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Yaourt aromatisé
Par Sweety MPL'ajouter à tes blogs
Une petite citation : "Mieux vaut se hâter d’en rire, plutôt que d’avoir à en pleurer", foué de Beaumarchais !
De quoi parle ce blog ? De ma personne, de ses déboires et de ses bonheurs. (Et oui, j'aime parler de moi à la troisième personne -sic- .)
Coquetterie et autres chichis
Posté le 07 août 2011 @ 13:22

Jusqu’à preuve du contraire je suis une fille…Et qui dit fille dit coquetterie. Enfin paraît-il… Sauf qu’aux dernières nouvelles mon copain est plus coquet que moi. Cherchez l’erreur.

 

Premier constat : il se met tous les jours de la crème hydratante, ce qui est censé être le B.A.B.A. des soins, blablabla. Quant à moi j’en mets…quand ma peau vire crocodile et que je commence à muer. Un poil glamour (ou même une écaille glamour oserais-je dire...). Ceci dit il m’arrive d’en mettre lors d’un excès de zèle : «  en ce jour de gueule de bois, moi, Claire B****, décide de prendre soin de moi, parce que non là ce n’est plus possible –rapport au teint blafard post-cuite. ». Et là c’est parti, recherche d’une crème nivéa achetée en septembre 2007 pour les bonnes résolutions de la rentrée, d’une lotion gommante offerte pour mes 20 ans (il y a seulement deux ans quoi...). Et même que parfois j’appose un masque à base d’argile (date d’achat non identifiée là par contre...). Hé ouai.

 

Deuxième constat : Il s’épile les sourcils. Chose qui ne m’a jamais effleurée l’esprit. Être blonde aide aussi il faut avouer… Et là, question qui a fini par tomber : « Pourquoi tu t’épilerais par les sourcils ? – Hein ?! Quoi ?! Comment ?! Je pensais que tu m’aimais comme je suis… Je me suis trompée. – Non mais euh c’est juste pour leur donner une certaine forme, voir ce que ça fait…- Ca fait moi avec les sourcils épilés. D’autres suggestions ?! –Heu non… ». Je suis quelque peu réactive. Et aussi j’ai légèrement tendance à exagérer lorsque j’écris…Mais chut.

 

Enfin je n’ai pas cédé à cette demande qui n’est d’ailleurs jamais revenue sur le tapis. Même si dernièrement un doute s’installe : Suis-je anormale à ne pas avoir de sourcils épilés ? Et pire, à n’avoir jamais mis les pieds chez une esthéticienne ? Que je vous rassure, je m’épile tout de même mais à la crème dépilatoire étant donné ma douilletterie (D’après le Dico TV5 ce mot n’existe pas, d’après Word si. Word 1 – Dico 0 ). Et puis passons sur cet aspect relativement intime de ma vie.  

 

Suite à cette angoisse, je me suis mise à faire des statistiques sur les femmes/filles que j’ai rencontrées ou croisées. Bilan ma foi bien mitigé… Enfin on remarquera tout de même l’exclusivité d’une telle enquête qui n’a certainement jamais été menée (Vraiment le journalisme me tend les bras...). Côté femmes épilées des sourcils : des jeunes filles de mon âge ou moins ou plus, des un peu plus vieilles sans enfants et des encore plus vieilles mais avec des enfants qui ont atteint l’âge de se débrouiller seul (soit des filles qui ont plus de 8 ans et des garçons qui ont 18 ans passés. Ok c’était facile.) . Côté femmes non épilées : de jeunes mères aux cernes creusées qui sortent le champagne quand elles ont réussi à dormir 5h d’affilé, habillées comme si elles allaient faire un trek dans l’Himalaya, et le marmot sur l’épaule qui crie à tue-tête (Et non je ne suis toujours pas fan des enfants…et ça ne va pas en s’améliorant. Enfin un jour qui sait...). Et ceux sont à peu près les seules dans ce cas à part celles qui ont dépassé 70 ans ou qui partent six mois faire de l’humanitaire au Turkménistan. Le hic c’est que j’appartiens à cette deuxième catégorie mais ne me reconnaît pas trop même si, un jour c’est sûr j’irai faire de l’humanitaire. Enfin peut-être pas six mois, ni au Turkménistan mais sisi j’irai. Du moins je peux utiliser cette hypothèse pour expliquer que « Tu comprends, je dois me faire aux rudes conditions de l’isolement dans une yourte en plein centre de la Mongolie. Donc j’y vais par étapes genre la semaine prochaine plus de téléphone portable, puis  plus d’internet, etc. Enfin là j’en suis à l’étape «  plus d’épilation des sourcils ». Je sais, c’est dur.». Ou sinon plus simplement je peux me la jouer « Je ne suis pas les dictats de la beauté », grande rebelle que je suis…

 

En fait, je crois que je suis surtout flemmarde. Mais qu’on se le dise, être belle prend un temps fou. Il n’y a qu’à regarder les vidéos pour apprendre à se maquiller. Car oui j’avoue de suite : j’ai tapé « maquillage charbonneux » ou encore « maquillage naturel » sur Youtube. En même temps, j’étais pendant un mois en stage ouvrier dans une usine qui fabrique des moteurs aéronautiques, avec des chaussures de sécurité aux pieds huit heures par jour et aux cours desquels je n’ai pas arrêté de serrer des mains. Du coup, trop de masculinité m’a poussée à chercher un peu de féminité en ce bas monde. Et me voilà entrain de visualiser le B.A.B.A. d’un maquillage réussi.

Conclusion, j’en ai pour minimum trois jours pour atteindre LE look naturo-sophisitiqué d’une jeune ingénue ou encore appelé « maquillage nude ».

Première étape : mettre la crème qui protège la peau. Au vu de ce qu’elle va subir par la suite, je doute de l’efficacité de ce truc. Enfin si ça peut donner bonne conscience lorsqu’on se tartine de divers produits cosmétiques…

Deuxième étape : mettre du fond de teint. Moi j’ai toujours cru que c’était pour cacher les imperfections, du moins c’est à ça que ça me sert. En fait il faut le prendre de la même couleur que sa peau et l’étaler partout. Là, il faudra m’expliquer l’intérêt étant donné que pour les imperfections c’est avec autre chose qu’on les camoufle. Bref, le marketing a encore frappé.

Troisième étape : camoufler les imperfections avec un pinceau et prendre comme « camoufleur » (aucune idée du nom cosmétique de ce truc...) beige crème doré légèrement rôti (j’exagère à peine...).

Quatrième étape (et il y en a encore pas mal...) : Mettre de la « poudre libre », c’est-à-dire mettre une poudre qui au moindre coup de vent s’en va. Utilité : nulle. Ah marketing quand tu nous tiens…

Cinquième étape : Mettre du blush (ça en gros c’est ma première étape) et de deux couleurs différentes soit pour creuser les joues, soit pour donner bonne mine. Personnellement, ça ne fait qu’atténuer le teint cachet d’aspirine mais bon, tout est relatif !

Sixième étape : là on passe aux yeux. Ca commence par le crayon qu’il faut bien passer à l’intérieur de la paupière. Pour faire court, si vous commencez à déloger vos orbites avec votre crayon c’est bon signe. S’en suit la pause d’ombre à paupière et là c’est tout un rituel : prendre le pinceau 45b avec la couleur brun océan (Ou quand le marketing part un peu en vrille…enfin ils veulent peut-être parler d’une couleur qui se rapporte à celle de la Manche...) et l’appliquer à 2,3 millimètres de la base de la paupière et ce sur une distance de 1,7 millimètres. Puis utiliser le pinceau 23h6 avec la couleur skinny parme (Vraiment en vrille...) en l’appliquant sur la paupière en suivant le sens qui est déterminé par le parcourt que suit votre doigt en partant de la base de la narine jusqu’au coin de votre œil. Vé-ri-di-que. Et puis rebelote avec je ne sais combien de couleurs. La touche finale étant le mascara qu’il faut appliquer en faisant des petits zigzags pour bien écarter les cils. J’ai testé : je les ai bien collés entre eux. J’ai dû zigzaguer dans le mauvais sens…C’est comme avec la cuisine : j’ai pas raté mon plat, j’ai juste pas dû tourner la pâte dans le bon sens. Vraiment, on sous-estime trop souvent le sens du « tournage » ou en ce qui nous concerne du « zigzagage ».

Septième étape : La bouche. Déjà il faut mettre du crayon à lèvre autour. Je trouve que ça donne un air de tante Gertrude version « j’ai dû mal à passer le cap de la cinquantaine ». Cependant, quand c’est bien fait, ça marche. Tout est dans la pression qu’on exerce avec la pointe du crayon. Léger sur le haut puis au bout de 1,26 centimètre on appuie très légèrement plus, et on relève après 73 millimètre, etc. Ensuite, on tapote dessus avec le doigt pour estomper. C’était bien la peine d’appuyer un chouïa plus ou moins. Et après on met le fameux gloss pour un effet « shiny ». « Brillant » ça marche aussi mais c’est bien moins glamour… Pour ma part j’ai plus l’impression que je viens de tremper mes lèvres dans un bain de glycérol mais après tout. De toute façon je ne mets plus rien sur les lèvres vu que je laisse des traces partout sur les verres/bouteilles. Et du coup au bout d’une demie-heure j’ai redécoré toute la vaisselle et ma bouche a repris sa couleur normale. Rendement quasi-nulle alors que la probabilité d’être inculpée si un crime se produit dans la pièce est relativement augmentée.

 

Huitième étape : faire une duck face devant la glace pour voir le résultat. A croire que c’est un réflexe myotatique (Word et le dico ne connaissent pas ce mot mais wikipédia si. Wikipédia 1 - Word 1 – Dico 0).

 

Autant vous dire que regarder ces vidéos a été éprouvant au point que je n’ai pas eu le courage de passer à la pratique. Seulement de regarder comment se faire une jolie coiffure avec un Head Band, une sorte de bandeau fin.  Résultat : Keith Richards sors de ce corps !

Le 91
Posté le 21 septembre 2008 @ 18:54

13h02, Hop, Hop, je me dépêche de prendre le bus. Direction Montparnasse. On penserait que le plus dur serait le trajet chezmoi-bus, avec tous les obstacles qu'il contient, he bien c'est faux. Certes, il n'est pas sans embûches. Prenez ce paisible petit épicier de quartier, on perd le contrôle d'une des roulettes de sa Samsonite (Oui, je suis équipée, ma valise robuste sera ou ne sera pas.); et bam! Dégringolade de courgettes suivi d'un roulé-boulé d'oranges, et avec un peu de malchance, lâché de melon. Bon ce n'est pas forcément le scénario catastrophe type, mais tout de même. Sait-on jamais.
Il y a aussi les accidents de trottoirs: Comment bien prendre un trottoirs, c'est-à-dire lorsque l'on traverse, prendre ce petit pbout qui permet de faire glisser notre bagage sans avoir à se la jouer popeye (c'est-à-dire concentrer toute la force de ses triceps pour réussir à faire franchir la surélévation de 15 centimètres à notre valise). Simple en apparence, mais étant donné la largeur de ce petit passage, le nombre de piétons, d'un âge plus ou moins certain, avec toujours l'idée d'un gain de temps,...hé bien ça peut s'avèrer très périlleux.


Mais cela n'est rien face à ce qui vous attend dans le dit bus...Loupé de 30 secondes soi dit-en passant (c'est ça de vouloir éviter le déluge de concombres, mon parcours était miné de petits épiciers vicieux. Si,si je les soupçonne.). Premier obstacle, et de taille: Ou mettre sa valise ? C'est d'autant plus stratégique que ça doit se faire dans un délais des plus rapides.
Première étape: évaluer la quantité de centimètres (mètres ?) cube que remplit votre valise.
Deuxième étape: Où mettre tout ces centimètres cube ? Etape des plus délicates. Car il ne suffit pas d'avoir une place adéquate; encore faut-il que ce qui l'entoure ne soit pas ou que peu contraignant. Exemple le plus répandu: les soixante-dix ans et plus (voir moins). Ce serait pareil avec quelqu'un plus jeune, physiquement parlant, mais vous avez moins de chance de déclancher le fameux bouton les-jeunes-c'est-plus-ce-que-c'était, ou autre possibilité, le bouton vous-pouvez-pas-faire-attention-non-mais. Et bien sûr pas d'annulation possible, vous aurez beau mettre votre sac 15 mètres plus loin, le débit continuera, au détriment de vos anciens voisins. Un seul remède: sortir du bus. Mais le scénario risque de se répéter si vous ne prenez pas vos précautions.
Souvent ce qu'il se passe, c'est que vous finissez à moitié étouffée, avec vos compagnons de galère qui n'ont trouvé que cet endroit comme place par peur de déclencher le redouté bouton des sexagénaires et autres énaires même.



Cependant, pour en rester à cette deuxième étape, j'aimerais attirer votre attention sur le manque de place dans les bus. Dont la cause est plus ou moins identifiée. Vous situez ce creux devant les portes du bus, réservez aux personnes handicapées. Et loin de moi l'idée que ce sont les fautifs.Non le problème ce sont les poussettes.Pourquoi faut-il que pour un marmot de quelques mois, elles prennent la place de deux fauteuils roulant pour adulte ? Faudra m'expliquer quand même. Certes, le confort de bébé compte mais tout de même. On en arrive à se retrouver serrés comme des sardines, et voilà ce que ça donne: "Trois personnes meurent étouffées dans le bus, mais le nouveau-né présent à côté est sain et sauf. Le pire a été évité.". A qui la faute ? L'enfant est roi, comme le client à ce qu'on dit. Terrible.
Il faudrait d'ailleurs imposer un quotas de poussettes dans les bus. Et vu que elles ont dernièrement fortement tendance à être inversement proportionnel à la taille de leur contenu (le dit marmot), on va vite avoir des quotas tout petit (une ou deux ?). Mais moi je dis, aux grands maux, les grands remèdes!
Certes, pour les retraites, il faut renouveler les générations. Mais à quoi bon si vingt ans après elle finit étouffée dans un bus ? Adieu cotisations! Vraiment, le quota s'impose. Une amende à toute poussette hors quotas et donc hors la loi. Oui parce que, qu'on se le dise, c'est pas un truc à quatre roulettes qui va nous faire la loi. Nan mais. Les hommes ont des droits, les poussettes non. Epicétou, comme dirait ce cher Philippe Lucas.



Après ce coup de gueule de taille, revenons en à cette fameuse étape 2. Celle au bout de laquelle vous avez fini à moitié étouffée entre vos congénaires. Arrive la troisième étape: comment garder votre valise stable ? Les roulettes, aussi pratiques que instables, vous donne bien du soucis, la route étant imparfaite, les obstacles nombreux (Velib imprudent, chauffard parisien type, ou même tout court, etc.), il vous faut le garder près de vous. Tâche ardue. Et en citoyenne/en dévouée, vous faites tout pour éviter qu'il n'aille culbuter quelqu'un d'autre, surtout pas une poussette. Même si cette dernière avec ses allures de Tank semble plutôt avoir le pouvoir d'endommager votre samsonite que l'inverse (Robuste certe, mais y a des limites. Le landeau en fait partie). Mais passons. Ce qui, en plus de l'étouffement, nous donne le droit à des écrabouillements de pieds, de trébuchement (s'accrocher à une barre du bus et tenir en même temps son bagage, un exploit de tous les jours), et autres coincement de doigt.Et là, ça peut virer au drame: "Trois personnes meurent étouffées dans le bus et on dénombre plusieurs blessés graves, mais le nouveau-né est sain et sauf.Le pire a été évité.". Et le pire dans tout ça c'est que le bambin ne se souviendra pas de cet évènement tragique, et continuera de vivre une vie paisible, jusqu'à ce qu'il se retrouve coincé dans le bus, et fasse partie des victimes. Ainsi va la cycle de la vie.


En conclusion: évitez de prendre le bus, dumoins avec une valise.

Le Printemps.
Posté le 13 avril 2008 @ 13:12
 arrive. Même si il neige (en plein mois d'avril), il est bien là! Il y a des signes qui ne trompent pas, car ce n'est pas qu'une question de feuilles aux arbres et de bourdons qui batifollent.

Preuve numéro 1 : Les couvertures des magazines.

Sujet de prédilection: les régimes. Mais attention, certaines revues prennent de l'avance et publient déjà des recettes miracles en février (on est donc encore en hiver). Et évidemment, toute jeune fille soucieuse de son sexe appeal, va les appliquer à la lettre (à peu de choses près). Et vous, préparationnaire avertie et dont la dernière lecture de cosmo remonte au mois d'Aout, où vous vous prélassiez sur la plage enrobée de Monoï, toute contente de l'effet placebo qu'il procure; vous n'êtes même plus sûre de connaitre le sens du mot "régime".Il faut dire qu'on a autre chose à compter que les calories en maths sup.!
Donc vous voilà revenue de cours, en ayant fait un petit détour chez monoprix pour acheter du calgonit et des cookies (trouvez l'intrus), ces derniers servant de remonte moral et courage pour le Devoir de physique du lendemain. Vous vous accordez une petite pause: surfer sur internet et vous empiffrer. Et là, qui ne vient pas troubler votre acte boulimique ? Une victime du printemps! Votre chambre donnant sur le jardin du foyer de jeune-filles où vous vivez, voilà qu'une nénette débarque avec sa corde à sauter. Et vas-y que je te fasse du 300 sots à la minute avec croisé/décroisé/triplecroisé/cloche-pieds. Déjà que vous perdez du temps de boulot en vous goinfrant mais en plus, cette fille a le don de vous faire d'autant plus culpabiliser, car contrairement à elle, votre popotin va continuer de s'affesser.Tandis qu'elle se galvanisera sur les plages (la plage) de Palavas-les-flots, alpaguant les apprenti-surfers (un surfer pro à palavas-les-flots...vous m'en direz des nouvelles.) avec ses courbes rebondies au bord de la mer. Et vous enfoncée dans votre transat' au Touquet (Chez les Ch'tis, en plus!), à bouquiner plus ou moins assiduement vos trois oeuvres pour les concours des écoles d'ingénieur.A la limite vous risquez d'attirer quelques taupins (=préparationnaires):"alors, dans la même merde hein ?". On est encore loin du Sea, sex and sun. Surtout du sex.


Preuve numéro 2: La montée en flêche des hormones.
Qui dit printemps, dit saison des amours. Bambi nous l'a appris petit, et depuis nous ne l'avons pas oublié. Dans la cours, le taupin en rute prend une démarche beau ténébreux enjoué. le hic c'est qu'il n'est pas forcément dans son élément. Un playboy à binocles rondes, on n'a pas encore vu...Ceci dit les taupines ne sont pas en reste.Faute de place sur les tables à l'extérieure, elles tentent d'adopter la pause "transat" ou "sable chaud": jambes allongées sur les gravillons du centre de la cour et coudes appuyés sur les pavets longeant les contours de la cour...Une situation digne des plus nobles fakirs.C'est qu'elles ont du mérite nos taupines.D'ailleurs, la tactique a l'air de finalement payer pour nos deux spécimens. On peut allègrement mener une enquête statistique sur la recrudescence des couples au printemps dans le lycée.Et lorsque l'on se ballade (façon de parler hein) dans les couloirs, la première chose qui vous vient à l'esprit est, qu'on se le dise: "Y a des hotels pour faire ça!".Ceci étant dit, cette phrase est aussi la marque d'une frustration quotidienne, que connait bien le/la taupin(e) (Et oui j'avoue tout...)..
En effet, notre vie est remplie à 90% de boulot, les 10% restant de sommeil et de rassasiement. Hé oui, dormir devient un loisir! De plus, quand on vous demande: "Alors les amours ?", vous avez un regard des plus perplexes..."Hmm comment te dire ? Je suis sur un coup avec mon livre de Maths, mon bouquin de physique me fait de l'oeil, et là je viens de rembarrer ma Chimie. Bref, l'épanouissement total!".Certes vous avez eu un copain en début d'année, qui commme tous les précédent, vous a lâché.Ainsi depuis décembre, vous êtes "libre".Il faut tout de même avouer que parfois on emploie la liberté, un peu à tors et à travers...Dites à un préparationnaire célibataire qu'il est "libre",au mieux c'est un coup de calculette TI-578 X-plus que vous allez recevoir.Ceci dit ce dernier n'est pas forcément ce qu'il y a de plus hargneux et de plus costaud, donc si ça vous amuse, vous pouvez toujours essayer de le provoquer.


Preuve numéro 3: le raccourssicement des vêtements.
Règle d'or bien connue de nos amis les mâles: "Au printemps,les jupes raccourssicent"; ce qui en partie explique le point précédent. Hé oui, des rayons de soleil apparaissent, il fait plus de 10 degrés (ou presque, en ce moment on ne sait plus trop...), et cela fait plusieurs mois que nos T-shirts, shorts, et autre habits en "sh" se terrent dans nos placards, arrosés de poussières, privés de toute lumière, n 'ayant eu aucun contact avec quelqu'un depuis des lustres...Que d'interminables souffrances pour nos jupes, bermudas, chemisettes, robes, cache-sexe (Parce que à partir d'un certain moment, ou plutot d'une certaine longueur (largeur ?), on ne peut plus parler de mini-jupe...). Mais heureusement le printemps est là! Au nom de leur garde-robe, des jeunes-filles bravent vents et neige pour pouvoir porter leurs mini-shorts (avec collants tout de même) et leurs hauts décolletés (avec une peau tout à l'air libre...que de courage!). Tandis que les garçons, comptant sur leur pilosité pour les réchauffer, sorte le bermuda. Ou plutôt le treilli, un compromis entre le pantalon et le bermuda. Ceci dit, même si les mini-jupes et autres mini-trucs qui florissent sur les jambes et poitrailles des filles en réjouissent plus d'un; on ne peut pas dire que le bermuda-treilli en réjouisse plus d'une...Non la demie-patte poilue qui dépasse n'est pas encore un critère de choix...Surtout quand le calbute possède des motifs bizarres imprimés dessus, types délires psychédéliques...On en cherche encore l'interpratation, je dois dire. Finalement, ce qu'on préfère c'est le costume dans lequel les hommes trouvent qu'il ressemble à des "pingouins". N'importe quoi. C'est le meilleur habillement pour passer du corps de Gollum à celui de Brad Pitt.Alors que le bermuda-parachutte vous fait passer à, on ne sait trop quoi...Pas à Tom Cruise en tout cas, peut-être à Gollum version "Hobbit à Tahiti".

 

Quoiqu'il en soit, vive le printemps!

Gueule de bois et autres complexes dans le brouillard.
Posté le 08 avril 2007 @ 07:18

Le happy hour est l'ennemi de la désespérée sentimentale. CQFD. Hier soir, avec mes camarrades de -attention tenez-vous bien- 'classe préparatoire à la classe préparatoire', c'était saoulage collectif (ou à demi-collectif, certaines têtes pleines étant aussi bien faites et donc raisonnables) en un lieu sacré de la nuit où se concentrent restau, bars, boites de nuit,etc. (Tout le minimum syndical du fêtard occasionnel). Ma consommation totale de bière devait approcher les deux litres (auxquels s'ajoute un verre de vodka pris à la sauvette avant de partir...), de quoi fréquenter assiduement les toilettes du bar; mais surtout sombrer en toute insouciance  dans le patéthisme...'Héééé machiinnn, t'es toujours puceau ou paaaas ? -Nan mais euh  c'est quoi ces questions ??? -Oh ben quoi ? Tu peux tout m'dire! Ah ben tiens bidule tu tombes bien; et toi alors toujours puceau ou pas ???' *Intervention -tombant à pic- du serveur pour ramener la deuxième tournée (Happy hour power!)*. Et sûrement d'autres choses à ne pas se remémorer...

Là n'est pas le vrai souci. Le problème c'est que un monsieur qui boit dit plus facilement des compliments, et si il n'en dit pas...c'est qu'il n'y a pas matière à. Et quand nous ne sommes pas la complimentée, ça coince...Parce que l'heureuse élue est évidement la Laure Manaudou en herbe de la bande version métisse indonésienne beaux yeux gris (Ce qui est pour nos bonshommes franchouillards bien plus exotique que la blonde yeux clairs peau un peu halée par le soleil -parce que oui on fait des efforts en supportant la chaleur en bronzant le samedi après-midi- ...).Oui celle que vous voyiez l'année dernière tous les jeudi matin en allant à la piscine, sur la pancarte posant en {MARQUE}bikini{/MARQUE} pour un magasin de surf...Ce qui d'ailleurs vous donnez à chaque fois le reflexe de vérifier que vous aviez bien pris votre serviette de bain afin de cacher le plus de centimètres carré de  peau jusqu'au moment fatidique de l'entrée dans l'eau.


Et donc cette charmante personne s'est vue complimentée sur son très jolie et très féminin physique de nageuse, loin de ceux des armoires à glace de l'équipe de France. Et vous 'ah ben oui, moi c'est sûr c'est pas la même chose...*baragouinage de pompette girl complexée*' qui se termine sur une mine perplexe de l'interlocuteur. Ah ben oui (mode pompette girl on), c'est officiel vous n'êtes pas une armoire à glace mais vous avez quand même un côté grosse lampe boule. Pas tellement mieux. Tandis que notre sirène future doctoresse a un physique de rêve, un mec ingénieur, et pire que tout, est finalement sympa (Vous la connaissez depuis quelques années mais toujours avec un certain air hautain qui semble avoir disparu). Donc tout pour elle, et rien pour vous. Ou si, des fringues qu'elle vous envie en disant tout le temps 'mais où est-ce que tu trouves toutes ces jolies p'tites choses? Moi je trouve rien!'. C'est toujours ça d'pris mais cela reste une maigre compensation, sachant que l'habillement est un de mes petits plaisirs m'aidant à être de bonne humeur.

Le problème est que cette damoiselle fait aussi battre le coeur d'un autre de la classe que vous trouvez très mignon et bougrement sexy, mais évidemment c'est à sens unique.Le problème est donc de taille: elle accapare la libido de vos deux cibles (Multiplier les prois n'est pas forcément ce qu'il y a de plus stratégique pour réussir sentimentalement. Vos théorèmes probabilistes et autres propriétés statistiques ne vous sont pas d'une grande aide dans ce domaine... Hélas.). Enfin surtout la libido du sexy boy, car l'autre en fin de soirée a vu la sienne se reconcentrée  sur une autre copine de classe, qui l'alcool aidant, l'a comme qui dirait 'pécho'. Ah ben voilà, bravo, plus de plan A, ni B. La A ayant été à la base le sexy monsieur, mais qui depuis quelques jours avait interverti avec le monsieur opportuniste (un compliment glissé à la trop casée, et hop on retourne sa veste, et une main sur la fesse de la voisine, une!). Pas très malin tout ça.

J'aurais pu aussi tenter de le 'pécho', être la première sur le coup mais il y a un hic...En temps normal je suis assez timide, mais néanmoins entreprenante (dixit mon ex) quand il le faut, surtout avec dix grammes d'alcool dans le sang. Seulement je suis l'heureuse propriétaire d'un model mignature du réseau transilien plaqué sur mesdents du bas. Ah ben ouai ça caaaasse (Hop sortez les Happy Meal, Braïce est chez McDonald!). Alors pour embrasser ça ne devrait peut-être pas tant déranger (mes dents du bas n'étant pas une zone érogène pour ma part...on se passera d'un balayage linguale dessus.) mais sait-on jamais. Le mâle en rute vous pelotant et décuvant peut d'un coup  sentir du bout de sa langue la ruguosité de ce montage métallique et arrêter brusquement l'étreinte l'air de dire 'J'ai été trompé sur la marchandise, j'embrasse la tour eiffel eu lieu d'une blonde haut perchée sur ses {MARQUE}compensées{/MARQUE}...' Et là c'est le drame. Rejet complet...A part si le jeune homme 'm'aime pour ce que je suis et est prêt à accepter tout de moi (dont l'argenterie bucâle)'. Ce qui est impossible, comme je ne suis pas partie pour vivre quelque chose avec quelqu'un que je connais depuis longtemps qui m'aime en secret et qu'en fait, au fond de moi, j'aime...Voyez le topo (cliché certes) ?


Alors question philo du jour: Peut-on réussir à 'pécho' lorsque l'on possède un Paris-Brest sur les dents et sur les hanches ?

Bonne année !
Posté le 30 décembre 2006 @ 16:49

Cela fait huit mois que je n'ai pas écrit. Que d'attente pour mes (anciens?) lecteurs. Mais quand on aime, on ne compte pas hein ! Oui bon peut-être un peu quand même...Mais si l'on reste dans l'esprit de Noël, on va dire que non. Et trêve de blabla introducteur, allons dans le vif du sujet...Mais que m'est-il arrivé cette année ?! Certes mon absence au sein de  la blogosphère n'est pas dû à d'intenses voyages humanitaires aux quatres coins du globe. Parce que non je n'ai point d'excuse héroïque, ni d'excuses tout court. Mais dois-je réellement m'excuser ? Enfin passons aussi le quart d'heure philosophique, et entamons le court récit de cette sympathique et néanmoins rapide année (on trouve les qualificatifs qu'on peut.).


J'ai tout d'abord passé mon bac en novembre. Et j'ai eu...j'ai eu...Mention Très Bien! Et non, ça ne rigole pas sous les tropiques ! Avec deux bonus! J'ai eu de l'argent de la part de notre cher gouvernement calédonien (pratique pour les cadeaux de Noël. Hin.). Et le plus jouisif, c'est qu' un ancien "camarrade" de classe (et concurrent scolaire) ;à l'égo aussi sous dimensionné que ceux réunis des joueurs de l'équipe d'Italie à l'heure de leur victoire officielle en Juillet dernier, déclarant durant la période des écrits que "le bac c'est super facil,que c'est les doigts dans le nez"; n'a eu que la mention Bien...On ne peut plus jouisif (Mais la mention bien reste très bien hein, qu'on se le dise.).


D'autre part pour rentrée, dans le vif du vif du sujet. Dans le sens où plus des trois-quarts, si ce n'est la totalité de mon blog, sont consacrés à ce brûlant thème qu'est l'amour, plus précisément ma vie sentimentale. Alors non je n'ai pas rencontré un super prince charmant qui me bombarde de "JTM tro tro tro ma pupuce damuuur" sur mon téléphone; qui roucoule en me disant mille et un compliments "Tu es vraiment super belle! Mais non tu n'as pas de cellulite! Tes seins sont parfaits ! Même Pamela Anderson a du souci à se faire! Mais non ils ne sont pas trop gros! Et oui j'adore tes fesses ! Non je...etc.". Et qui est donc aussi très patient (on ne cite jamais ou que très rarement cette qualité chez l'homme idéal, mais je crois bien qu'elle est primordiale au final). Je n'ai donc point rencontré de garçon. J'ai juste eu une relation sentimentale d'une semaine ou dix jours si on compte l'évènement qui a un peu lancé la chose. Oui on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
Le jeune homme en question n'est autre qu'un camarrade de classe, et aussi de temps à autrescompagnon de beuverie. Parce que oui, le labeur ça a aussi ses heures, et la fête finit par devenir nécessaire. C'est donc lors des 18 ans d'une amie (anniversaire surprise orchestré par moi-même,et parce que oui je suis une femme qui fait beaucoup de chose et qui n'aime absolument pas s'accorder de mérites. Ahem.), après plusieurs verres de ponches et autres shots de Tequila, Vodka,et n'allons pas plus loin. L'atmosphère était très joviale, la toute jeune majorée était partie dans l'idée d'embrasser (voir réembrasser) tous les garçons de la soirée, et sa copine (moi) ne voulait évidemment pas être en reste.
J'ai donc choisi le plus mignon, et celibataire (je l'avoue, son cousin me faisait dix fois plus envie mais il allait fêté ses un an avec sa copine.Donc en tant que fille bien j'ai...oui bon d'accord c'était plus parce qu'il n'était pas interessé, mais bref, passons.). Résultat un baiser volé après insistance de ma part mais sans suite (les effets de l'alcool vous dis-je). Ceci pouvant peut-être s'expliquer par l'histoire bonus -prochain paragraphe-. Oui j'ai un style un peu lave-vaisselle ces derniers temps (Mais oui je sais, c'est "Bonux" et pas "Bonus". Tss,tss.).
Mais la soirée ne s'est pas pour autant arrêtée là. A trois, quatre heure du matin, les fêtards les plus téméraires (c'est à dire tous ceux restant, excepté un) se sont jetés dans la piscine encore froide à cette époque. Trente minutes de baignades qui m'ont value une reprise de grippe et une attitude encore plus glamour et raffinée qu'à l'accoutumée. Le garçon a tout de même eu le culot de dormir à la maison (bon en tant que fille bien -il était mort- et pas trop rancunnière, je l'ai accueilli.), et de repartir vite au matin, nous laissant moi et mes deux amies, faire le ménage toutes seules. Ah la galanterie hein...Et la politesse surtout. Cette dernière s'appliquant dans un but procréatif ou non (surtout ce dernier).

Les jours passent (trois ou quatre, le temps d'un séjour sur une de nos îles paradisiaques pour Môsieur. Tandis que je menais une relation fusionnelle avec mes mouchoirs. A cause de la piscine hein, pas à cause du dit môsieur. Tout d'même.). Et il m'invite à une soirée dvd dans son studio. Finalement -et evidemment- nous ne sommes que deux. Ce qui se résumait à être allongés sur son matelas à l'épaisseur peu soupçonnable, en regardant Jet Set et un autre du genre. Le choix  du monsieur...Trois petits points de suspension hein. Blessée à l'égo face à un manque cruel de tentative de sa part (être à deux mètres l'un de l'autre sur un même matelas de deux mètres vingt, tout d'même.). J'entame ainsi une contorsion dont le but est de se rapprocher de lui, tout en ayant l'air de rien, et en regardant le film en même temps (pour n'avoir l'air de rien justement). Sans résultat.
Il finit par être deux heures du matin, nous discutons,etc. Mais il se fait tard et le lendemain j'ai conduite (déjà qu'en étant éveillée je manque de faire grimper le taux d'accidents de 120% à moi toute seule, vous imaginez fatiguée...). Alors je tente le tout pour le tout, et déclare: "J'ai FROID.". Et là le coco, il n'a pas eu à se faire prier. L'égo va déjà mieux. Seul hic, ça ne fait pas cinq minutes que nous sommes plus ou moins officiellement ensembles qu'il me sort d'étranges propos: "Demain je vais à la fête de Trucbidule m'éclater...blablablablabla. -Ok, ok, ok, ok, ok (cause toujours tu m'interesse).

-Bah pourquoi tu dis rien ?! me demande-t-il avec vigueur. -Qu'est-ce tu veux que je te dise ? C'est bien, profite de la vie. -Mais tu pourrais me retenir! Me dire que tu veux pas que j'y aille avec mes potes. -Tu veux que je te fasse une scène ?!! A trois heures du mat' ?!! Et puis pourquoi faire ?! Tu fais ce que tu veux! -Oui mais j'aimerais que tu me retiennes! Tu sais il y aura machine et bidule qui sont folles amoureuses de moi... -Ben euh, j'te fais confiance...Bon on dors oui ? J'ai conduite demain, et si c'est pour entendre ça...".
Les hommes répètent à tors et à travers qu'ils veulent plus de liberté, que c'est nécessaire  pour un mâle, parce que son chromosome Y dotés des gènes TTF, GHU, Turlututu, Chapôpointu; démontrent son besoin de retrouver ses potes, et de se prendre une bonne bière.Et voilà ti pas deux minutes que je suis avec un homme (un vrai.Quoique...) pour la première fois de ma vie, qu'il veut que je l'attache au poteau de sa mezzanine pour être sûre qu'il n'aille pas chez Gégé s'amuser un peu...C'est toute une conception masculine qui s'écroule...

Après cette soirée, je le revois une fois chez moi, mais je finis par me montrer peu entreprenante.Enfin le garçon fonctionne bizarrement. Lorsqu'on regarde un film, exit la tendresse. Et une fois le film fini, j'ai à peine le temps de me rassoir que je suis prise d'assaut. Au final j'ai plus le souvenir d'une ventouse (je pense sincèrement, et même sans expérience, qu'il embrassait mal...) que d'un tendre compagnon. Même si les fleurs qu'il m'avait ramenée (sûrement prise chez la voisine, qui tel un héros, a su combattre la férocité du bichon afghan de celle-ci, pour pouvoir cueillir des fleurs pour sa belle.) avait l'air d'annoncer un meilleur scénario que celui de "Ventouseman" (après celui espéré de supflowerman qui brave l'agressivité du chihuahua de mémé Jacqueline).
Et bien sûr, quelques jours après, force étant de constater que j'avais peu d'engouement pour sa personne, il m'a quittée. J'avais d'ailleurs même pensé que vue la situation il n'était même pas nécessaire de dire quoique ce soit. Mais bon, tout s'est finalement fait dans les formes. Passons maintenant à l'histoire bonus...


Pour continuer dans la partie vie sentimentale (C'est dingue comme l'évolution et tout le tintouin a fait de nous des êtres obssédés par la procréation, même si ce sont des chemins quelque peu détournés... Sacré mère nature va!), je vais vous conter une vraie histoire de "princesse" avec un prince charmant mais qui a un dénouement, certes rapide, mais loin du conte de fée. Mais avec tout de même une morale à la fin: on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire du crémier (le rapport viendra après).

C'était un dimanche matin. Je faisais mes devoirs en anglais, sur une histoire avec du racisme dedans, ou un truc du genre très éthique que chaque année on nous ressort en langues. En espagnol c'est plus le devenir de la planète. Mais au bout de cinq ans on a plus qu'une envie: faire couler à fond tous les robinets de la maison, videz toutes les poubelles  dans le jardin, mettre la clim à fond, faire tourner le moteur des deux voitures, puis crier haut et fort au voisinage: "No me gusta estudiar el espanol, pero me gusta la contradicion!". Que de rébellions ! Et que de divagations !Revenons-en donc à nos moutons.

Ce dimanche matin j'étais donc entrain d'étudier un texte en anglais quand un copain de ma classe m'appelle et me dit "Claire je suis devant chez toi, viens me voir!". En fille encore plongée dans ses études, je lui réponds un distrait "Oui,oui j'arrive!". Mais deux minutes après je réalise et me demande: "Mais qu'est-ce qu'il fait devant chez moi un dimanche matinà cette heure là ?!!". Mais pour le savoir, une seule chose: y aller (surtout que ce n'est pas loin.). J'arrive fagotée façon dimanche, c'est à dire dans le contraire de la tradition (pantalon-large-baggy-on-ne-sait-pas-trop, vieux t-shirt avec punks rebelles dessus, claquettes,...). Et lui au contraire habillé élégament dans la pure tradition (chemise impeccablement repassée, tout comme le pantalon,etc.), et avec...un énorme bouquet de roses rouges dans les mains. Vous commencez à avoir quelques idées sur ses intentions (Votre ex vous avez d'ailleurs dit qu'il avait un penchant pour vous mais à ce moment là vous étiez fatiguée, et ducoup n'y avez plus repensé jusqu'à ce moment.).
Et puis pas de doute, tout est clair...c'est La déclaration. Alors là vous vous sentez bête parce que vous ne vous y attendiez vraiment pas, mais surtout ben c'est non quoi...Il ne vous a jamais attiré, n'est absolument pas votre genre. Juste le pote que vous trouvez sympa et gentil (le rôle du brave garçon pathétique quoi...). Résultat des courses il repart bredouille chez lui, et vous avec le mauvais rôle et le bouquet chez vous...

La plus part du temps quand j'ai raconté cette histoire à mes amies c'était "Ah bah tu lui as dit oui alors ?! -Heu ben non... -Mais t'es folle ! -Bah je l'aime pas alors... -Non mais c'est une perle rare! On en fait plus des mecs comme ça! -Oui mais c'est à dire que... -Franchement Claire, t'exagères, tu... -Mais tu vas me laisser exprimer mon point de vue, oui ?! Imagine que Jojo ton pote avec encore son appareil dentaire arrive avec des fleurs, son accent québecquois (Oui mon prétendant à l'accent ultrabaufe de la calédonie...le plus puissant tue l'amour qui soit...Plus que le québécquois.), et te déclare sa flamme. Tu lui sautes dans les bras peut-être ?! -Ben euh tout est relatif tu sais...euh... -Ha ben tu vois ! Et après tu m'accuses de tous les maux..."
Parce que ne l'oublions pas, dans les films le gentil crapaud se transforme en gentil prince charmant avec tout un tas de secrets cachés (sait faire à merveille le baba au rhum, est champion de lancer de claquette -spécialité de chez nous, huhu-, sait dire "les chaussettes,etc." sans faute même avec 3 grammes d'alcool dans le sang,etc.). Mais là ben à nos yeux il était pas crapaud mais bon, même après la déclaration il reste Popote, le gentil pote. Et vous Claire la mégère. Car en plus de se prendre une veste, il s'excuse d'être parti vite après sa déclaration (quoi de plus normal?!), que ça ce soit ébruité (ça filtre vite avec radiococotier),etc. Bref de quoi à coup sûr être le "pauvre garçon".

Mais attention...Est-il si blanc ? Lui comme les autres...Parce que autre nouvelle, cette année j'ai perdu huit kilos (l'air de rien, ça s'accumule ces trucs là...). Et le "pauv'garçon" a avoué avoir flashé sur moi au moment ou j'avais laissé bien 5/6 kilos derrière moi...Donc CQFD, les hommes aiment les filles minces, et que bon la beauté intérieure ça va cinq minutes mais côté aspect pratique, ben quand on couche, on ne regarde pas notre richesse morale.                                       Cependant lors d'une perte de poids on perd de partout et aussi des seins (R.I.P. a une partie -non pas tout, quand même- de ma graisse mammaire). Ce qui est loin d'avoir décourager mes quelques prétendants (on va en ajouter un troisième, dans ma classe aussi, qui avant que je parte, et sur msn maintenant, balance quand même de fortes allusions... C'est sûr que les roses rouges c'est plus classe.). Donc serait-ce une lueur d'espoir pour les petites/moyennes poitrines ?
Et comme je vous le disais déjà avant, je ne suis pas un model de féminité, et d'ailleurs mon attirail du dimanche n'a pas empêché la déclaration.

 

Conclusion: la planche à pain mal fagottée a encore un peu d'avenir sentimental devant elle.

 

 


P.S.: Ma vision cynique et ironique de l'amour, de mon ex, et autres prétendants est à prendre aux millième de degrés. Les interessés et leur entourage n'ayant de toute façon pas cette adresse.

P.S. 2: Je ne suis -hélas- pas une planche à pain. Mes poignées d'amour sont bel et bien présentes. Ah Paris et les fêtes...

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