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eucalyptus inside
Deux
Posté le 15 septembre 2005
@ 22:28
Réunion de hautbois ce soir. La salle est vide, les chaises bien en lignes, la grande table des jurés aux exams encore là. Instinctivement je m'assieds un peu dans le fond, je pose mon sac sur la chaise d'à côté. Je croise les bras et là ça monte, cette réaction immédiate du corps qui a reconnu tout seul les quasi-conditions d'examen et qui m'envoie tous les signaux possibles de stress. Je contracte un peu les mâchoires et je regarde vers l'estrade, presque surprise de ne pas voir le pianiste installé et le pupitre bien droit. En rentrant à pied, j'y repense, à l'examen de l'année dernière. Ce qui est frustrant avec la musique - bien que ça en soit aussi l'attrait principal -, c'est l'instantané. Tu crées au moment où tu joues, il n'y a pas moyen de tricher. Ni de réécouter. Pas de traces. C'est idiot mais j'aurai aimé m'entendre jouer. J'ai juste les sensations de l'instant, modifiées par ma concentration, floutées par mon stress. C'était du baroque, l'année dernière. Elle a dit qu'on sentait mon aisance sur ce registre-là. Elle a ajouté un truc que j'essaie encore de déchiffrer : "ça correspond au personnage". Ah.
Un
Posté le 12 septembre 2005
@ 14:56
En ce moment, je suis d'une morosité à faire pâlir d'envie un trottoir d'automne. La faute à l'inactivité, sans doute. Conséquence : je suis méga chiante et j'ai envie de rien, sauf l'autre jour où je suis passée à la maison de la Presse. Je jette un coup d'oeil aux nouveautés en poche et que vois-je ? Un recueil de nouvelles dont le titre d'un optimisme sans précédent me fait de l'oeil. Passer l'hiver, qu'il s'appelle. Même dans mes rêves je grogne. Ce matin, 4h36, mon corps me signale qu'il est temps d'opérer un renouvellement de protection hygiénique enfin bref, et interrompt une charmante discussion où ma dernière réplique était "Putain, mais qu'est-ce qu'on va aller foutre à Chambord, merde". C'est dingue, même mon inconscient est vulgaire. Evidemment il m'a fallu une heure et demi pour me rendormir, et j'ai définitivement émergé à dix heures, lorsqu'un livreur a appuyé comme un goret sur la sonnette du portail. Personne à la maison. Je saute dans mon jean, j'enfile un pull et j'ouvre. Trop tard, le mec est déjà reparti avec son camion. Zen.
Zéro
Posté le 11 septembre 2005
@ 14:32
Tiens, cette nuit, j'ai rêvé que la rédac était invitée à bouffer des nouilles chez fab, dans le but d'écrire un article sur lesdites coquillettes... Il va être temps que je reprenne des activités normales, moi. Je me fais signe que je n'ai rien d'autre à dire. Marde alors, ça commence bien.
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