à prendre pour que mon IMC n'hurle pas 'squelette' ? Quand vais-je pouvoir partir de chez mes parents ? Quel degré de plantage sur mon dernier DS ? Où peut donc se planquer Boris ? Je pars en Allemagne tout l'an prochain ou pas ?
Sept
Posté le 03 octobre 2005
@ 18:55
Je suis sortie de ma douche ce matin, j'ai regardé la masse capillaire qui se désorganisait autour de mon crâne et je me suis dit, aujourd'hui, je coupe. Avec un rasoir super-déesse machin j'sais pas quoi rose. J'ai taillé dans tous les sens, dans la nuque en ne voyant rien, le sommet de la tête en fermant les yeux et en me penchant en avant, les côtés, la frange qui n'en est pas une, tout. Y'a un côté jouissif à se couper les cheveux soi-même. Quand j'étais môme, c'était l'interdit absolu : on ne coupe pas les cheveux, même pour jouer. J'ai essayé quelque fois et essuyé des engueulades terribles. Se ratiboiser les veuchs toute seule, c'est aussi faire un pari énorme. Sur l'instant on est très content : même à l'aveuglette, c'est pas mal, enfin en tout cas, c'est plus court. C'est quand on entre dans les détails que ça se complique. On voit que là y'a une bosse, ici un creux, là c'est un peu court et on a laissé encore trop longueur ici, et ce serait pas mieux en égalisant ? C'est souvent pendant l'étape finitions qu'on a un geste malheureux : un coup de rasoir un peu violent, et bam, ça te fiche la coupe par terre. La seule vraie question ne surgit que bien longtemps après (genre le lendemain, juste avant de monter dans le bus) : oh merde, de quoi je vais avoir l'air le temps que tout ça repousse ?
Cinq
Posté le 25 septembre 2005
@ 21:30
15 août de cet été : coup de téléphone de mon frère, pas grand chose à me dire à part comment ça va et pas trop secouée par la Germanie, il dit qu'il rappelle demain pour mon anniversaire. Hier, minuit et demi : jamais je le remercierai assez. D'une, il m'offre une clé usb lecteur mp3 que ça déchire alors que je m'attendais pas du tout à quoi que ce soit, et en plus, il me force à regarder Fight Club, contre mon gré, que je m'en serais voulue à mort de passer à côté - constatation qui a émergé de mon cerveau à environ deux minutes après le générique. Raaaah ça cartonne, dire que ça fait deux ans que je refuse obstinément de le voir...
Quatre
Posté le 21 septembre 2005
@ 18:49
"Alors, t'as vu Boris en Allemagne ? Qui est Boris ? Boris n'est pas un écrivain célèbre mort trop jeune. Boris n'est pas un ex-président de l'Est. Boris n'est pas un sportif entâché par le scandale. Boris est un étudiant qui a pour seules caractéristiques de se barrer en Allemagne cette année et de s'appeler Boris, prénom qu'on retient facilement, un peu comme Nicéphore, mais en plus germanique. Boris est un moyen d'éviter les questions gênantes, et, en même temps, de parler au second de gré de trucs dont mes collègues d'iut se tapent lorsque c'est premier degré. Comme elles sont loin d'être connes, j'imagine qu'elles s'en doutent - et que ça leur va bien comme ça. Moi aussi. Ca m'évite de vivre les choses dans la réalité. Cet automne elles auront droit à "Sans Boris c'est vachement vide non ?" et je crois bien que personne n'aura le courage de rire. C'est pas au Kaufhof que je guette Boris, évidemment. L'Allemagne m'a remonté le moral, m'a rassurée sur mes capacités à plaire, j'ai un peu joué le jeu et je me disais, dix mille sex-symbols polonais contre un seul Boris. Mais Boris il est loin, bien plus loin que la Germanie, que la Pologne, que le bout du monde, puisqu'il est indifférent.
Trois
Posté le 18 septembre 2005
@ 21:56
Présentement, dans la pièce où siège l'ordinateur familial, ça schlingue le chameau crevé. Non que mes parents égorgent ces charmantes bestioles à tour de bras et en enferment les carcasses dans les placards du bureau, non. Il se trouve simplement qu'un ami de mon géniteur lui a ramené d'Agadir deux poufs. Je pourrais vous dire que ça me fait penser aux longues étendues désertiques, là-bas, au delà des montagnes, et aussi aux origines tunisiennes de ma grand-mère, à un côté festif tout en gardant l'aspect un peu mystérieux et essentiel, le sable et ses dunes et le ciel qui prend toute la place laissée libre. Mais non. Juste ça pue la viande morte, intensément, pile à l'endroit de la connexion internet.
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