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Yaourt aromatisé
Coquetterie et autres chichis
Posté le 07 août 2011
@ 13:22
Jusqu’à preuve du contraire je suis une fille…Et qui dit fille dit coquetterie. Enfin paraît-il… Sauf qu’aux dernières nouvelles mon copain est plus coquet que moi. Cherchez l’erreur.
Premier constat : il se met tous les jours de la crème hydratante, ce qui est censé être le B.A.B.A. des soins, blablabla. Quant à moi j’en mets…quand ma peau vire crocodile et que je commence à muer. Un poil glamour (ou même une écaille glamour oserais-je dire...). Ceci dit il m’arrive d’en mettre lors d’un excès de zèle : « en ce jour de gueule de bois, moi, Claire B****, décide de prendre soin de moi, parce que non là ce n’est plus possible –rapport au teint blafard post-cuite. ». Et là c’est parti, recherche d’une crème nivéa achetée en septembre 2007 pour les bonnes résolutions de la rentrée, d’une lotion gommante offerte pour mes 20 ans (il y a seulement deux ans quoi...). Et même que parfois j’appose un masque à base d’argile (date d’achat non identifiée là par contre...). Hé ouai.
Deuxième constat : Il s’épile les sourcils. Chose qui ne m’a jamais effleurée l’esprit. Être blonde aide aussi il faut avouer… Et là, question qui a fini par tomber : « Pourquoi tu t’épilerais par les sourcils ? – Hein ?! Quoi ?! Comment ?! Je pensais que tu m’aimais comme je suis… Je me suis trompée. – Non mais euh c’est juste pour leur donner une certaine forme, voir ce que ça fait…- Ca fait moi avec les sourcils épilés. D’autres suggestions ?! –Heu non… ». Je suis quelque peu réactive. Et aussi j’ai légèrement tendance à exagérer lorsque j’écris…Mais chut.
Enfin je n’ai pas cédé à cette demande qui n’est d’ailleurs jamais revenue sur le tapis. Même si dernièrement un doute s’installe : Suis-je anormale à ne pas avoir de sourcils épilés ? Et pire, à n’avoir jamais mis les pieds chez une esthéticienne ? Que je vous rassure, je m’épile tout de même mais à la crème dépilatoire étant donné ma douilletterie (D’après le Dico TV5 ce mot n’existe pas, d’après Word si. Word 1 – Dico 0 ). Et puis passons sur cet aspect relativement intime de ma vie.
Suite à cette angoisse, je me suis mise à faire des statistiques sur les femmes/filles que j’ai rencontrées ou croisées. Bilan ma foi bien mitigé… Enfin on remarquera tout de même l’exclusivité d’une telle enquête qui n’a certainement jamais été menée (Vraiment le journalisme me tend les bras...). Côté femmes épilées des sourcils : des jeunes filles de mon âge ou moins ou plus, des un peu plus vieilles sans enfants et des encore plus vieilles mais avec des enfants qui ont atteint l’âge de se débrouiller seul (soit des filles qui ont plus de 8 ans et des garçons qui ont 18 ans passés. Ok c’était facile.) . Côté femmes non épilées : de jeunes mères aux cernes creusées qui sortent le champagne quand elles ont réussi à dormir 5h d’affilé, habillées comme si elles allaient faire un trek dans l’Himalaya, et le marmot sur l’épaule qui crie à tue-tête (Et non je ne suis toujours pas fan des enfants…et ça ne va pas en s’améliorant. Enfin un jour qui sait...). Et ceux sont à peu près les seules dans ce cas à part celles qui ont dépassé 70 ans ou qui partent six mois faire de l’humanitaire au Turkménistan. Le hic c’est que j’appartiens à cette deuxième catégorie mais ne me reconnaît pas trop même si, un jour c’est sûr j’irai faire de l’humanitaire. Enfin peut-être pas six mois, ni au Turkménistan mais sisi j’irai. Du moins je peux utiliser cette hypothèse pour expliquer que « Tu comprends, je dois me faire aux rudes conditions de l’isolement dans une yourte en plein centre de la Mongolie. Donc j’y vais par étapes genre la semaine prochaine plus de téléphone portable, puis plus d’internet, etc. Enfin là j’en suis à l’étape « plus d’épilation des sourcils ». Je sais, c’est dur.». Ou sinon plus simplement je peux me la jouer « Je ne suis pas les dictats de la beauté », grande rebelle que je suis…
En fait, je crois que je suis surtout flemmarde. Mais qu’on se le dise, être belle prend un temps fou. Il n’y a qu’à regarder les vidéos pour apprendre à se maquiller. Car oui j’avoue de suite : j’ai tapé « maquillage charbonneux » ou encore « maquillage naturel » sur Youtube. En même temps, j’étais pendant un mois en stage ouvrier dans une usine qui fabrique des moteurs aéronautiques, avec des chaussures de sécurité aux pieds huit heures par jour et aux cours desquels je n’ai pas arrêté de serrer des mains. Du coup, trop de masculinité m’a poussée à chercher un peu de féminité en ce bas monde. Et me voilà entrain de visualiser le B.A.B.A. d’un maquillage réussi. Conclusion, j’en ai pour minimum trois jours pour atteindre LE look naturo-sophisitiqué d’une jeune ingénue ou encore appelé « maquillage nude ». Première étape : mettre la crème qui protège la peau. Au vu de ce qu’elle va subir par la suite, je doute de l’efficacité de ce truc. Enfin si ça peut donner bonne conscience lorsqu’on se tartine de divers produits cosmétiques… Deuxième étape : mettre du fond de teint. Moi j’ai toujours cru que c’était pour cacher les imperfections, du moins c’est à ça que ça me sert. En fait il faut le prendre de la même couleur que sa peau et l’étaler partout. Là, il faudra m’expliquer l’intérêt étant donné que pour les imperfections c’est avec autre chose qu’on les camoufle. Bref, le marketing a encore frappé. Troisième étape : camoufler les imperfections avec un pinceau et prendre comme « camoufleur » (aucune idée du nom cosmétique de ce truc...) beige crème doré légèrement rôti (j’exagère à peine...). Quatrième étape (et il y en a encore pas mal...) : Mettre de la « poudre libre », c’est-à-dire mettre une poudre qui au moindre coup de vent s’en va. Utilité : nulle. Ah marketing quand tu nous tiens… Cinquième étape : Mettre du blush (ça en gros c’est ma première étape) et de deux couleurs différentes soit pour creuser les joues, soit pour donner bonne mine. Personnellement, ça ne fait qu’atténuer le teint cachet d’aspirine mais bon, tout est relatif ! Sixième étape : là on passe aux yeux. Ca commence par le crayon qu’il faut bien passer à l’intérieur de la paupière. Pour faire court, si vous commencez à déloger vos orbites avec votre crayon c’est bon signe. S’en suit la pause d’ombre à paupière et là c’est tout un rituel : prendre le pinceau 45b avec la couleur brun océan (Ou quand le marketing part un peu en vrille…enfin ils veulent peut-être parler d’une couleur qui se rapporte à celle de la Manche...) et l’appliquer à 2,3 millimètres de la base de la paupière et ce sur une distance de 1,7 millimètres. Puis utiliser le pinceau 23h6 avec la couleur skinny parme (Vraiment en vrille...) en l’appliquant sur la paupière en suivant le sens qui est déterminé par le parcourt que suit votre doigt en partant de la base de la narine jusqu’au coin de votre œil. Vé-ri-di-que. Et puis rebelote avec je ne sais combien de couleurs. La touche finale étant le mascara qu’il faut appliquer en faisant des petits zigzags pour bien écarter les cils. J’ai testé : je les ai bien collés entre eux. J’ai dû zigzaguer dans le mauvais sens…C’est comme avec la cuisine : j’ai pas raté mon plat, j’ai juste pas dû tourner la pâte dans le bon sens. Vraiment, on sous-estime trop souvent le sens du « tournage » ou en ce qui nous concerne du « zigzagage ». Septième étape : La bouche. Déjà il faut mettre du crayon à lèvre autour. Je trouve que ça donne un air de tante Gertrude version « j’ai dû mal à passer le cap de la cinquantaine ». Cependant, quand c’est bien fait, ça marche. Tout est dans la pression qu’on exerce avec la pointe du crayon. Léger sur le haut puis au bout de 1,26 centimètre on appuie très légèrement plus, et on relève après 73 millimètre, etc. Ensuite, on tapote dessus avec le doigt pour estomper. C’était bien la peine d’appuyer un chouïa plus ou moins. Et après on met le fameux gloss pour un effet « shiny ». « Brillant » ça marche aussi mais c’est bien moins glamour… Pour ma part j’ai plus l’impression que je viens de tremper mes lèvres dans un bain de glycérol mais après tout. De toute façon je ne mets plus rien sur les lèvres vu que je laisse des traces partout sur les verres/bouteilles. Et du coup au bout d’une demie-heure j’ai redécoré toute la vaisselle et ma bouche a repris sa couleur normale. Rendement quasi-nulle alors que la probabilité d’être inculpée si un crime se produit dans la pièce est relativement augmentée.
Huitième étape : faire une duck face devant la glace pour voir le résultat. A croire que c’est un réflexe myotatique (Word et le dico ne connaissent pas ce mot mais wikipédia si. Wikipédia 1 - Word 1 – Dico 0).
Autant vous dire que regarder ces vidéos a été éprouvant au point que je n’ai pas eu le courage de passer à la pratique. Seulement de regarder comment se faire une jolie coiffure avec un Head Band, une sorte de bandeau fin. Résultat : Keith Richards sors de ce corps !
Le 91
Posté le 21 septembre 2008
@ 18:54
13h02, Hop, Hop, je me dépêche de prendre le bus. Direction Montparnasse. On penserait que le plus dur serait le trajet chezmoi-bus, avec tous les obstacles qu'il contient, he bien c'est faux. Certes, il n'est pas sans embûches. Prenez ce paisible petit épicier de quartier, on perd le contrôle d'une des roulettes de sa Samsonite (Oui, je suis équipée, ma valise robuste sera ou ne sera pas.); et bam! Dégringolade de courgettes suivi d'un roulé-boulé d'oranges, et avec un peu de malchance, lâché de melon. Bon ce n'est pas forcément le scénario catastrophe type, mais tout de même. Sait-on jamais.
Le Printemps.
Posté le 13 avril 2008
@ 13:12
arrive. Même si il neige (en plein mois d'avril), il est bien là! Il y a des signes qui ne trompent pas, car ce n'est pas qu'une question de feuilles aux arbres et de bourdons qui batifollent.
Preuve numéro 1 : Les couvertures des magazines. Sujet de prédilection: les régimes. Mais attention, certaines revues prennent de l'avance et publient déjà des recettes miracles en février (on est donc encore en hiver). Et évidemment, toute jeune fille soucieuse de son sexe appeal, va les appliquer à la lettre (à peu de choses près). Et vous, préparationnaire avertie et dont la dernière lecture de cosmo remonte au mois d'Aout, où vous vous prélassiez sur la plage enrobée de Monoï, toute contente de l'effet placebo qu'il procure; vous n'êtes même plus sûre de connaitre le sens du mot "régime".Il faut dire qu'on a autre chose à compter que les calories en maths sup.!
Quoiqu'il en soit, vive le printemps!
Gueule de bois et autres complexes dans le brouillard.
Posté le 08 avril 2007
@ 07:18
Le happy hour est l'ennemi de la désespérée sentimentale. CQFD. Hier soir, avec mes camarrades de -attention tenez-vous bien- 'classe préparatoire à la classe préparatoire', c'était saoulage collectif (ou à demi-collectif, certaines têtes pleines étant aussi bien faites et donc raisonnables) en un lieu sacré de la nuit où se concentrent restau, bars, boites de nuit,etc. (Tout le minimum syndical du fêtard occasionnel). Ma consommation totale de bière devait approcher les deux litres (auxquels s'ajoute un verre de vodka pris à la sauvette avant de partir...), de quoi fréquenter assiduement les toilettes du bar; mais surtout sombrer en toute insouciance dans le patéthisme...'Héééé machiinnn, t'es toujours puceau ou paaaas ? -Nan mais euh c'est quoi ces questions ??? -Oh ben quoi ? Tu peux tout m'dire! Ah ben tiens bidule tu tombes bien; et toi alors toujours puceau ou pas ???' *Intervention -tombant à pic- du serveur pour ramener la deuxième tournée (Happy hour power!)*. Et sûrement d'autres choses à ne pas se remémorer... Là n'est pas le vrai souci. Le problème c'est que un monsieur qui boit dit plus facilement des compliments, et si il n'en dit pas...c'est qu'il n'y a pas matière à. Et quand nous ne sommes pas la complimentée, ça coince...Parce que l'heureuse élue est évidement la Laure Manaudou en herbe de la bande version métisse indonésienne beaux yeux gris (Ce qui est pour nos bonshommes franchouillards bien plus exotique que la blonde yeux clairs peau un peu halée par le soleil -parce que oui on fait des efforts en supportant la chaleur en bronzant le samedi après-midi- ...).Oui celle que vous voyiez l'année dernière tous les jeudi matin en allant à la piscine, sur la pancarte posant en {MARQUE}bikini{/MARQUE} pour un magasin de surf...Ce qui d'ailleurs vous donnez à chaque fois le reflexe de vérifier que vous aviez bien pris votre serviette de bain afin de cacher le plus de centimètres carré de peau jusqu'au moment fatidique de l'entrée dans l'eau.
Le problème est que cette damoiselle fait aussi battre le coeur d'un autre de la classe que vous trouvez très mignon et bougrement sexy, mais évidemment c'est à sens unique.Le problème est donc de taille: elle accapare la libido de vos deux cibles (Multiplier les prois n'est pas forcément ce qu'il y a de plus stratégique pour réussir sentimentalement. Vos théorèmes probabilistes et autres propriétés statistiques ne vous sont pas d'une grande aide dans ce domaine... Hélas.). Enfin surtout la libido du sexy boy, car l'autre en fin de soirée a vu la sienne se reconcentrée sur une autre copine de classe, qui l'alcool aidant, l'a comme qui dirait 'pécho'. Ah ben voilà, bravo, plus de plan A, ni B. La A ayant été à la base le sexy monsieur, mais qui depuis quelques jours avait interverti avec le monsieur opportuniste (un compliment glissé à la trop casée, et hop on retourne sa veste, et une main sur la fesse de la voisine, une!). Pas très malin tout ça. J'aurais pu aussi tenter de le 'pécho', être la première sur le coup mais il y a un hic...En temps normal je suis assez timide, mais néanmoins entreprenante (dixit mon ex) quand il le faut, surtout avec dix grammes d'alcool dans le sang. Seulement je suis l'heureuse propriétaire d'un model mignature du réseau transilien plaqué sur mesdents du bas. Ah ben ouai ça caaaasse (Hop sortez les Happy Meal, Braïce est chez McDonald!). Alors pour embrasser ça ne devrait peut-être pas tant déranger (mes dents du bas n'étant pas une zone érogène pour ma part...on se passera d'un balayage linguale dessus.) mais sait-on jamais. Le mâle en rute vous pelotant et décuvant peut d'un coup sentir du bout de sa langue la ruguosité de ce montage métallique et arrêter brusquement l'étreinte l'air de dire 'J'ai été trompé sur la marchandise, j'embrasse la tour eiffel eu lieu d'une blonde haut perchée sur ses {MARQUE}compensées{/MARQUE}...' Et là c'est le drame. Rejet complet...A part si le jeune homme 'm'aime pour ce que je suis et est prêt à accepter tout de moi (dont l'argenterie bucâle)'. Ce qui est impossible, comme je ne suis pas partie pour vivre quelque chose avec quelqu'un que je connais depuis longtemps qui m'aime en secret et qu'en fait, au fond de moi, j'aime...Voyez le topo (cliché certes) ?
Bonne année !
Posté le 30 décembre 2006
@ 16:49
Cela fait huit mois que je n'ai pas écrit. Que d'attente pour mes (anciens?) lecteurs. Mais quand on aime, on ne compte pas hein ! Oui bon peut-être un peu quand même...Mais si l'on reste dans l'esprit de Noël, on va dire que non. Et trêve de blabla introducteur, allons dans le vif du sujet...Mais que m'est-il arrivé cette année ?! Certes mon absence au sein de la blogosphère n'est pas dû à d'intenses voyages humanitaires aux quatres coins du globe. Parce que non je n'ai point d'excuse héroïque, ni d'excuses tout court. Mais dois-je réellement m'excuser ? Enfin passons aussi le quart d'heure philosophique, et entamons le court récit de cette sympathique et néanmoins rapide année (on trouve les qualificatifs qu'on peut.).
Les jours passent (trois ou quatre, le temps d'un séjour sur une de nos îles paradisiaques pour Môsieur. Tandis que je menais une relation fusionnelle avec mes mouchoirs. A cause de la piscine hein, pas à cause du dit môsieur. Tout d'même.). Et il m'invite à une soirée dvd dans son studio. Finalement -et evidemment- nous ne sommes que deux. Ce qui se résumait à être allongés sur son matelas à l'épaisseur peu soupçonnable, en regardant Jet Set et un autre du genre. Le choix du monsieur...Trois petits points de suspension hein. Blessée à l'égo face à un manque cruel de tentative de sa part (être à deux mètres l'un de l'autre sur un même matelas de deux mètres vingt, tout d'même.). J'entame ainsi une contorsion dont le but est de se rapprocher de lui, tout en ayant l'air de rien, et en regardant le film en même temps (pour n'avoir l'air de rien justement). Sans résultat. -Bah pourquoi tu dis rien ?! me demande-t-il avec vigueur. -Qu'est-ce tu veux que je te dise ? C'est bien, profite de la vie. -Mais tu pourrais me retenir! Me dire que tu veux pas que j'y aille avec mes potes. -Tu veux que je te fasse une scène ?!! A trois heures du mat' ?!! Et puis pourquoi faire ?! Tu fais ce que tu veux! -Oui mais j'aimerais que tu me retiennes! Tu sais il y aura machine et bidule qui sont folles amoureuses de moi... -Ben euh, j'te fais confiance...Bon on dors oui ? J'ai conduite demain, et si c'est pour entendre ça...". Après cette soirée, je le revois une fois chez moi, mais je finis par me montrer peu entreprenante.Enfin le garçon fonctionne bizarrement. Lorsqu'on regarde un film, exit la tendresse. Et une fois le film fini, j'ai à peine le temps de me rassoir que je suis prise d'assaut. Au final j'ai plus le souvenir d'une ventouse (je pense sincèrement, et même sans expérience, qu'il embrassait mal...) que d'un tendre compagnon. Même si les fleurs qu'il m'avait ramenée (sûrement prise chez la voisine, qui tel un héros, a su combattre la férocité du bichon afghan de celle-ci, pour pouvoir cueillir des fleurs pour sa belle.) avait l'air d'annoncer un meilleur scénario que celui de "Ventouseman" (après celui espéré de supflowerman qui brave l'agressivité du chihuahua de mémé Jacqueline).
C'était un dimanche matin. Je faisais mes devoirs en anglais, sur une histoire avec du racisme dedans, ou un truc du genre très éthique que chaque année on nous ressort en langues. En espagnol c'est plus le devenir de la planète. Mais au bout de cinq ans on a plus qu'une envie: faire couler à fond tous les robinets de la maison, videz toutes les poubelles dans le jardin, mettre la clim à fond, faire tourner le moteur des deux voitures, puis crier haut et fort au voisinage: "No me gusta estudiar el espanol, pero me gusta la contradicion!". Que de rébellions ! Et que de divagations !Revenons-en donc à nos moutons. Ce dimanche matin j'étais donc entrain d'étudier un texte en anglais quand un copain de ma classe m'appelle et me dit "Claire je suis devant chez toi, viens me voir!". En fille encore plongée dans ses études, je lui réponds un distrait "Oui,oui j'arrive!". Mais deux minutes après je réalise et me demande: "Mais qu'est-ce qu'il fait devant chez moi un dimanche matinà cette heure là ?!!". Mais pour le savoir, une seule chose: y aller (surtout que ce n'est pas loin.). J'arrive fagotée façon dimanche, c'est à dire dans le contraire de la tradition (pantalon-large-baggy-on-ne-sait-pas-trop, vieux t-shirt avec punks rebelles dessus, claquettes,...). Et lui au contraire habillé élégament dans la pure tradition (chemise impeccablement repassée, tout comme le pantalon,etc.), et avec...un énorme bouquet de roses rouges dans les mains. Vous commencez à avoir quelques idées sur ses intentions (Votre ex vous avez d'ailleurs dit qu'il avait un penchant pour vous mais à ce moment là vous étiez fatiguée, et ducoup n'y avez plus repensé jusqu'à ce moment.). La plus part du temps quand j'ai raconté cette histoire à mes amies c'était "Ah bah tu lui as dit oui alors ?! -Heu ben non... -Mais t'es folle ! -Bah je l'aime pas alors... -Non mais c'est une perle rare! On en fait plus des mecs comme ça! -Oui mais c'est à dire que... -Franchement Claire, t'exagères, tu... -Mais tu vas me laisser exprimer mon point de vue, oui ?! Imagine que Jojo ton pote avec encore son appareil dentaire arrive avec des fleurs, son accent québecquois (Oui mon prétendant à l'accent ultrabaufe de la calédonie...le plus puissant tue l'amour qui soit...Plus que le québécquois.), et te déclare sa flamme. Tu lui sautes dans les bras peut-être ?! -Ben euh tout est relatif tu sais...euh... -Ha ben tu vois ! Et après tu m'accuses de tous les maux..." Mais attention...Est-il si blanc ? Lui comme les autres...Parce que autre nouvelle, cette année j'ai perdu huit kilos (l'air de rien, ça s'accumule ces trucs là...). Et le "pauv'garçon" a avoué avoir flashé sur moi au moment ou j'avais laissé bien 5/6 kilos derrière moi...Donc CQFD, les hommes aiment les filles minces, et que bon la beauté intérieure ça va cinq minutes mais côté aspect pratique, ben quand on couche, on ne regarde pas notre richesse morale. Cependant lors d'une perte de poids on perd de partout et aussi des seins (R.I.P. a une partie -non pas tout, quand même- de ma graisse mammaire). Ce qui est loin d'avoir décourager mes quelques prétendants (on va en ajouter un troisième, dans ma classe aussi, qui avant que je parte, et sur msn maintenant, balance quand même de fortes allusions... C'est sûr que les roses rouges c'est plus classe.). Donc serait-ce une lueur d'espoir pour les petites/moyennes poitrines ?
Conclusion: la planche à pain mal fagottée a encore un peu d'avenir sentimental devant elle.
P.S. 2: Je ne suis -hélas- pas une planche à pain. Mes poignées d'amour sont bel et bien présentes. Ah Paris et les fêtes...
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